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SPINOZA - LE VRAI ET LE FAUX

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spinoza

PHILOSOPHIE – EXPLICATION DE TEXTE N°1

Pensées métaphysiques datant de 1663 est un texte écrit par Spinoza. Ce texte porte sur le thème de la définition du vrai et du faux. Il y aborde la question suivante : les mots vrais et faux n’ont-ils qu’un seul sens ? Alors qu’on pourrait répondre à cette question en disant que les mots vrais et faux changent de sens suivant ce qu’ils qualifient, l’auteur défend au contraire l’idée selon laquelle les mots vrais et faux n’auraient qu’une seule définition : l’accord ou le non accord entre deux choses.

Nous nous demandons donc pourquoi, dans ce texte, l’auteur commence par affirmer que les termes vrais et faux sont apparus à partir du récit ? Pourquoi faut-il que ces termes soient ensuite utilisés par des philosophes afin de qualifier des idées ? Et pourquoi ces termes sont-ils finalement amenés à désigner des objets ?

Dans un premier temps, Spinoza annonce que « La première signification de Vrai et Faux semble avoir son origine dans les récits » (l.1). Ici l’auteur semble donner un point d’ancrage à ses propos (l’origine de la définition du vrai et du faux) afin de pouvoir s’y reporter dans la suite de notre lecture. Dans la suite de notre lecture, l’auteur dit “ et l'on dit vrai un récit quand le fait raconté était réellement arrivé” (l.2). Ici l’auteur explique que le vrai raconte ce qu’il s'est passé dans la réalité observable. Dans la suite, l’auteur nous parle de l’idée antagoniste, c’est à dire le faux : “ faux, quand le fait raconté n'était arrivé nulle part” (l.3). Ce passage montre que le faux est par exemple une histoire dont on ne peut ni en vérifié la réalité, ni la véracité. On peut donc dire que les termes vrai et faux sont apparus à partir du récit car on peut raconter des anecdotes qui nous arrivent et qui décrivent la réalité. Le faux quant à lui, peut être associé au mensonge. Nous savons que ceci n’est pas arrivé et nous le faisons passer pour vrai.  Le vrai et le faux concerne donc d’abord les récits. Nous pouvons dire qu’une idée vraie correspond à la réalité et une idée fausse n’y correspond pas.

« Nous pouvons nous demander si le fait de désigner des objets par le vrai et le faux vient de l’idée que l’on se fait de ces objets. Le philosophe veut donc dire que après avoir pris les mots vrais et faux pour des choses vivantes, l’esprit l’a utilisé pour décrire des choses sans vie. Dans la suite de son passage, il dit : “ainsi quand nous disons de l'or vrai ou de l'or faux, comme si l'or qui nous est prés enté racontait quelque chose sur lui -même, ce qui est ou n'est pas en lui.” (l.8). ? Pour conclure, on peut dire que le philosophe réussit à attribuer la même définition à chaque objet : inerte ou non. En effet, il nous donne la définition suivante en expl iquant que la vérité c’est l’accord ou le non accord d’une chose (objet, idée, histoire…) avec la réalité. La première signification donc de Vrai et de Faux semble avoir tiré son origine des récits; et l'on dit vrai un récit quand le fait raconté était r éellement arrivé; faux, quand le fait raconté n'était arrivé nulle part. Plus tard les philosophes ont employé le mot pour désigner l'accord ou le non -accord d'une idée avec son objet; ainsi, l'on appelle Idée Vraie celle qui montre une chose comme elle es t en elle -même; Fausse celle qui montre une chose autrement qu'elle n'est en réalité. Les idées ne sont pas autre chose en effet que des récits ou des histoires de la nature de l'esprit. Et de là on en est venu à désigner de même par métaphore des choses inertes; ainsi quand nous disons de l'or vrai ou de l'or faux, comme si l'or qui nous est présenté racontait quelque chose sur lui -même, ce qui est ou n'est pas en lui. Spinoza, Pensées Métaphysiques , 1663 »

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