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Y a -t- il une logique du vivant ?

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La notion de fonction ou d'acte doit comprendre, en réalité, les deux résultats du conflit, mais avec cette distinction essentielle que, la modification organique étant, par sa nature, la seule vraiment importante en biologie, on néglige le plus souvent la réaction sur le milieu, d'où est résultée habituellement l'acception moins étendue au mot fonction, affecté seulement aux actes organiques, indépendamment de leurs conséquences externes. «   III. La biologie - un risque réductionniste   1. Quid du réductionnisme biologique ?   Le réductionnisme biologique est une doctrine selon laquelle il n'y a pas de logique spécifique du vivant, et pour laquelle les phénomènes biologiques sont explicables par le biais de mécanismes physico-chimiques. Cf C. BERNARD « La vie n'est qu'un mot dû à l'ignorance et quand nous qualifions un phénomène de 'vital', cela équivaut à dire que c'est un phénomène dont nous ignorons la cause prochaine ou la condition « Si les phénomènes biologiques se réduisent à n'être que de l'azote, de l'oxygène, il semble qu'il n'y aurait pas de logique propre du vivant.   2. La logique du vivant serait l'évolution du simple au complexe   BARJAVEL, La faim du tigre "Que les espèces soient issues les unes des autres par filiation ou qu'elles soient nées de manière indépendante, on ne peut cependant pas nier, quand on les considère dans leur ensemble, qu'elles  aillent effectivement du plus simple au plus complexe. qu'il y ait eu ou non évolution, il y a gradation, il y a progression de l'amibe à l'homme.

Y a-t-il une logique du vivant ? Dans un premier temps cette expression de « logique du vivant « peut nous interpeller – on voit difficilement comme le vivant qui est en perpétuel mouvement, en perpétuelle évolution pourrait se réduire à une logique si par logique on entend ce qui ne se soucie pas de la vérité matérielle des propositions qui composent une démonstration – la vie étant avant tout en matière en mouvement. Cependant la logique du vivant n'est-elle pas un autre nom pour biologie composée de « bios « et de « logos «. En ce sens il y aurait sans nul doute une logique du vivant, autrement dit une possibilité de discours rationnel sur le vivant. Cependant nous verrons que le vivant étant particulier et radicalement différent du matériel et de l'inerte, y a -t-il une logique propre au vivant ? N'y a-t-il pas nécessairement un décalage entre le vivant et ce qu'on appelle la logique du vivant ?

I. Le vivant – une tentative de définition

II. La biologie comme – logique du vivant

III. La biologie – un risque réductionniste

« Plan : I. Le vivant – une tentative de définitionII. La biologie comme – logique du vivantIII. La biologie – un risque réductionniste I. Le vivant – une tentative de définition 1. Caractéristiques de la notion de vivant ARISTOTE« Nous posons donc comme point de départ de notre enquête, que l'animé diffère de l'inanimé par la vie. Or le terme"vie" reçoit plusieurs acceptions, et il suffit qu'une seule d'entre elles se trouve réalisée dans un sujet pour que nousdisions qu'il vit : que ce soit, par exemple, l'intellect, la sensation, le mouvement et le repos selon le lieu, ou encorele mouvement de nutrition, le décroissement et l'accroissement. C'est aussi pourquoi tous les végétaux semblentbien avoir la vie, car il apparaît, en fait, qu'ils ont en eux-mêmes une faculté et un principe tel que, grâce à lui, ilsreçoivent accroissement et décroissement selon des directions locales contraires. En effet, ce n'est pas seulementvers le haut qu'ils s'accroissent, à l'exclusion du bas, mais c'est pareillement dans ces deux directions ; ils sedéveloppent ainsi progressivement de tous côtés et continuent à vivre aussi longtemps qu'ils sont capablesd'absorber la nourriture. Cette faculté peut être séparée des autres, bien que les autres ne puissent l'être d'elle,chez les êtres mortels du moins. Le fait est manifeste dans les végétaux, car aucune des autres facultés de l'âmene leur appartient. C'est donc en vertu de ce principe que tous les êtres vivants possèdent la vie. Quant à l'animal,c'est la sensation qui est à la base de son organisation : même, en effet, les êtres qui ne se meuvent pas et qui nese déplacent pas, du moment qu'ils possèdent la sensation, nous les appelons des animaux et non plus seulementdes vivants. Maintenant, parmi les différentes sensations, il en est une qui appartient primordialement à tous lesanimaux c'est le toucher. Et de même que la faculté nutritive peut être séparée du toucher et de toute sensation,ainsi le toucher peut l'être lui-même des autres sens (Par faculté nutritive, nous entendons cette partie de l'âmeque les végétaux eux-mêmes ont en partage ; les animaux, eux, possèdent manifestement tous le sens du toucher).Mais pour quelle raison en est-il ainsi dans chacun de ces cas, nous en parlerons plus tard. Pour l'instant,contentons-nous de dire que l'âme est le principe des fonctions que nous avons indiquées et qu'elle est définie parelles, savoir par les facultés motrice, sensitive, dianoétique, et par le mouvement. » 2. La vie et les vivants sont avant tout caractérisés par la notion de création C. BERNARD, Introduction à l'étude de la Médecine expérimentale« S'il fallait définir la vie d'un seul mot, qui, en exprimant bien ma pensée, mît en relief le seul caractère qui, suivantmoi, distingue nettement la science biologique, je dirais: la vie, c'est la création. En effet, l'organisme créé est unemachine qui fonctionne nécessairement en vertu des propriétés physico-chimiques de ses éléments constituants.Nous distinguons aujourd'hui trois ordres de propriétés manifestées dans les phénomènes des êtres vivants:propriétés physiques, propriétés chimiques et propriétés vitales. Cette dernière dénomination de propriété vitalen'est, elle-même, que provisoire; car nous appelons vitales les propriétés organiques que nous n'avons encore puréduire à des considérations physico-chimiques; mais il n'est pas douteux qu'on y arrivera un jour. De sorte que cequi caractérise la machine vivante, ce n'est pas la nature de ses propriétés physico-chimiques, si complexes qu'ellessoient, mais bien la création d'une machine qui se développe sous nos yeux dans les conditions qui lui sont propreset d'après une idée définie qui exprime la nature de l'être vivant et l'essence même de la vie. » 3. Récapitulatif de ces caractéristiques IndividuationAutonomieAuto-conservationEchange entre le vivant et le milieuPossession d'une sensibilité propreLe vivant évolueAdaptation au milieuLe vivant est à l'origine de son propre mouvement : il se meut, il n'est pas mu II. La biologie comme – logique du vivant 1. Définition de la biologie Terme créé par LAMARCK et TREVIRANUS au début du XIXe siècle et désignant la science des phénomènes vitaux,qui considère unitairement les règnes animal et végétal. JACOB distingue la biologie intégriste (ou évolutionniste) quiexplique le vivant à la fois par ses structures moléculaires, et par son appartenance à un système englobant toutela terre, de la biologie réductionniste pour laquelle l'organisme est un système, dont l'explication relève des seulespropriétés de ses parties : « Pour la biologie moderne, ce qui caractérise notamment les êtres vivants, c'est leuraptitude à conserver l'expérience passée et à la transmettre. » Elle réconcilie donc les deux tendances, puisque «c'est la finalité de la reproduction qui justifie aussi bien la structure des systèmes vivant actuellement que leur »

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