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Y a-t-il un progrès du vivant ?

Publié le 22/02/2004

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Le vivant serait donc tel un automate, ses mouvements n'étant que des réponses machinales, automatiques, mécaniques. Il n'y aurait donc pas de réel progrès du vivant, en atteste la possibilité de le réduire à l'étendue et à l'artificiel. Aucun principe vital ne semble alors mouvoir le vivant, au sens où tout y est mécanique, et où tout mouvement peut être analysé en termes d'action et de réaction.     Cependant, le vivant peut-il réellement n'être défini que du point de vue de son organisation interne ? N'est-il pas capable d'auto-organisation, c'est-à-dire d'un développement qu'aucune machine ne peut mettre en oeuvre ?      

II)               Le progrès du vivant comme cohérence et organisation interne.    

§  Le sens commun semble en attester : le vivant est régi par une tendance à l'ordre et cet ordre s'organise lui-même en vue d'une fin, qui semble être en outre de survivre et se reproduire. Il y a un caractère finalisé au sein de vivant, qui le dépare de l'inerte, et qui semble être la source de tout progrès. Claude Bernard, dans son Introduction à l'étude de la médecine expérimentale, II, ch. 2, définit le vivant en fonction de cette force d'organisation qui l'anime : « la vie, c'est la création «.

  • I) Il y a un progrès du vivant.

a) Tout commence avec les bactéries. b) Le vivant va du simple au plus complexe. c) L'homme est au sommet du vivant.

  • II) Il n'y a pas de progrès du vivant.

a) Le progrès du vivant réside dans son aptitude à s'adapter. b) L'évolution n'est pas nécessairement un progrès. c) Le virus vaut mieux que l'homme !

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« machinales, automatiques, mécaniques. Il n'y aurait donc pas de réel progrès du vivant, enatteste la possibilité de le réduire à l'étendue et à l'artificiel. Aucun principe vital ne semble alorsmouvoir le vivant, au sens où tout y est mécanique, et où tout mouvement peut être analysé entermes d'action et de réaction. Cependant, le vivant peut-il réellement n'être défini que du point de vue de son organisation interne ? N'est-il pascapable d'auto-organisation, c'est-à-dire d'un développement qu'aucune machine ne peut mettre en œuvre ? II) Le progrès du vivant comme cohérence et organisation interne. § Le sens commun semble en attester : le vivant est régi par une tendance à l'ordre et cet ordres'organise lui-même en vue d'une fin, qui semble être en outre de survivre et se reproduire. Il y aun caractère finalisé au sein de vivant, qui le dépare de l'inerte, et qui semble être la source detout progrès. Claude Bernard, dans son Introduction à l'étude de la médecine expérimentale , II, ch. 2, définit le vivant en fonction de cette force d'organisation qui l'anime : « la vie, c'est lacréation ». Ainsi, dans tout germe vivant, il y a une idée directrice qui se développe et qui semanifeste par l'organisation. Le vivant est mû par une force vitale créatrice qui le fait progresser,se développer, se réaliser. Le vivant suit donc sa loi, son principe, en s'adaptant toujours auxconditions extérieures ? Il est donc régi pas une finalité interne qui parvient à s'adapter auxconditions du milieu extérieure et qui évolue selon ces mêmes conditions. Il y a donc bien unprogrès du vivant, entendu ici comme un progrès interne toujours renouvelé, qui fait que le vivantest toujours adapté pout de développer, survivre et se reproduire. § Dès lors, il y a bien un principe de progrès au sein du vivant : le vivant serait donc plus que lasomme des parties qui le constituent : il est une structure complexe qui tend à se pérenniser, à sedévelopper, à s'accroître individuellement et à se reproduire. Cette complexité qui fait toute lacapacité du vivant à progresser, tient au fait que le vivant peut être défini comme structurefinalisée, ayant un but qu'elle tend irrémédiablement à réaliser. Chaque partie de l'organisme vivantest alors caractérisé par sa capacité à toujours s'adapter, aux autres parties comme à l'extérieur,et c'est cette capacité qui permet tout progrès, au sens de développement toujours à l'œuvre. § On peut prendre l'exemple du programme génétique qui montre bien cette finalité et cette capacitéde progrès : le programme génétique est divisé en génotype qui désigne le patrimoine génétiquede l'individu, hérité de son ascendance, et en phénotype, qui renvoie au corps singulier et qui estle lieu de la capacité des individus à progresser activement et à de développer. Il y a donc bien unprogrès du vivant, au niveau de l'organisme même, et qui se définit comme étant la capacité pourchaque organisme de s'auto-organiser, de se développer, de croître… Mais plus loin encore, ne peut-on pas, au-delà de l'organisme même, voir dans le vivant en général, c'est-à-diredans la vie elle-même, un élan créateur imprévisible qui atteste du progrès toujours renouvelé des espèces et deleur complexification incessante ? III) Le vivant comme évolution et complexification perpétuelles. § Le vivant dans son acception la plus générale et la plus globale atteste bien d'un progrès qui s'esttoujours produit continuellement : en effet, les hommes, comme les animaux ou les plantes se sontmodifiés au cours du temps, les espèces étant toujours en progrès. Certaines espèces ontdisparu, n'étant plus adaptées à leur milieu et d'autres se sont considérablement modifiées, tell'homme par exemple. Or, c'est bien en termes d'adaptation au milieu que semble de comprendrece progrès : en effet, c'est le milieu ou environnement de chaque espèce qui semble plus ou moinsfavorable ou hostile et qui demande une adaptation toujours renouvelée des espèces en question.C'est la thèse que semble développer Canguilhem dans ses divers travaux. En effet, selon lui,l'organisme vivant se définit en termes de potentialités et la vie se constitue d'une partd'improvisation et d'adaptation des organes à des demandes du milieu qui peuvent être toujoursnouvelles. Dès lors, le vivant a une capacité à réagir de façon diversifiée, et non strictementprogrammée, aux sollicitations de l'environnement. De ce point de vue, le vivant peut alors« improviser », y compris des monstres afin de se rendre le plus adapté possible au milieu. Ungenre vivant n'est en effet « viable », en progrès, que dans la mesure où il se révèle fécond,c'est-à-dire producteur de nouveautés (même si cette nouveauté apparaît de prime abord commeune anomalie). Tout vivant répond aux stimulations de son milieu, et ainsi le vivant estperpétuellement en progrès, étant toujours plus adapté et développant des capacités toujoursnouvelles. Il y a une plasticité fondamentale de chaque espèce vivante qui permet, par le biais dela réponse au milieu, une adaptation, donc un pouvoir évolutif. L'organisme devant toujourss'adapter à son environnement, il développe toujours plus de potentialités, de capacités et est »

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