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Toute conscience est-elle implicitement morale ?

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Il s'agit donc de promouvoir une conception objective de la conscience comme émancipée fondamentalement de toute implication mondaine, et donc relevant explicitement d'une indifférence morale. II La conscience psychologique comme fondement nécessaire d'une conscience morale : Descartes et Kant -Descartes : cependant, il est paradoxal que l'influence majeure de Husserl se trouve être Descartes. Car à travers le cogito, Descartes découvre certes l'absoluité de notre état de conscience, qui permet de rendre certaine notre existence (Discours de la méthode). Mais cette certitude n'est pour Descartes qu'un premier pas fondamental et nécessaire certes, mais qui doit servir à découvrir la certitude de l'existence de Dieu, et à fonder l'arbre de la science humaine (Discours de la méthode encore). Dès lors, la conscience apparaît nécessairement comme implicitement morale, car elle contient en elle le germe d'une démarche scientifique, le fondement qui mène l'homme à la dernière des sciences que Descartes estime possible, celle de la morale. -Kant, dans la Critique de la raison pratique, pousse le raisonnement plus loin : si la conscience est implicitement morale, c'est qu'elle apparaît comme libre et détachée du monde extérieur, alors qu'elle est confrontée au divers empirique de ce monde. Son universalité n'est donc pas donnée comme chez Husserl : elle est à conquérir dans sa dimension de conscience pratique, qui doit guider notre action sur les circonstances empiriques que nous rencontrons. Pour se faire fondement de l'existence humaine authentique, la conscience doit faire face à sa propre tâche d'universalisation. Cette tâche est intrinsèquement (en elle-même, dans sa forme même) morale : elle est un "devoir", elle fonde la forme du "devoir", et doit conduire l'homme à déterminer les critères du bien et du mal. La conscience pour Kant est donc implicitement morale par la tâche qui lui incombe, à savoir expliciter cette moralité en se faisant "devoir".

La phrase est extraite d'un livre du philosophe Alain, Les arts et les dieux. Se poser la question du sens de cette question, c'est réussir à voir en quoi elle pose problème, et quels enjeux elle véhicule, quelle transformation de la définition de la conscience et de la morale elle peut impliquer. On peut y parvenir en s'appuyant sur la notion d'implicite. En effet, soit la conscience se présente comme pur phénomène psychologique, sans aucun lien direct avec la morale, soit au contraire immédiatement comme conscience morale, "voix de la conscience" nous indiquant ce qui est bien ou mal. Dès lors, n'y a-t-il pas conflit entre les deux ? Comment penser le lien entre des deux formes de conscience ? Une conscience morale est-elle contenue secrètement dans toute conscience psychologique ? Mais de quelle façon ? Et si oui, est elle "toujours" cachée ? Peut-elle devenir claire, explicite ?

« 348, "Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de la morale") ? L'homme n'est qu'unroseau, le plus faibledes roseaux, maisc'est un roseaupensant. (Pensées) On retrouve dans cettephrase le thème pascalien dela misère de l'homme, faiblecomme un roseau parce quemortel, et de la grandeur del'homme parce qu'il dispose dela raison. Introduction La phrase est extraite d'un livre du philosophe Alain, Les arts et les dieux . Se poser la question du sens de cette question, c'est réussir à voir en quoi ellepose problème, et quels enjeux elle véhicule, quelle transformation de ladéfinition de la conscience et de la morale elle peut impliquer. On peut yparvenir en s'appuyant sur la notion d'implicite. En effet, soit la conscience seprésente comme pur phénomène psychologique, sans aucun lien direct avec lamorale, soit au contraire immédiatement comme conscience morale, "voix de laconscience" nous indiquant ce qui est bien ou mal. Dès lors, n'y a-t-il pasconflit entre les deux ? Comment penser le lien entre des deux formes deconscience ? Une conscience morale est-elle contenue secrètement dans toute conscience psychologique ? Mais dequelle façon ? Et si oui, est elle "toujours" cachée ? Peut-elle devenir claire, explicite ? I Une conscience hors de toute considération morale : Freud et Husserl - Freud : naturaliser la conscience. Dans L'Interprétation des rêves , Freud tente de formaliser dans le cadre d'une première topique (description structurée du fonctionnement) de l'appareil psychique humain une conception de laconscience purement descriptive et fonctionnelle. Le psychisme s'organise autour de trois strates : l'inconscient, lepré-conscient, le conscient. La conscience est cette strate qui vient réguler l'énergie psychique libre qui est cellede l'inconscient. Elle n'est donc qu'une réalité naturelle, susceptible d'être objectivée et décrite scientifiquementdans sa genèse, par une étude psycho-somatique (esprit dans sa relation au corps) du surgissement du psychismeà partir des excitations nerveuses du corps qui alimentent l'énergie inconsciente. - Husserl : absolutiser la conscience. Husser dans les Méditations cartésiennes ne s'occupe pas d'une genèse psycho-somatique de la conscience : il la prend comme un pré-donné, a priori , qui constitue notre existence humaine. Ce caractère d' a priori de la conscience lui donne une nécessité naturelle, primordiale par rapport à la nature du monde, qualifiée decontingente. Il s'agit donc de promouvoir une conception objective de laconscience comme émancipée fondamentalement de toute implicationmondaine, et donc relevant explicitement d'une indifférence morale. II La conscience psychologique comme fondement nécessaire d'uneconscience morale : Descartes et Kant - Descartes : cependant, il est paradoxal que l'influence majeure de Husserlse trouve être Descartes. Car à travers le cogito , Descartes découvre certes l'absoluité de notre état de conscience, qui permet de rendre certaine notreexistence ( Discours de la méthode ). Mais cette certitude n'est pour Descartes qu'un premier pas fondamental et nécessaire certes, mais qui doitservir à découvrir la certitude de l'existence de Dieu, et à fonder l'arbre de lascience humaine ( Discours de la méthode encore). Dès lors, la conscience apparaît nécessairement comme implicitement morale, car elle contient en ellele germe d'une démarche scientifique, le fondement qui mène l'homme à ladernière des sciences que Descartes estime possible, celle de la morale. - Kant, dans la Critique de la raison pratique , pousse le raisonnement plus loin : si la conscience est implicitement morale, c'est qu'elle apparaît comme libre et détachée du monde extérieur, alors qu'elle est confrontée au diversempirique de ce monde. Son universalité n'est donc pas donnée comme chez Husserl : elle est à conquérir dans sadimension de conscience pratique, qui doit guider notre action sur les circonstances empiriques que nousrencontrons. Pour se faire fondement de l'existence humaine authentique, la conscience doit faire face à sa propretâche d'universalisation. Cette tâche est intrinsèquement (en elle-même, dans sa forme même) morale : elle est un"devoir", elle fonde la forme du "devoir", et doit conduire l'homme à déterminer les critères du bien et du mal. Laconscience pour Kant est donc implicitement morale par la tâche qui lui incombe, à savoir expliciter cette moralitéen se faisant "devoir". III En quoi cette moralité propre à la conscience demeure implicite : la dissimulation de la moralité, Freudà nouveau et Nietzsche. »

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