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Le Vendredi Le vendredi, jour sacré de la semaine musulmane, est le " Jour de la Réunion " ou de " l'Assemblée ".

Publié le 05/04/2015

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Le Vendredi Le vendredi, jour sacré de la semaine musulmane, est le " Jour de la Réunion " ou de " l'Assemblée ". Il est appelé ainsi en raison de la prière commune qui a lieu à la grande mosquée qui est célébrée dès que le soleil a dépassé le méridien. C'est un jour sacré aux yeux des musulmans. Il est le plus important de la semaine. Le Coran évoque la prière du vendredi en un seul endroit, dans la sourate intitulée Le Vendredi : " Ô vous les croyants ! Quand on vous appelle à la prière du vendredi, accourez à l'invocation de Dieu ! Interrompez tout négoce : c'est un bien pour vous, si vous saviez ! " (Le Vendredi, LXII, 9). Es-Saïb ben Yazîd, qui a transmis de nombreuses traditions orales, relate qu'" au temps du Prophète, le premier appel à la prière du vendredi avait lieu au moment où l'imam s'asseyait en chaire. Il en fut de même sous les califats d'Abou-Bakr et de 'Omar. Sous son califat, la population ayant augmenté, 'Othm...

« puis d’un œ uf.

Quand l’imam sort, les anges ferment leurs registres et écoutent la mention de Dieu.

” (El-Bokhari, Les Traditions islamiques). Parce qu’elle est collective et qu’elle rassemble toute la communauté dans la mosquée (djami), la prière du vendredi est sans aucun doute la plus importante de la semaine.

Elle est accompagnée d’un prêche important (khoutba) à vocation pédagogique et morale, donné par l’imam au nom de l’autorité religieuse du pays et, partant, au nom de l’islam dans son ensemble. Voici comment Ibn Abî Zayd al-Qayrawâni (xe s.) décrit le rite observé au sein du mâlikisme, l’une des quatre écoles canoniques du sunnisme, qui s’est épanouie principalement au Maghreb, en Afrique noire et dans une partie de l’Égypte : “ La prière du vendredi est obligatoire dans un centre urbain et dans un groupe de fidèles formant communauté.

Le prône y est obligatoire avant la prière elle-même. L’imam doit s’appuyer sur un arc ou un bâton, s’asseoir au début et au milieu (de la khoutba).

On procède à la prière quand le prône est fini. [...] Ceux qui sont dans l’agglomération urbaine et ceux qui en sont à trois milles ou moins doivent se hâter vers la prière du vendredi.

Elle n’est pas obligatoire pour le voyageur, ni pour les pèlerins qui se trouvent à Minâ, ni pour l’esclave, ni pour la femme, ni pour l’impubère.

Mais, si un esclave ou une femme se trouvent présents à cette prière, qu’ils la fassent.

Les femmes se placeront derrière les rangs des hommes.

On doit écouter attentivement l’imam qui fait son prône et les fidèles lui feront face.

” (Al-Qayrawâni, La Risâla) Ayant pris conscience de l’influence de la prière du vendredi sur les fidèles, les grandes dynasties – et plus tard les États musulmans dont le meilleur exemple est l’Arabie saoudite – ont tout fait pour contrôler au mieux ce moment, en bâtissant des mosquées de plus en plus imposantes, censées accueillir le plus grand nombre de fidèles.

Bien que chômée ou fériée dans de nombreux pays musulmans, la journée du vendredi – contrairement au jour de repos du Seigneur Dieu dont parle la Genèse (I, 31) – ne correspond pas à un éventuel arrêt dans la Création.

Le Coran stipule clairement, dans la sourate Qâf, que : “ Nous avons créé en six jours les cieux, la terre et ce qui se trouve entre les deux, sans éprouver aucune fatigue ” (l, 38). Au plan symbolique, le vendredi est le pivot de la semaine, et par conséquent celui du temps liturgique.

Il occupe à ce titre la même place que la mosquée pour l’espace.. »

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