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Commentaire d’un extrait de “l’Utopie” de Thomas More

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Commentaire d’un extrait de “l’Utopie” de Thomas More 

 

«L’Utopie« de Thomas More a été écrit au début du XVIe siècle, à l’époque de l’Humanisme. L’extrait de registre polémique que l’on va analyser nous montre de différents caractères de l’esprit humaniste. On se pose donc la question: En quoi cette Utopie est-elle représentative de l’esprit humaniste? Pour répondre à cette question, on va analyser : une ville construite avec intelligence, puis un lieu de bien-être, et finalement une volonté d’enseigner à travers l’éloge de la cité. 

 

Pour l’analyse d’une ville construite avec intelligence, on va voir un lieu idéal et retiré, puis une ville bien pensée, et une construction conçue pour tous. Le début de ce texte nous montre un lieu avec un paysage précis et intéressant par sa disposition physique. Selon le lexique géographique, ce lieu a l’accès à la «mer« (l.3), il est traversé par une «rivière« (l.9) et c’est un espace en forme de «pente« (l.5). De même façon, le mot «Il« est postposé, ce qui montre que la disposition du lieu est bien organisée. Ce même lieu donc parfait pour la construction d’une ville également parfaite est donc bien structuré. 

 

Maintenant on va passer à l’analyse d’une ville bien pensée. Celle-ci se montre structurée de manière à ce que la commodité soit suprême. La description donnée dans le texte montre minutieusement les caractéristiques de la ville à travers de nombreuses expansions du nom, telles que: « fort belle « (l.2), « éloignée « (l.3), « peu importante mais paisible et agréable à voir « (l.4), etc. De même, la construction de certaines phrases est binaire, comme dans : « à la fois pour servir le trafic et pour faire obstacle aux vents « (l.15), ou dans: « Chaque maison a deux portes, celle de devant (…), celle de derrière « (l.20). Tous ces éléments nous montrent que la ville a été bien pensée et construite pour que les gens qui l’habitent se sentent parfaitement à l’aise. 

 

Ensuite, on va réviser une ville construite pour tous. Les habitants de cette ville vivent dans un lieu très uniforme et forment donc une communauté très unifiée. Ceci peut se voir par la forte utilisation d’indéfinis dans le texte. Les Utopiens partagent également des biens communs qu’ils soignent consciencieusement, ce qui est reflété par la forte utilisation d’adjectifs comme: « admirablement « (l.24), « tel « et « telle « (l.25), « pareil « (l.26), « soigné « (l.28). Pour finir, on peut dire que la ville a été bien prédéterminée non seulement pour qu’elle soit physiquement parfaite, mais aussi pour que les gens se sentent contents de se trouver dans ce lieu. 

 

Dans l’analyse d’un lieu de bien-être, on va voir premièrement un lieu d’équilibre, puis l’impression de beauté et ensuite l’épanouissement pour tous. La description du lieu donne, en effet, une sensation d’équilibre. Cette symétrie est créée par un procédée de dualité, notamment par la répétition du mot « deux « (l.16 et 20) et par l’utilisation d’anaphores: « pour (…) pour« (l.15) ou « celle (…) celle « (l.20). De même, cette sensation se produit par l’inversement des actions: « ouvrent/referment « (l.21). Selon les découvertes de Da Vinci, ce que nous trouvons beau est ce qui a un parfait équilibre. Ce lieu dégage donc bien de la beauté. 

 

A présent, on va analyser l’impression de beauté, qui est provoquée par l’utilisation d’adjectifs, « belle « (l.2), « agréable « (l.4), « paisible « (l.4), « bien « (l.15), « bonne apparence « (l.16). Le texte veut donner une impression de beauté totalement démesurée par des différents moyens tels que l’utilisation d’hyperbole: « fort belles courbes « (l.2) ou simplement l’insistance sur les champ lexical de la beauté, car ce lieu est « paisible et agréable à voir « (l.4), il a une « bonne apparence « (l.16) et il est « d’une telle beauté « (l.25) que l’on ne pourrait jamais retrouver « pareille harmonie « (l.26). Toute cette beauté provoque le fait que la population utopienne reste sereine. 

 

Pour poursuivre l’analyse, on va passer à l’épanouissement pour tous. On peut bien voir dans cet extrait que les habitants de la ville y sont totalement reliés et ils font partie du paysage urbain montré. Ils ressentent donc de la « joie « (l.29) et ils ont un extrême « profit « (l.29) de leur ville. Le système politique et social d’Utopie est d’une démocratie communautaire totale et parfaite. Finalement, on peut dire que le narrateur nous montre sa vision d’une ville complètement idéalisée et il veut, à travers cela, nous enseigner ses idées et découvertes. 

 

Dans l’analyse d’une volonté d’enseigner à travers l’éloge de la cité, on va réviser la description didactique, puis l’insistance de l’énonciateur pour nous convaincre. En effet, la description donnée dans l’extrait est très structurée, c’est-à-dire que sa construction à travers les paragraphes est progressive (on commence par l’extérieur de la ville, puis on va á l’intérieur et on termine par son histoire). Egalement, l’utilisation du présent de vérité générale, tout comme l’abondance d’articulateurs: « de la « (l.8), « vraiment « (l.28) et « mais « (l.33), qui montrent une suprême organisation du texte de la part du narrateur. Tout ce procédé utilisé pour nous présenter la ville amène donc l’énonciateur à essayer de persuader les différents lecteurs. 

 

En analysant l’insistance de l’énonciateur pour nous convaincre, on peut se rendre compte de ce que le but du narrateur, entre autres, est celui de nous montrer une critique implicite à la politique de l’époque. Cela se produit notamment par l’utilisation de superlatifs « la plus éloignée « (l.3), « peu importante « (l.4) et « le mieux soigné « (l.28). Egalement, on peut se rendre compte de la présence de différentes marques de jugement, comme « fort belle « (l.2), « peu importante « (l.4), « nulle part ailleurs je n’ai vu pareille abondance « (l.25), « admirablement « (l.24). Pour finir, on constate que la vision humaniste de l’auteur est transmise au lecteur par un procédé très complet et rempli de perfection. 

 

En conclusion, les idées présentées tout au long du texte nous donnent la vision d’un monde parfait, dont le centre est la ou les figures humaines qui cohabitent dans une communauté divinement belle. Ces idées montrent donc bien que cette Utopie est représentative de l’esprit humaniste.

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