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Sartre: La liberté humaine

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a) Or dire que la liberté est une création incessante c’est dire que l’homme est essentiellement à construire et qu’il est nécessairement un être de manque c’est-à-dire un être de désir. Ainsi Sartre dans L’Etre et le Néant montre que le désir est comme manque et dépassement de son manque. Le désir est la conscience tout entière en tant qu’elle se dépasse perpétuellement vers des objets au-delà d’elle-même : il représente l’inquiétude existentielle d’une conscience qui n’est jamais en repos, il fait corps avec cette in-quiétude qui nous meut, qui excite notre industrie et notre activité, qui nous projette perpétuellement hors de nous-mêmes. Il est cette incomplétude qui voudrait bien être comblée, mais qui jamais n’y parviendra. Il est la transcendance elle-même. Dès lors c’est la notion d’action et de choix qui est essentielle. La délibération volontaire représente un ensemble bien artificiel : ni les motifs, ni les mobiles ne sont déterminants à proprement parler. Avant même de délibérer, j’ai déjà choisi, en toute liberté. Quand je délibère, les jeux sont faits ! Par conséquent, il n’y a jamais de délibération réelle. Mon libre projet fondamental décide de mon choix avant toute réflexion. Selon Sartre dans L’Etre et le Néant, la liberté humaine est jaillissement permanent qui donne sens à toutes les réalités psychiques.

« chez qui l'existence précède l'essence, un être qui existe avant de pouvoir être défini par aucun concept et que cetêtre c'est l'homme ou, comme dit Heidegger, la réalité humaine […] Cela signifie que l'homme existe d'abord, serencontre,surgit dans le monde, et qu'il se définit après ». Il en résulte que l'homme est ce qu'il se fait. Il existe et se jettevers un avenir qu'il modèle entièrement. Il est donc totalement responsable car c'est lui qui réalise son essence.Rien, dans un ciel intelligible, ne dessine les projets de l'homme, responsable de tout devant tous. L'homme sechoisit puisque aucune essence ne le prédétermine et ne le conduit. L'existentialisme athée est donc une philosophiede la pleine responsabilité humaine et de la totale liberté. L'homme engage toute l'humanité en construisant sa vie :« Si vraiment l'existence précède l'essence, l'homme est responsable de ce qu'il est. Ainsi, la première démarche del'existentialisme est de mettre tout homme en possession de ce qu'il est, et de faire reposer sur lui la responsabilitétotale de son existence […] Il est responsable de tous les hommes. »c) Or si la liberté est essentiellement liée à la culture c'est bien ce que l'on peut bien comprendre puisque cetteliberté se trouve chez Sartre mise en exergue dans l'Etre et le Néant en la liant à la honte : « Considérons par exemple la honte... Sa structure est intentionnelle, elle est appréhension honteuse de quelque chose et ce quelquechose est moi. J'ai honte de ce que je suis. La honte réalise donc une relation intime de moi avec moi: j'ai découvertpar la honte un aspect de mon être. Et pourtant, bien que certaines formes complexes et dérivées de la hontepuissent apparaître sur le plan réflexif, la honte n'est pas originellement un phénomène de réflexion. En effet, quelsque soient les résultats que l'on puisse obtenir dans la solitude par la pratique religieuse de la honte, la honte danssa structure première est honte devant quelqu'un. Je viens de faire un geste maladroit ou vulgaire : ce geste colle àmoi, je ne le juge ni ne le blâme, je le vis simplement, je le réalise sur le mode du pour-soi. Mais voici tout à coupque je lève la tête ; quelqu'un était là et m'a vu. Je réalise tout à coup toute la vulgarité de mon geste et j'aihonte... Autrui est le médiateur indispensable entre moi et moi-même: j'ai honte de moi tel que j'apparais à autrui.Et par l'apparition même d'autrui, je suis en mesure de porter un jugement sur moi-même comme un objet, car c'estcomme objet que j'apparais à autrui... La honte est par nature reconnaissance. Je reconnais que je suis commeautrui me voit. » Et la honte n'est rien d'autre que le jugement de la société donc la culture par excellence sur notrefaçon d'user de notre liberté. Dès lors, la liberté peut donc être considérée comme le fondement de la liberté. Lechoix libre du pour-soi donne vie aux motifs et aux mobiles, qui tirent de lui leur énergie, leur puissance et leurvérité. La volonté suppose à son fondement une liberté originelle qui la porte et la supporte. Sartre dans l' Etre et le Néant renverse donc le schéma classique de la volonté. Refusant de privilégier la délibération, il a déplacé l'attention vers la liberté, source vivante de l'acte volontaire. Transition : Ainsi l'existence précède l'essence et la liberté n'est que création mais c'est dire alors que l'homme une béance etun homme de désir. La liberté est alors projection de soi dans le néant avant de venir à l'être. III – La liberté comme création incessante a) Or dire que la liberté est une création incessante c'est dire que l'homme est essentiellement à construire et qu'ilest nécessairement un être de manque c'est-à-dire un être de désir. Ainsi Sartre dans L'Etre et le Néant montre que le désir est comme manque et dépassement de son manque. Le désir est la conscience tout entière en tantqu'elle se dépasse perpétuellement vers des objets au-delà d'elle-même : il représente l'inquiétude existentielle d'uneconscience qui n'est jamais en repos, il fait corps avec cette in-quiétude qui nous meut, qui excite notre industrieet notre activité, qui nous projette perpétuellement hors de nous-mêmes. Il est cette incomplétude qui voudraitbien être comblée, mais qui jamais n'y parviendra. Il est la transcendance elle-même. Dès lors c'est la notiond'action et de choix qui est essentielle. La délibération volontaire représente un ensemble bien artificiel : ni lesmotifs, ni les mobiles ne sont déterminants à proprement parler. Avant même de délibérer, j'ai déjà choisi, en touteliberté. Quand je délibère, les jeux sont faits ! Par conséquent, il n'y a jamais de délibération réelle. Mon libre projetfondamental décide de mon choix avant toute réflexion. Selon Sartre dans L'Etre et le Néant , la liberté humaine est jaillissement permanent qui donne sens à toutes les réalités psychiques.b) Et dès lors, c'est ce qui explique que l'homme puisse se définir comme un être de désir, c'est-à-dire un être demanque fondamentalement. Le désir est à la fois béance, manque, vide, puisqu'il n'est jamais totalement satisfait, etaussi production de soi-même et création de la conscience. Et c'est bien ce que l'on peut voir chez Sartre dans Situation I : « Tachez de saisir votre conscience et sondez-la, vous verrez qu'elle est creuse, vous n'y trouverez que l'avenir. Je ne parle même pas de vos projets, de vos attentes ; mais le geste même que vous attrapez aupassage n'a de sens pour vous que si vous en projetez l'achèvement hors de lui, hors de vous, dans le pas-encore». Et c'est pour cela que la conscience de l'homme est définie par son intentionnalité : elle est l'acte qui consiste àviser de manière intentionnelle (selon les diverses modalités qui correspondent aux actes de penser dont la liste estdonnée par Descartes) un objet. Elle est donc à la fois dans cet acte de viser un objet et dans la saisieintentionnelle de cet objet. La conscience est conscience des objets qu'elle vise.c) Et c'est en ce sens que l'on peut voir que cette liberté est essentiellement l'existence même de l'homme. Dès lorscomme le dit Beauvoir dans Pour une morale de l'ambiguïté . L'existence est la présence au monde. Qu'est-ce exactement qu'exister ? Exister n'est pas une façon d'être comme les autres : c'est à la fois être et ne pas être. Lesreprésentations de la conscience ne pas de l'être ; elles ne sont pas rien pour autant ; et, sans elles, l'être neserait révélé à personne : « En effet, Sartre nous dit que l'homme se fait manque d'être afin qu'il y ait de l'être ; leterme « afin que » indique clairement une intentionnalité ; ce n'est pas en vainque l'homme néantise l'être : grâce à lui l'être se dévoile et il veut ce dévoilement. Il y a un type origineld'attachement à l'être qui n'est pas la relation : vouloir être, mais bien : vouloir dévoiler l'être. Or ici il n'y a paséchec, mais au contraire succès : cette fin que l'homme se propose en se faisant manque d'être, elle se réalise en »

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