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FÊTES ET CÉLÉBRATIONS

Publié le 09/02/2019

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LE SAVIEZ-VOUS?

Le 25 décembre, les chrétiens fêtent Noël, la naissance du Christ. Les évangiles ne disant rien de la date de cet événement, la Nativité a d'abord été célébrée en même temps que le baptême de Jésus, le 6 janvier, sous le nom d'Épiphanie, c'est-à-dire «manifestation [de Dieu]». Au iv\" siècle, en Occident, les deux fêtes furent séparées, on fixa la célébration de la naissance du Sauveur au 25 décembre, calendrier partout adopté au v* siècle ; mais la fête de l'Épiphanie revêt, en Orient, autant d'importance que la fête de Noël. En Éthiopie, on la nomme «Timkat», c'est la plus grande fête de l'année liturgique.

 

On donne à l'Épiphanie le nom de «jour des Rois» qui rappelle la visite à Bethléem de magiciens perses, les mages. Au uf siècle, on en fit des rois, on leur donna des prénoms : le vieillard Melchior offre l'or, le jeune Gaspard présente l'encens, et Balthazar, le basané, porte ia myrrhe. Les mages sont, au Moyen Âge, évoqués par des jeux liturgiques et des textes littéraires ; c'est peut-être pour christianiser une fête païenne liée au culte solaire que l'on «tire les rois».

 

comme «la prunelle de ses yeux», est une institution obligatoire pour le musulman. Elle se compose des cinq prières quotidiennes: celle de l’aube (Subh); de la mi-journée (Zuhr); de l’après-midi (Açr), du couchant (Marhîb) et du soir (‘Icha). Le rituel qui règle la prière est très précis: les fidèles prononcent le nom d’Allah, s’assoient sur leurs talons, s’inclinent, se prosternent et se remettent debout. L’aumône est de deux genres: légale et «obligatoire au profit du mendiant», ou recommandée comme un geste de générosité et de vertu. Le jeûne, pour tout musulman capable de l’assumer, correspond à un mois lunaire et commence quand le croissant de lune est visible à l’œil nu. Le pèlerinage consiste en une visite aux Lieux saints de La Mecque et Médine, qui commence par une purification (ihram) et dont l’élément central est la visite de la Kaaba, la pierre noire sacrée. Ce pèlerinage est obligatoire pour tout musulman et celui qui est empêché matériellement peut «envoyer en compensation une offrande qui [lui] est facile» et accompagner son envoi d’actes de purification.

 

Du calendrier musulman aux nombreuses fêtes aux significations spirituelles et symboliques, retenons: la petite fête (fd al-Fitr), qui marque la rupture du jeûne du Ramadan,

PIX/V.C.L.

La circoncision est encore en usage dans les religions juive (berith-mila) et musulmane et dans certaines ethnies d’Afrique, comme ici au Soudan. Elle est pratiquée à huit jours dans le judaïsme, vers sept ans dans l’islam.

 

▼ Le 21 juin des feux sont allumés pour célébrer la fête de la Saint Jean, au solstice d’été. Elle a pour origine le culte de l’astre solaire. Christianisant cet ancien rite païen, l’Église a lié la fête au culte de saint Jean-Baptiste.

9e mois de l’année islamique, celui où le Coran fut révélé au prophète; la Fête du mouton (id al-Adhâ), tous les 10 du 12e mois lunaire, où l’on immole une bête pour rappeler le sacrifice d’Abraham; la nativité du Prophète (Al-Mawlad an-Nabawï); la Fête du 10e jour (Achoura); etc. De ferventes cérémonies et d’abondantes nourritures caractérisent toutes ces fêtes.

 

Les célébrations orientales

 

Les cérémonies organisées par ces religions sont très nombreuses du fait de la multiplicité des dieux. De la naissance à la mort et de la toilette aux repas, les dieux accompagnent les gestes de la vie quotidienne, tandis que des fêtes rythment l’année et les cycles agricoles. Les plus importantes célébrations bouddhistes sont l’anniversaire de la naissance de Bouddha, de son illumination et de sa mort. Des pèlerinages ont lieu à Lumbini (lieu de sa naissance). Dans les temples et les rues décorées, les épisodes de la vie du saint homme sont contés sur des drapeaux cha-

En Occident, on fête les anniversaires, jour célébrant la date de la naissance.

 

Cette commémoration conserve un aspect rituel tout au long de la vie.

 

marrés. Des statues de Bouddha sont exposées dans les sanctuaires et inondées de lait, et d’eau colorée. La date de cette fête diffère selon le pays où la religion est pratiquée, car tous n’utilisent pas la même forme de calcul calendaire. Ainsi, les bouddhistes tibétains sont en décalage d’un mois (à la pleine lune du quatrième mois) par rapport à leurs coreligionnaires vietnamiens. Pour les Tibétains, l’année commence le 19 février. Le calendrier népalais solaire a fixé au 13 avril 1996 la nouvelle année 2052. Les rites et célébrations correspondant à la nouvelle année sont importants à Bhaktapur (vallée de Katmandou), car c’est aussi le jour de fête de la ville. Quatre jours avant la nouvelle année, deux équipes représentant respectivement la ville haute et la ville basse, s’attellent à une corde pour tirer, chacune dans sa direction, un chariot surmonté d’une pagode. Les vainqueurs de ce tournoi promèneront ensuite le chariot pendant plusieurs jours à travers les rues de la partie de la ville qu’ils représentent, afin d’assurer à celle-ci protection et faveurs pour l’année qui vient. Les anciens rites tantriques ont influencé les' cérémonies bouddhistes et jaïnistes, notamment dans les rituels de la prière, des offrandes (fleurs, riz, eau, lait, etc.) mais aussi dans les sacrifices d’animaux.

 

Les commémorations nationales

 

Bien que de nombreuses célébrations soient associées à la religion, il existe aussi des commémorations nationales. Elles concernent les dates d’investiture d’un président ou d’un monarque, symbolisent des événements historiques comme la fin d’une guerre, ou une libération. Le 14 juillet 1789 symbolise pour les Français, la prise de la Bastille, et consacre la Révolution française. Célébrée tous les ans, elle donne lieu à de grands défilés militaires, à des bals populaires et à des feux d’artifice. Le 1er mai, jour de la fête du Travail, est férié et donne lieu à des défilés et des manifestations.

« Fêtes et célébrations Fête populaire et religion Sous le nom de fêtes populaires, on désigne des pratiques aussi diverses que les carnavals, les fêtes de la ville, d'un site, les fêtes des moissons, de la dernière gerbe, des vendanges, etc.

Elles sont l'occasion d'uri ensemble de réjouissances et de manifestations où la musique et la danse tiennent une place importante.

Rompant avec la monotonie de la vie quotidienne, les périodes festives ouvrent sur un monde où prime l'imagi­ naire.

Spectateurs et acteurs de tous âges, et de toutes conditions se mêlent joyeusement, com­ munient ensemble dans une même ferveur.

Lorigine de la plupart de ces fêtes est parfois très ancienne, d'autres sont apparues avec l'ère industrielle.

Beaucoup ont été condamnées par l'Église catholique, certaines ont été tolérées.

La fête est souvent l'occasion de se livrer à toutes sortes d'excès, notamment alimentaires.

D'abondantes libations procurent l'ivresse qui est le signe de cette «sortie hors de soi», but recherché lors de la fête.

La fête de la Saint-Jean en est une bonne illustration.

Ses rites sont les réminiscences du culte solaire, et le feu allumé En hébreu, ......

le mot bar-mitzva signifie " fils des commandements•.

Cette fête célèbre la ma jorité religieuse des garçons juifs âgés de treize ans.

' Ces musulmans prient devant la mosquée d'Ornas Ali au Brunei.

Parmi les obligations des musulmans, les cinq prières, récitées en se tournant vers La Mecque et en s'inclinant, constituent le rituel que tout fidèle doit effectuer quotidiennement.

! Le jour des morts dans une église a au Mexique.

Cette commémoration des défunts a lieu, dans les pays catholiques, le 2 novembre.

Le Mexique, colonisé par les Espagnols, conserve cette tradition.

à cette occasion est le symbole terrestre du Soleil.

Malgré l'attribution à saint Jean Baptiste de cette fête du 21 juin Gour Je plus long de l'an­ née), elle a toujours gardé ses allures païennes, voire paillardes.

En effet, ses feux rituels assu­ rent la fécondité aux jeunes gens qui les sautent et celle des troupeaux qui marchent sur leurs cendres fumantes.

Leurs tisons chassent les parasites des jardins, les herbes cueillies au cours de la nuit et nouées en forme de croix j protègent de la foudre ou des épidémies ...

Le ::J clergé, qui voyait en ces célébrations des super­ g stitions et des occasions de débauche, tenta, au � xv11• et au xvm• siècles, de les suppri mer, comme � ille faisait alors pour les processions et les pèle­ � :'! rinages.

Il réorganisa ces rites de la Saint-Jean � en feux ecclésiastiques, dépendant désormais des paroisses, et accompagnés de cantiques.

Des feux traditionnels sont toujours allumés da[lS certaines régions de France.

A l'inverse, des rites religieux se sont étendus à toute une population, qu'elle soit croyante ou non.

Ils se caractérisent par leurs fonctions fes­ tives, importantes dans la culture traditionnelle, dont on peut constater la persistance et parfois l'extension.

La fête du saint d'une localité est sou­ vent l'occasion d'une manifestation qui a perdu Je caractère religieux qu'elle avait autrefois.

Les ostensions dans le Limousin illustrent parfaite­ ment cette tendance.

Ainsi, tous les sept ans, dans treize villages de la Haute-Vienne, une pro­ cession parcourt chaque cité en portant les reliques des saints dans leurs châsses, selon des trajets précis.

La première de ces ostensions eut lieu à Limoges en 994.

La ville était alors touchée par une terrible épidémie:. »

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