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Un être vivant peut-il être assimilé à une machine ?

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Si on a pu comparer le vivant à une machine, c'est qu'ils sont différents, mais ont despoints communs. Un concept fait la frontière entre les deux: celui de spontanéité. La spontanéité étant le propre des êtres humains, certains philosophes y ont vu l'expression d'une force vitale, qui serait une propriété du vivant un peu comme la force de gravitation serait une propriété des masses. La problématique est donnée par cette conception : elle consiste à l'interroger. Y a-t-il une telle force vitale?
On possédera tous les éléments du débat quand on saura qu'à cette conception vitaliste (spiritualiste) s'oppose une conception mécaniste (matérialiste) du vivant, qui n'y voit que machine, ou qui, du moins, se sert de la machine comme d'un modèle pour penser le corps. Cette tradition remonte à Descartes (1596-1650), et sera illustrée plus tard par La Mettrie (1709-1751). Ce modèle est-il valable ? Un être vivant peut-il être assimilé à une machine ?

a) vivant et non-vivant
b) trois types de vivants, trois types d' âmes

a) le contexte de la science moderne
b) la thèse des animaux-machines
( Discours de la méthode, 5è partie, Descartes )
c) mécanisme et finalisme

a) spécificité du vivant
(Critique de la faculté de juger, Kant)
b) les acquis de la biologie contemporaine
(Le hasard et la nécessité, Jacques Monod )
- téléonomie
- morphogénèse
- invariance reproductive

« Aristote assimile la vie à l'âme, parce que c'est l'âme qui rend la vie possible.Ce vitalisme s'accompagne d'un finalisme selon lequel c'est la fonction quicrée l'organe et détermine l'articulation des différents organes dans le vivant.Les phénomènes vitaux semblent impliquer la finalité. Les éléments du corpssont adaptés les uns aux autres, existent en fonction les uns des autres, eten fonction de l'organisme qu'ils constituent: l'idée du tout semble icidéterminer l'existence et l'ordre des parties, ce qui suppose une certainefinalité statique. Par ailleurs, les faits vitaux répondent à des fonctions(fonction de nutrition, de reproduction), ils convergent vers un but (tous leséléments de l'oeil convergent vers un but unique: la vision). L'idée de fonctionsuppose une sorte de finalité dynamique.On doit alors s'interroger sur l'origine de l'âme. Si elle importe la vie dans lamatière, il faut considérer la série des "moteurs" successifs assurant latransmission du mouvement d'un corps au suivant. Et par régression à l'infini,cela mène à l'affirmation d'un principe divin, comme premier moteur immobile.Ainsi, l'analyse de l'organisme s'effectue en complicité avec une réflexionmétaphysique. « Il existe un être qui donne le mouvement, tout en étant lui-même immobileet en étant en acte [...]. Le Premier Moteur est un être nécessaire et, entant que nécessaire, son être est le Bien, et c'est à ce titre qu'il est principe. [...] C'est à ce Principe que sont suspendus le Ciel et la nature. Et ce Principe est une vie, que l'on peut comparer àla vie la plus parfaite que nous vivrions durant un instant. Ce Principe est toujours, lui, cette vie parfaite. [...]L'actualité, davantage que la puissance, est l'élément divin que l'intelligence paraît contenir et l'acte decontemplation représente la béatitude parfaite et souveraine. Si donc Dieu jouit éternellement de ce suprêmebonheur que nous, nous ne goûtons qu'un moment, cela est admirable; et si Dieu l'a plus grand, c'est encore bienplus admirable. Or il en est bien ainsi ; et la vie aussi appartient certainement à Dieu, car l'acte de l'intelligence,c'est la vie même, et Dieu est cet acte même ; et l'acte subsistant en soi de Dieu, c'est la vie parfaite et éternelle.Et voilà comment nous pouvons affirmer que Dieu est un vivant éternel parfait. » Aristote, « La Métaphysique ». Ce point de vue, non scientifique et donc non mécaniste amène à se poser plusieurs questions: Ainsi laconnaissance scientifique du vivant rencontre des difficultés qui relancent le questionnement métaphysique. Qu'est-ce que la vie ? La vie est-elle ontologiquement distincte de la matière ? Quel est la part du hasard et de lanécessité ? La vie obéit-elle à une fin ? [II. Situation historique du mécanisme] - Prenant ses distances à l'égard d'Aristote, Descartes affirme l'hétérogénéitéde l'âme et du corps : il n'y a d'âme que dans l'homme (et non, commel'affirmait Aristote, dans tout vivant). En son absence, le corps humain estcomparable à tout autre, et réductible à un modèle mécanique. Le corps humain, comme le corps de l'animal, est une machine perfectionnéecréée par Dieu. Bien qu'infiniment plus complexe que nos machines, sonfonctionnement se laisse expliquer de la même manière. Les corps sontcomposés de nerfs et de muscles, comparables à des petits tuyaux, danslesquels circule une matière subtile : les esprits animaux. Lorsque noustouchons un objet par exemple, nous en prenons une conscience tactile parl'effet de ces esprits animaux qui remontent jusqu'au cerveau par l'entremisedes nerfs, et viennent heurter la "glande pinéale", siège de l'âme. Il en estainsi de tout le système sensorimoteur. Si je veux me mouvoir, un grandnombre d'esprits animaux seront canalisés vers les muscles qui serontsollicités pour accomplir ce mouvement. La lumière, les odeurs, les sons, lesgoûts, la chaleur se propagent jusqu'à notre esprit par l'intermédiaire de nosnerfs qui canalisent ces particules. La faim, la soif, le sommeil, la veille, lerêve se produisent de la même manière : un déplacement d'esprits animaux àl'intérieur des canalisations de la machinerie complexe de notre corps. Il existecependant une différence de mille entre un corps humain et un corps animal.Aucun animal n'use jamais de signes, ou d'un quelconque langage pourexprimer une pensée. On peut concevoir un automate qui réponde par la parole à certains messages simples : criersi on le touche, ou prononcer quelques phrases simples, mais aucun automate ne sera jamais en mesure d'agencerune parole qui réponde au sens de ce qu'on lui dit. Enfin, si un corps animal ou un automate peut accomplir unnombre limité de tâches, parfois même mieux que nous, il ne peut aller au-delà. Ce qui montre qu'ils agissent par ladisposition de leurs organes, et non par connaissance. Ils sont dépourvus de pensée ou d'esprit. Il n'y a que l'hommeà disposer de cet instrument universel qu'est la raison et qui lui sert en toute occurrence afin d'agir comme ilconvient. Chaque organe de la machinerie animale, tout au contraire, est spécialisé. Il lui faudrait - ce qui estimpossible - un nombre infini d'organes pour faire autant de choses que notre raison nous le permet. »

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