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RELIGION: L'HISTOIRE DES JUIFS

Publié le 17/01/2022

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RELIGION: L'HISTOIRE DES JUIFS Bien que dans l'usage moderne les mots "hébreux", "israélite" et "juif" soient souvent, à tort, employés comme synonymes, ils ont chacun un sens historique et ethnologique différent. En tant que terme générique, le mot "Hébreux" n'a pas de connotation ethnique, s'appliquant aux diverses tribus nomades sémites errant à l'est de la Méditerranée avant 1300 avant J.-C. Dans l'histoire juive, ce terme s'applique spécifiquement aux tribus ayant accepté Yahvé comme leur Dieu, depuis leurs origines préhistoriques jusqu'à la conquête de l'ancienne Palestine, appelée Canaan, et qui, à peu près vers 1020 avant J.-C., devinrent une nation dirigée par un roi. Le terme "israélite" a une connotation ethnique et désigne un groupe national, descendant des Hébreux et uni culturellement par la religion; le mot évoque généralement ce groupe de la conquête de Canaan à la destruction du royaume d'Israël en 721 avant J.-C. par le roi assyrien Sargon II. Le terme "juif" se réfère à un troisième groupe, les descendants culturels des deux premiers, depuis le retour de ce qu'on appelle la captivité babylonienne jusqu'à nos jours. Le mot lui-même dérive de l'hébreu "yehudi", qui sert à désigner à l'origine un membre de la tribu hébraïque de Judas, et plus tard, l'Etat juif de Judée. Le mot français "juif" dérive directement du latin judaeus, signifiant un habitant de Judée. Les juifs actuels sont membres d'une communauté ethnique distincte plutôt que d'une race, une communauté qui, malgré les persécutions, a réussi à maintenir son identité pendant presque dix-neuf siècles, depuis la dissolution de la province romaine de Judée en 135 après J.-C. jusqu'à la création de l'Etat d'Israël en 1948. En 1970, la Knesset (Parlement) adopta la législation définissant un juif comme une personne née de mère juive ou convertie. La préservation remarquable de l'identité du groupe résulte tout d'abord d'une stricte adhésion au judaïsme, auquel l'histoire juive est particulièrement liée. Cette religion gouverne la vie du juif dans tous ses aspects, exige l'éducation des jeunes enfants, et inclut dans sa doctrine traditionnelle l'espoir et la foi en l'établissement d'un royaume messianique. Bien que divers mouvements de réforme aient affecté le judaïsme au XIXème siècle, la survie de la communauté juive est le résultat de la piété avec laquelle les générations précédentes ont adhéré à la loi juive. Une caractéristique distinctive du peuple juif est son respect et sa dévotion relativement à l'apprentissage et à l'éducation, qui sont considérés comme des actes de foi.

« unies par leur pacte religieux, leurs sentiments d'appartenance à une lignée commune et par leur idéal démocratique.

Pendant lapériode des Juges (les grands chefs militaires et civils), les Hébreux, devenus les Israélites, sécurisèrent leurs frontières.

Ilsrepoussèrent les invasions des Moabites, des Midianites, et particulièrement des Philistins venus de leurs territoires d'origine autourde la mer Egée. Le royaume: Avec l'accession au pouvoir de Saül, le premier roi d'Israël, aux environs de 1020 avant J.-C., les Israélites devinrent une entitépolitique unie.

Avec David, son successeur, le royaume acquit de la grandeur. Le royaume sous David: Dans l'histoire et la religion, David est, après Moïse, le personnage le plus considéré.

Il est le véritable fondateur d'Israël, l'instrumentdu système politique et religieux suggéré sur le mont Sinaï.

Il prend Jérusalem, la forteresse palestinienne la plus importante, et en faitsa capitale.

Sous sa direction, l'armée Israélite défait les Philistins et conquiert Edom, Ammon et Moab.

David organise les différentsservices religieux ainsi que les devoirs des prêtres, établissant la religion d'Israël en Palestine.

A sa mort, toutes les nationsenvironnantes sont soit soumises soit liées par des traités. Le royaume sous Salomon: Salomon, le fils et successeur de David, est connu pour avoir ordonné la construction du Temple de Jérusalem, qui devint un symbolede la grandeur et de la gloire d'Israël.

Salomon était un roi puissant qui apporta la prospérité à son peuple en utilisant judicieusementl'héritage de son père, en unifiant les administrations internes de son royaume et en développant le commerce et l'industrie par le biaisde l'ouverture de routes de commerce reliant l'Afrique, l'Asie, l'Arabie et l'Asie mineure.

Salomon essaya aussi de renforcer la positionpolitique de son royaume en épousant les femmes les plus influentes des principautés voisines.

Son attitude royale, toutefois, ainsique son programme de constructions - mis à jour par les différents travaux menés à Meggide, en Israël, durant la période 1925-1936 etaprès la Seconde Guerre mondiale - s'avérèrent coûteux en vies humaines et en argent.

Le travail forcé et les fortes taxes ont provoqué ressentiment etinsatisfaction parmi la population et causé un instabilité politique.

Edom, au sud-est, se révolta avec succès, et le district de Damas,au nord-est, réussit à devenir indépendant de l'influence israélite.

L'oppression du règne de Salomon et son mode de vie sybarite,complètement à l'opposé des traditions nomades de la religion juive et de ses idéaux démocratiques, aboutirent à une division duroyaume à sa mort, en 922 avant J.-C. Le royaume divisé: A la mort de Salomon, Jéroboam, un ancien serviteur de Salomon, revint d'Egypte où il avait vécu en exil après un attentat manquécontre Salomon.

Une délégation conduite par lui, exigeant du fils de Salomon une réforme, se la vit refuser.

Au cours de la dissensionqui suivit, Jéroboam était appuyé par Sheshonk Ier, roi d'Egypte, appelé Shishak dans la Bible (-946 à -913), qui envahit et pilla leroyaume de Réhoboam (fils de Salomon) et mit le Temple à sac.

Le royaume fut ensuite divisé.

Le chef des rebelles devint le roiJéroboam Ier, contrôlant la partie nord du royaume connue plus tard sous le nom de Royaume d'Israël; d'après la tradition biblique, seshabitants comprenaient dix des douze tribus.

Rehoboam continua à régner sur la partie sud du Royaume, qui deviendra le royaume deJudée.

D'une superficie de 775 kilomètres carrés, il fut réduit à l'état de puissance mineure. L'histoire juive se résuma à des luttes entre petits Etats pendant deux siècles, tandis qu'Israël, la Judée, le Moab, Edom et Damas sefaisaient la guerre.

Au début du IXème siècle avant J.-C., Israël devint une puissance majeure sous le grand roi Omi.

Omri fonda laSamarie en 870 avant J.-C., et son règne fut une période de paix.

Toutefois sous Ahab, son fils et successeur, Israël fut agité par desluttes internes concernant la religion.

La femme d'Ahab, Jezabel, une princesse du Tyr, essaya d'inclure le dieu phénicien Melkarthdans la religion juive.

Des influences idolâtres s'étaient infiltrées depuis quelque temps dans les deux royaumes, mais la hardiesse deJezabel entraîna un violent mécontentement de la population.

Les protestations étaient autant politiques que religieuses, car lesystème éthique des lois de Moïse concerne aussi bien les gouvernements que les personnes, et l'autocratie pouvait être considérée comme un péché.

Des prophètes éveillèrent lesconsciences des Israélites.

Au royaume du nord, Elijah, Elisha, Amos et Hosea appelèrent à un retour aux principes démocratiquesdu désert.

En Judée, Isaïe et Micah prêchèrent contre l'idolâtrie et la luxure.

Ainsi, la lutte religieuse s'ajouta au conflit militaire.

AuVIIIème siècle, la puissance assyrienne, devenue dominante au Moyen-Orient, s'avança aux frontières des Etats désorganisés, et ledésastre fut inévitable.

L'Assyrie avait, pendant plus d'un siècle, essayé de conquérir l'ancienne Palestine.

En 853 avant J.-C., lapremière invasion assyrienne, menée par Salmanasar III, avait été repoussée lors de la bataille de Karkar par une coalition de cespetits Etats, y compris Israël.

L'Assyrie fut repoussée, mais ses troupes continuaient à s'amasser aux frontières de la Palestine.

En 734 avant J.-C., quand d'incessantesquerelles entre les Etats de Palestine affaiblis remirent en question toute forme d'alliance, l'armée assyrienne envahit et conquit Israël.Seule la forteresse de Samarie tint jusqu'en 721 avant J.-C.

Le royaume d'Israël fut détruit et beaucoup de ses habitants furentdéportés.

Ils sont appelés depuis les "tribus perdues".

La Samarie fut repeuplée avec des émigrants mésopotamiens, qui adoptèrent lareligion juive et devinrent une secte appelée les Samaritains.

Bien que le royaume de Judée soit devenu tributaire de l'Assyrie, il gardaune indépendance relative pendant encore 135 ans. La chute de Jérusalem à Nabuchodonosor : Le siècle qui suivit, la Judée garda son identité, pendant que le contrôle du pouvoir au Moyen-Orient se déplaçait des Assyriens vers. »

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