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ZOOLOGIE DE L'ÂGE CLASSIQUE AU XVIIe SIÈCLE L'homme a toujours eu besoin des animaux et des plantes pour se nourrir.

Publié le 04/04/2015

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ZOOLOGIE DE L'ÂGE CLASSIQUE AU XVIIe SIÈCLE L'homme a toujours eu besoin des animaux et des plantes pour se nourrir. C'est pour cela et parce que les animaux pouvaient lui offrir des ressources autres qu'alimentaires (peau, os, tendons, coquilles, etc.), que, dès l'époque préhistorique, l'homme a eu besoin de les reconnaître et de comprendre leurs habitudes. C'est sans aucun doute aussi une passion et une curiosité bien plus profondes qui poussèrent certains de nos ancêtres du Paléolithique à observer les animaux et leur mode de vie. Bien souvent, les animaux ont été l'objet d'inspiration artistique, comme on peut le voir dans les spectaculaires fresques rupestres qui se trouvent sur les parois de tant de grottes, dans les lieux les plus divers du monde. Ainsi, on peut dire que la zoologie est aussi vieille que l'homme. Toutefois elle n'acquit le statut de science véritable qu'à l'âge classique, principalement grâce à Aristote (384-322 av. J.-C.), qui écrivit le premier texte de zoologie connu. On attribue à ce grand philosophe grec les trois grandes oeuvres zoologiques qui représentent la première tentative de classification des animaux (Aristote crée environ 500 subdivisions) et les premières observations d'anatomie et d'embryologie. Toutefois, à part cette contribution considérable, l'intérêt des anciens pour les sciences naturelles est très faible, et disparaît presque entièrement pendant le Moyen Âge, époque durant laquelle les préoccupations principales des hommes de science sont d'ordre théologique, tandis que la connaissance du monde physique, surtout en ce qui concerne les sciences de la vie, est limitée aux savoirs pratiques et magiques. À la Renaissance, on assiste à une redécouverte de la nature, même si l'intérêt pour le monde des animaux est surtout dicté par les nécessités de la vie quotidienne (la chasse et la pêche) ou par la curiosité à l'égard de formes bizarres et insolites. Les connaissances de l'époque sont recueillies dans les bestiaires ou dans les commentaires des oeuvres d'Aristote, sans méthode uniforme ni nomenclature unitaire. Avec les premiers voyages des grands explorateurs, à partir de 1500, les découvertes de nouvelles espèces animales inconnues auparavant en Europe commencent d'être fréquentes, et la nécessité de les ordonner et de les classer se fait de plus en plus pressante. Vers la fin du siècle, Ulisse Aldrovandi (1522-1605), professeur à l'université de Bologne, publie une oeuvre monumentale en dix volumes, où apparaît la classification des animaux, divisés en deux grandes sections : les animaux à « sang rouge » et les autres. Une subdivision qui correspond plus ou moins à celle d'Aristote. Les XVIe et XVIIe siècles voient la parution d'autres oeuvres monumentales, parmi lesquelles l'encyclopédie zoologique de Konrad von Gesner (1516-1565) et l'oeuvre, scientifiquement moins intéressante, de J. Johnson (1603-1675). L'une des premières tentatives sérieuses de classification est celle de John Ray (1627-1705), qui, dans un ouvrage de 1693, établit un schéma de classification fondé sur des critères anatomiques et contribue à définir avant la lettre la notion d'espèce, puisqu'il introduit le critère de la descendance commune des individus d'une même espèce. LES PREMIÈRES OBSERVATIONS MICROSCOPIQUES 1 Au XVIIe siècle commencent à apparaître de nombreuses disciplines qui proviennent directement de la zoologie : la microbiologie, l'embryologie, l'histologie. Ces directions de recherche, apparues grâce à l'introduction du microscope dans les études naturalistes, acquièrent une autonomie progressive grâce au travail des grands pionniers de la science. Parmi ceux-ci, rappelons les noms du médecin et naturaliste Marcello Malpighi (1628-1694), auquel nous devons la naissance de l'anatomie microscopique (avec la première étude anatomique complète d'un Invertébré, le ver à soie), d'Antony Van Leeuwenhoeck (1632-1723), qui observe le premier les micro-organismes dans l'eau stagnante ainsi que différents types d'infusoires, et de Franc...

« 2 Au XVII e siècle commencent à apparaître de nombreuses disciplines qui proviennent directement de la zoologie : la microbiologie, l’embryologie, l’histologie. Ces directions de recherche, apparues grâce à l’introduction du microscope dans les études naturalistes, acquièrent une autonomie progressive grâce au travail des grands pionniers de la science.

Parmi ceux-ci, rappelons les noms du médecin et naturaliste Marcello Malpighi (1628-1694), auquel nous devons la naissance de l’anatomie microscopique (avec la première étude anatomique complète d’un Invertébré, le ver à soie), d’Antony Van Leeuwenhoeck (1632-1723), qui observe le premier les micro-organismes dans l’eau stagnante ainsi que différents types d’infusoires, et de Francesco Redi (1626-1698), auquel on doit les expériences cruciales contre la génération spontanée des Insectes. LA CLASSIFICATION DE LINNÉ C’est à John Ray que l’on doit la première tentative d’établissement d’un critère naturel de classification, non pas uniquement fondé sur la seule forme extérieure des organismes mais aussi sur leur structure anatomique.

Mais ce n’est qu’avec Carl von Linné (1707-1778) que ce critère trouve sa plus haute application.

Dans son système, exposé dans une œ uvre fondamentale, dont la première édition remonte à 1736, les espèces semblables sont regroupées en genres, les genres semblables en classes, les classes semblables en ordres.

C’est à lui que remonte l’utilisation systématique de la nomenclature binominale, où chaque espèce est définie par un double nom latin, dans lequel le premier terme indique le genre et le deuxième l’espèce.

Cette nomenclature binominale est en vigueur aujourd’hui encore et fournit un critère unificateur pour ordonner le monde animal dans une classification hiérarchique.

On doit également à Linné la définition de la notion d’espèce comme entité naturelle et immuable dans le temps, et la subdivision des animaux dans les six classes des Mammifères, Oiseaux, Amphibiens-Reptiles, Poissons, Insectes et Vers. LES INTUITIONS DE BUFFON Contemporain de Linné, Georges-Louis Leclerc de Buffon (1707-1788) a une conception de la nature complètement opposée à celle de Linné.

Pour lui, il est impossible de définir les espèces de façon nette et il considère la subdivision en genres, classes et ordres comme un stérile catalogage.

En revanche, soulignant le plan unitaire d’organisation de tous les êtres vivants, il est plus intéressé par la détermination et la description des caractéristiques structurelles, physiologiques, écologiques et comportementales des animaux.

C’est à lui que l’on doit les premières intuitions « transformistes », c'est-à-dire la théorie selon laquelle le milieu, le climat, l’alimentation et l’apprivoisement peuvent avoir un effet sur la transformation des espèces animales, une position qui remet en cause la vision « fixiste », c'est-à-dire l’idée de l’immutabilité de l’espèce, dominante chez Linné et chez Ray. CUVIER ET LA NOUVELLE CLASSIFICATION. »

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