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Sujet 2 : Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ?

Publié le 30/06/2026

Extrait du document

« Au premier abord, nous avons tendance à penser que nous ne pouvons pas être heureux quand les autres ne le sont pas.

Cela semble même s'imposer à nous comme une évidence.

En effet, pour être heureux, l'homme doit réaliser ses désirs et satisfaire son intérêt personnel.

Or, l'homme n'est-il pas dépendant des autres pour subvenir à ses besoins ? Cependant, ne pouvons-nous pas tout de même admettre que le bonheur est subjectif, relatif à chacun ? Ainsi, mon bonheur p Nous pouvons donc nous demander s'il est possible d'être heureux quand les autres ne le sont pas.

Se poser cette question, c'est se demander s'il est possible d'être heureux, de continuer à réaliser nos désirs et notre intérêt sans éprouver de sentiment de culpabilité tandis qu'autrui semble dans le malheur, ou si, au contraire, il faut reconnaître qu'il n'est pas envisageable d'être heureux si je ne contribue pas à l'intérêt com Le problème de fond est le suivant : faut-il favoriser mon intérêt personnel afin d'atteindre mon bonheur, pour lequel j'ai fait des sacrifices, ou, au contraire, faut-il favoriser le bonheur du plus grand nombre, tel un utilitariste ? L'enjeu est de savoir si nous pouvons continuer à penser que l'homme est indépendant et qu'il ne subit aucun déterminisme, c'est-à-dire que ses pensées et ses actes sont les effets nécessaires de causes extérieures à sa volonté. Dans une première partie, nous admettons que nous sommes bons par nature et que nous ne pouvons pas être heureux tout en ayant connaissance de la souffrance d'autrui.

Puis, dans un second temps, nous verrons que, même si l'homme est bon par nature, la société le pervertit et le rend indifférent à la souffrance des autres.

Pour finir, nous verrons que l'homme doit avant tout être moral, donc respecter autrui ; ainsi, il ne peut pas être heureux quand les autres souffrent. Éminence L'homme ne peut pas être heureux quand les autres ne le sont pas grâce à sa nature humaine.

En effet réalisation, le bonheur réside dans la de nos désirs et la satisfaction de notre intérêt personnel. Pour atteindre le bonheur, l'homme est condamné à réaliser ses désirs inassouvissables.

Or, l'homme peut-il réaliser ses désirs limitant la société, sans autrui ? L'homme vit en société ; il est même déterminé par celle-ci.

En effet, selon Émile Durkheim, les pensées et les actes sont les effets nécessaires de causes extérieures à sa volonté, ici de la société. De plus, le fait que l'homme vive en société le pousse à tisser des liens avec les autres afin de procéder à des échanges pour satisfaire ses besoins.

Les hommes sont complémentaires ; Chacun se spécialise dans un domaine, participant ainsi à la division sociale du travail. Émile Durkheim défend l'idée selon laquelle l'homme, initialement égoïste et cherchant à réaliser ses désirs, devient progressivement altruiste car il contribue également à la réalisation des besoins d'autrui. Dès lors, comment l'homme peut-il être heureux, c'est-à-dire réaliser ses désirs, quand les autres sont malheureux ? Lorsqu'autrui est malheureux, je ne suis pas en capacité d'être heureux car il ne contribue plus à la réalisation de mes besoins.

S'il est lui-malheureux, c'est même qu'il ne réalise pas ses désirs pour atteindre le bonheur. En effet, selon les utilitaristes, le bonheur du plus grand nombre est beaucoup plus important que mon simple bonheur.

L'utilitarisme est fondé sur l'utilité de mon action pour contribuer au bonheur du plus grand nombre.

Mon action est considérée comme utile si elle contribue au bonheur du plus grand nombre.

La thèse des utilitaristes est donc de minimiser les pertes et de maximiser les gains.. »

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