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Respecter l'autre, est-ce respecter en lui la personne humaine ?

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Les théories, philosophiques ou religieuses, n'ont pas manqué dans l'histoire, qui ont prêché l'amour ou le respect de la personne humaine. Ce qui n'empêche pas l'histoire d'être «pleine de bruit et de fureur«, de massacres et d'erreurs. C'est qu'à aimer la personne en général, on oublie peut-être qu'elle se manifeste d'abord, concrètement, sous l'aspect d'un autre que moi. Respecter l'autre, est-ce respecter en lui la personne humaine ?

« III. Autre et autrui — Si l'on ne distingue pas ces deux termes, on admet que l'autre, comme « alter ego », équivaut à moi: lerespecter, c'est bien respecter en lui la personne humaine que j'y devine (symétriquement à celle que je me sens ousais être).— Mais on peut distinguer les deux termes, pour souligner qu'il y a dans autrui davantage que dans l'autre simple(après tout, un animal est également un autre pour moi: je peux respecter ce qu'il représente de la vie, cela nerisque pas de signifier que j'y respecte une personne).— Autrui, en effet, est plus alter qu'ego, c'est alors son altérité même que je dois respecter parce qu'elle m'offre cesans quoi je serais incomplet (ce sans quoi mon propre statut de personne n'aurait guère de sens). La version del'humanité qu'il me présente est non seulement aussi justifiée que la mienne, elle est nécessaire comme complémentde ma version. Conclusion Je ne respecte, en l'autre, une personne humaine, qu'à la condition de le considérer comme un autrui authentique.Faute de quoi, l'autre risque d'être refusé, ou, mieux, respecté pour de tout autres raisons que parce qu'il est unepersonne: le maître ne respecte-t-il pas la vie de l'esclave dont il a besoin? lire le sujet Les deux termes fondamentaux de la question sont évidemment « respect » et « personne Humaine » : il s'agit de bien examiner les différents sens que peuvent prendre chacun d'eux (quels sont les différents objetspossible du respect ? quelles sont les différentes exigences de la personne ?), lesquels de ces sens imposent laliaison de ces deux concepts, et si une telle liaison est légitime ou non, possible ou nécessaire. Introduction Un constat. Spontanément, chacun d'entre nous veux être respecté par autrui, et inversement, les autres désirentque nous les respections. Le respect apparaît ainsi comme une exigence essentielle de la vie en société. Le problème. Pourtant le respect n'exclut nullement la critique, voire le combat contre autrui, combat de ses actescomme de ses idées ; bien plus, on peut considérer que l'homme qui nous paraît le plus méprisable, celui chez quinous ne trouverions aucune qualité, est en droit, devant la loi positive comme devant la loi morale, d'exiger de nousun certain respect. Mais alors à quoi s'adresse un tel respect ? Ne serait-ce pas uniquement à la personne humainequ'est l'autre ? C'est ce qu'il nous faut examiner. 1. Diverses sortes de respect Le respect se définit comme un « sentiment qui porte à accorder à quelqu'un une considération admirative, en raisonde la valeur qu'on lui reconnaît, et à se conduire envers lui avec réserve et retenue, par une contrainte acceptée »(Petit Robert). La question est de savoir quelle est cette « valeur » que l'on reconnaît dans la personne que l'onrespecte, et de quelle sorte est cette reconnaissance, qui sera très différente selon qu'elle est spontanée ouforcée. a) Pascal : distinguer respect conventionnel et respect naturel Dans son Second discours sur la condition des grands, Biaise Pascal observait qu'« il y a dans le monde deux sortesde grandeurs ; car il y a des grandeurs d'établissement et des grandeurs naturelles ».Les grandeurs d'établissement, poursuit Pascal, dépendent de la volonté des hommes, qui ont cru avec raison devoirhonorer certains états et y attacher certains respects. Les dignités et la noblesse sont de ce genre. En un pays onhonore les nobles, en l'autre les roturiers ; en celui-ci les aînés, en cet autre les cadets. Pourquoi cela ? parce qu'ila plu aux hommes. La chose était indifférente avant l'établissement : après l'établissement elle devient juste, parcequ'il est injuste de la troubler. Les grandeurs naturelles sont celles qui sont indépendantes de la fantaisie deshommes, parce qu'elles consistent dans les qualités réelles et effectives de l'âme et du corps, qui rendent l'une oul'autre plus estimable, comme les sciences, la lumière de l'esprit, la vertu, la santé, la force.Nous devons quelque chose à l'une et à l'autre de ces grandeurs ; mais comme elles sont d'une nature différente,nous leur devons aussi différents respects. Aux grandeurs d'établissement, nous leur devons les respectsd'établissement, c'est-à-dire certaines cérémonies extérieures qui doivent être néanmoins accompagnées, selon la »

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