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Explication d'un extrait de « Race et histoire » de Claude Lévi-Strauss

Publié le 17/01/2022

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Dans cet extrait issus de « Race et histoire «, l'auteur Claude Lévi-Strauss se demande s'il existe une égalité entre les hommes. Il nous parle des nombreuses différences qui existent entre les hommes du point de vue des hommes issus d'une culture sur les hommes issus d'une autre cultures et d'une éventuelle égalité entre eux en introduisant la notion d'humanité et de culture. On pourrait penser qu'il existe une inégalité naturelle entre les hommes mais l'auteur nous montre que les hommes peuvent être différents et égaux à la fois. A travers cet extrait, Claude Lévi-Strauss nous affirme qu'il existe malgrès ce que l'on pourrait penser, une ressemblance entre tous les hommes même ayant des différences de culture et de civilisation. Dans un premier temps l'auteur nous parle de différentes sociétés culturelles qui rejettent l'humanité et se proclament humains par opposition aux autres peuples considéré comme des animaux. Puis dans un second temps, Claude Lévi-strauss nous montres que seul le raisonnement sur la valeur des hommes, en prenant en compte les différences qu'il y a entre eux, peut être pertinent ; car pour Claude Lévi-strauss, il ne suffit pas d'affirmer que les hommes sont naturellement égaux entre eux pour qu'ils le soient.

Les hommes ont prit conscience de leur humanité tardivement. Avant, les hommes issus d'une certaine culture pensaient que tous les autres hommes de culture différentes n'étaient rien de plus que de simples animaux, incapables de penser. Ne comprenant pas leur langue, différente de la leur, ils l'assimilait à des cris d'animaux. Leurs coutumes, leurs modes de vie étaient parfois tellement différentes qu'elles choquaient les autres civilisations, comme le cannibalisme ou le fait de se peindre le corps, qui renforçait cette idée d'hommes animaux. Cette attitude consistant à répudier toutes les manifestations culturelles et les comportements éloigné d'une culture propre à une civilisation amène celle si a avoir un comportement ethnocentriste envers les autres. Avant que les hommes aient conscience de leur humanité, ils se distinguaient entre eux par leurs différences culturelles, par leur apparence physique, leur façon de vivre comme par exemple leur façon de s'alimenter ou encore leurs rîtes. « L'humanité cesse aux frontières de la tribu, du groupe linguistique, parfois même du village « , chaque peuple se considérait comme unique civilisation supérieure aux autres peuples à ressemblance animale. Les peuples étranger à une civilisation étaient appelé barbare par celle ci. Ce nom qualifiait les autres peuples de sauvages, de bestial, incapable de réfléchir et d'apprendre par eux même. Ce n'est que depuis que les hommes ont prit conscience de leur humanité et qu'ils se sont tous considéré comme appartenant à la même espèce, humaine, malgré les nombreuses différences qui pouvaient les dissocier. Y aurait-il donc une nature humaine commune à tous les hommes ? C'est ce qu'essaie de nous montrer Claude Lévi-strauss dans son texte. Malgré nos différences nous avons de nombreux points communs, comme le fait d'avoir la capacité d'apprendre une langue, de communiquer, de réfléchir, et donc de penser. C'est ce que met l'auteur en avant pour nous faire prendre conscience de notre humanité.

Claude Lévi-Strauss nous dit que seul, le raisonnement sur la valeur des hommes en prenant en compte les différences entre eux peut être pertinent et nous permettre de nous proclamer égaux entre nous. En effet, il ne suffit pas de dire que les hommes sont naturellement égaux entre eux pour qu'ils le soient. Cette idée est trop simpliste parce qu'elle ne tient pas compte des réelles différences observables, qu'il y a entre les hommes comme : leur apparences physiques, leurs comportements, ou encore leurs mode de vie. Le fait de dire que les différences ne sont pas des inégalités c'est revendiquer l'égalité entre les hommes. Mais cette égalité serait alors basée sur l'abstraction des différences qui existent entre les hommes. Et dire que les différences n'ont aucunes importances dans ce raisonnement ne permet pas de les exclure. Chaque individu est unique en son genre. L'observation de nos semblables permet de constater qu'ils sont différents de nous. C'est alors que souvent on les compare avec soi même en regardant s'ils sont inférieur ou supérieur à nous, ce qu'ils ont en plus, et ce qu'ils ont en moins De sorte à se situer parmi eux. Les hommes se jugeaient davantage entre eux, ils voyaient les différences comme des inégalités. Ils avaient alors tendances à faire des jugements de valeurs sur les autres hommes de cultures différentes en se basant sur les normes issus de leur culture pour juger celles d'une autre culture. De nos jours, les hommes acceptent de plus en plus le fait de pouvoir être différents et égaux à la fois, l'ethnocentrisme disparaît peu à peu. C'est ce que met en avant l'auteur dans son texte.


Chaque peuple a une culture particulières, avec des normes spécifiques, qui déterminent une façon de penser. Lorsque deux peuples se rencontrent, il y a alors un premier contact ou les deux peuples essaient de s'identifier. Ils se basent alors sur leurs normes pour juger si le peuple inconnu est un peuple appartenant à la même espèce qu'eux et s'il est différents ou pas du leur. Avant, les différences étaient considérées comme des inégalités, et chaque peuple se considérait comme supérieur ou inférieur à l'autre. De nos jours, les hommes sont de moins en moins ethnocentristes, et se considères de plus en plus égaux entre eux. En effet, les différences ne sont pas des inégalités si chaque individu est prêt à relativiser ses différences pour accueillir celles des autres individus, les considérant ainsi à leur égal.

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