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Fiche de lecture - Normal et pathologique

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Fiche de lecture : Normal et Pathologique Auteur : Serban Ionescu est un psychiatre et psychologue. Il enseigne la psychopathologie à l'université Paris VIII et à l'université du Québec et est également auteur de divers oeuvres de psychopathologie. Public visé : Public averti : étudiants en psychologie ou professionnels Mots-clés : normal, norme, normalité, pathologique Synthèse : Il existe différentes conceptions du normal : le normal comme concept statistique, comme norme social, comme idéal ou encore comme absence de maladies.Le concept statistique date du début du 19e siècle. Quételet théorise l'Homme normal comme idéal. Il est défini par une moyenne obtenue suite à des mesures de caractéristiques dans une population. C'est un critère objectif de la normalité qui s'établit de manière empirique tout en étant indépendant de tout système de valeur. Cependant, Quételet place un point de coupure à plus ou moins deux écarts types ce qui amène à dire que 95% de la population est normale et 5% est anormale. Le point de référence étant la moyenne, toute déviation de cette moyenne est considérée comme anormale. C'...

« AUBIN Juliane n°21423512   Groupe de TD 1  il suppose que la société sait ce que la personne doit faire, qu’elle peut le faire mais qu’elle ne fait pas. Il existe également deux autres critères importants : celui de comportement inadapté (affecte la personne pathologique) et de comportement destructeur (affecte le fonctionnement psychologique). Néanmoins, ses critères varient selon le cadre dans lequel la personne évolue. L’auteur parle de pathoplasticité : la personne s’adapte à son environnement. Par exemple, la disparition de l’hystérie serait due « à des changements sociaux ». Cette pathoplasticité a également entrainé des changements dans le DSM (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux). En effet, treize nouvelles pathologies sont apparues dans le DSM-IV et huit ont disparu du DSM- III. Le DSM utilise une démarche diagnostique polyéthique c’est-à-dire qu’il faut un nombre précis de symptômes pour un bon diagnostique. Par exemple, la liste des symptômes pour la personnalité passive-agressive varie entre le DSM-III et le DSM-IV. Selon le point de vue continuiste, il y a un continuum entre le normal et le pathologique alors que du point de vue discontinuiste, il y a une « opposition nette du normal et du pathologique ». Il y a un continuum dans le sens où un comportement est pathologique s’il « représente une déviance sociale », qu’il s’accompagne de plainte de souffrance et qu’il « engendre un handicap psychologique ». Le continuum dépend également de l’intensité, pour Goldstein le comportement pathologique dépend de la « bizarrerie eu comportement, sa persistance et son effet sur le fonctionnement social ». Le normal et le pathologique se suit selon la normalité, les psychonévroses légères, les psychonévroses sévères, les psychoses légères et enfin les psychoses les plus sévères. L’approche discontinuiste correspond à un point de vue médical où certaines maladies comme la schizophrénie sont considérées comme différentes de la normalité. Cependant, la question de la (dis)continuité entre normal et pathologique reste en suspend et il faut replacer les conduites du sujet dans leurs contexte pour conclure de sa pathologie ou de sa normalité. »

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