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Le thème de la médecine est traité à

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Le thème de la médecine est traité à quatre reprises par Molière depuis la farce le médecin volant, l’amour médecin (1665) et le médecin malgré lui (1666) jusqu’au Malade imaginaire la dernière créée en 1673 et dont Molière ne joua que les premières représentations avant de mourir après la quatrième. Ce thème populaire trouve son origine dans la satire italienne que Molière a découvert dans la Commedia dell’arte dont il s’est inspiré mais qu’il a su renouveler. Ainsi nous pouvons nous demander si le malade imaginaire n’est qu’une satire de la médecine. Nous verrons donc d’abord la nature de cette satire puis en quoi la pièce est également une comédie carnavalesque ambitieuse, enfin nous observerons qu’elle peut également se définir comme une comédie d’un auteur au sommet de son art et de sa gloire. La pièce présente un des thèmes privilégiés de Molière, la satire médicale à travers des médecins incompétents, les Diafoirus, le docteur Purgon, et l’apothicaire M. Fleurant, tous quatre aux noms scatologiques. Tous les quatre sont plus fiers de leurs connaissances du latin et des théories antiques que soucieux de la santé de leurs malades. Quand les Diafoirus vont chez Argan pour conclure le mariage du fils avec Angélique, ils déclarent Argan malade de la rate en lui prenant simplement le pouls, dans un langage ridicule mêlant latin et français. Quand Argan leur fait remarquer que son médecin M. Purgon le dit malade du foie ils prétendent que c’est la même chose, les deux organes étant liés mais lui prescrivent un régime diamétralement opposé à celui du Docteur Purgon et prétendent que les grains de sel doivent être mangés en nombre impaire. Selon Béralde, le frère d’Argan, tout l’art des médecins consiste en une « sottise qui devient raison » et il ajoute : « Entendez-les parler : les plus habile gens du monde ; voyez-les faire : les plus ignorants de tous les hommes » Par ailleurs Diafoirus père explique qu’il préfère travailler pour le public, c’est à dire les bourgeois car les grands « veulent absolument que leur médecin les guérissent » alors que selon lui les médecins ne peuvent qu’ausculter, nommer les maladies, prescrire des traitements et vérifier que les malades meurent « dans les règles de l’art ». Molière se moque donc de l’incapacité des médecins de son temps à soigner leurs malades alors qu’ils se font payer à prix d’or comme le souligne Toinette qui traite ironiquement Argan d’une « bonne vache à lait ». Un peu plus tôt dans la pièce Toinette raille encore M. Diafoirus en apprenant ses revenu : « Il doit avoir tué bien de gens pour cette fait si riches ! ». Par ailleurs Molière met en scène des médecins à la fois pédants, réactionnaires et présomptueux. Ainsi Diafoirus fils est présenté comme un benêt qui apprend « ses compliments ...

« nombre impaire. Selon Béralde, le frère d’Argan, tout l’art des médecins consiste en une « sottise qui devient raison » et il ajoute : « Entendez-les parler : les plus habile gens du monde ; voyez-les faire : les plus ignorants de tous les hommes » Par ailleurs Diafoirus père explique qu’il préfère travailler pour le public, c’est à dire les bourgeois car les grands « veulent absolument que leur médecin les guérissent » alors que selon lui les médecins ne peuvent qu’ ausculter, nommer les maladies, prescrire des traitements et vérifier que les malades meurent « dans les règles de l’art ». Molière se moque donc de l’incapacité des médecins de son temps à soigner leurs malades alors qu’ils se font payer à prix d’or comme le souligne Toinette qui traite ironiquement Argan d’une « bonne vache à lait ». Un peu plus tôt dans la pièce Toinette raille encore M. Diafoirus en apprenant ses revenu : « Il doit avoir tué bien de gens pour cette fait si riches ! ». Par ailleurs Molière met en scène des médecins à la fois pédants, réactionnaires et présomptueux . Ainsi Diafoirus fils est présenté comme un benêt qui apprend « ses compliments » par cœur comme ses cours de médecine pour impressionner son auditoire, là encore il est raillé par Toinette « Voilà ce que c’est que d’étudier, on apprend à dire de belle choses » . Enfin son père se félicite que son fils refuse de suivre les découvertes de son temps comme la circulation sanguine en écrivant « une thèse contre les circulateurs ». Par ailleurs toutes les prescriptions de M. Purgon, se résument à des lavements et après qu’Argan a eu l’audace de repousser un de ceux-ci à la demande de son frère, M. Purgon est présenté comme un médecin qui en vient à annoncer et souhaiter la »

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