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HISTOIRE DE LA BOXE

Publié le 04/02/2019

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et de ses innombrables Rocky, qui reste, tant d’un point de vue technique que cinématographique, bien peu crédible. Peu d’autres sports ont autant suscité l’attention des cinéastes, et la liste serait longue s’il fallait tous les énumérer. Citons néanmoins Paul Newman incarnant Rocky Graziano dans Marqué par la haine (1956) de Robert Wise, Marcel Cerdan Junior dans Edith et Marcel (1982) de Claude Lelouch, Bruce Willis dans Pulp Fiction (1994) de Quentin Tarantino...

 

La boxe française

 

La boxe française est un sport de combat dont les mouvements de percussion sont donnés uniquement avec le devant des deux poings et les pieds. Dérivées de la «savate» (né dans le nord de la France) et du «chausson» (apparu plutôt dans le Midi), ces deux méthodes de combat - couramment utilisées dans les faubourgs mal famés par les voyous au début du xix' siècle - sont à l’origine de la boxe française. En 1832, Charles Lecour associe aux coups de pieds de la savate les coups de poing de la boxe anglaise, méthode qui devint

 

très rapidement populaire en France. Mais c’est à Joseph Charlemont que l’on doit la première codification, en 1877, de ce sport, avec son Traité de la boxe française. En 1896, Castérès se défait du champion de boxe anglaise Wilson dans un combat arbitré par le marquis de Queensberry. L’âge d’or de la boxe française durera vingt ans, mais avec la Grande Guerre s’amorce son lent déclin.

 

En 1975, on ne compte plus que 3 499 licenciés. Le réveil aura lieu dans les années 1980, avec la création de la Fédération internationale de boxe française savate (en 1985), puis la mise en place du premier championnat d’Europe en 1986 et de la première coupe du monde en 1989. Aujourd’hui, la boxe française revendique plus de 25 000 licenciés. La « canne » et le « bâton » sont des disciplines que l’on a souvent associées à la pratique de la boxe française.

 

La boxe américaine, thaïlandaise et chinoise

 

La boxe américaine est une discipline qui s’inspire largement de la philosophie des arts martiaux. Né aux États-Unis dans les années soixante-dix, le full contact, autre nom de la boxe américaine, allie les

 

 

jambes du karatéka aux poings du boxeur anglais. Les boxeurs portent un pantalon mais ont le torse nu ; une ceinture indique leur grade. Les combats se déroulent avec un maximum de sécurité puisque les athlètes sont munis d’une paire de gants, d’une coquille, de protège-pieds, de protège-tibias et de protège-dents. De plus, les techniques de pieds et de poings ne peuvent s’exécuter sans suivre un ordre codifié de manière stricte.

 

La spectaculaire boxe thaïe, appelée aussi Muay Thaï, est un sport de combat total pratiqué dans toute l’Asie et depuis une vingtaine d’années en Europe. C’est un combat qui se déroule au maximum en cinq rounds de trois minutes, avec un intervalle de deux minutes entre les rounds. Ce qui donne à l’engagement une intensité et une violence inouïes. Trois juges - dont l’arbitre central à l’intérieur du ring - décernent une note de 1 à 5 points. Après avoir dit que les boxeurs doivent porter des gants d’un minimum de 113,3 g pour un maximum de 172 g, qu’il existe sept catégories de poids et qu’enfin seuls les coups aux yeux sont interdits, il en sera fini des

LEXIQUE

 

Le direct: coup de poing horizontal lancé en ligne droite afin de maintenir son adversaire à distance. Il se porte à la face ou au corps.

 

Le crochet: plus court que le direct, le coup de poing part de l'épaule avec le bras replié indifféremment au niveau du visage ou du corps. Sa trajectoire est courbe et nécessite une rotation du buste. C’est l'arme des puncheurs.

 

L’uppercut: le poing part de bas en haut sous la garde de l’adversaire et l’atteint soit au corps, soit au menton. Il est techniquement plus difficile.

 

Une droite: comme son nom l’indique, une droite est un coup porté par le poing droit. Pour d'obscures raisons pugilistiques, on s’évertue toujours à dire une droite et un gauche!

 

Le swing: crochet large qui frappe en fouettant, souvent de haut en bas. Ce coup manque de précision et expose à la riposte de l'adversaire.

 

Le jab: coup porté avec le bras tendu.

 

Un cross: coup porté simultanément et symétriquement à celui du boxeur adversaire.

 

Crouch: le boxeur se protège la tête avec ses deux gants tout en se ramassant sur lui-même.

 

Fausse garde: attitude de gaucher qui consiste à avancer le poing et le pied droit.

 

La remise: coup porté en réplique offensive et immédiate pour un coup reçu.

 

L’esquive: mouvement de base de défense en boxe.

 

Knock-out: plus communément appelé KO, c’est la chute au tapis d’un boxeur qui ne se relève pas après les 10 secondes réglementaires. Ne pas confondre avec le knock-down où un boxeur tombe mais se relève avant la fin du décompte.

Lors des combats rapprochés, le crochet (ici crochet du gauche) peut être un coup décisif quand il est porté avec force et rapidité. Le une-deux est un enchaînement du crochet du droit et du crochet du gauche.

 

règles. Ici, tous les coups sont permis: avec les pieds, les poings, les coudes et même les genoux.

 

La boxe chinoise, plus connue sous le nom de Kung Fu, est l’un des arts martiaux les plus pratiqués au monde. Le Kung Fu permet d’exploiter à fond les techniques à main ouverte, les prises, les pivotements du corps et les coups de pieds, les bonds et les sauts périlleux. Tout un arsenal - dont le sens de la chorégraphie n’est pas l’arme la moins importante - qui a été popularisé par le célèbre Bruce Lee.

histoire

« La boxe tenant du titre, 1,70 rn, 80 kg, au «Nègre jaune», Jack Johnson.

Présent sur les lieux du fabuleux événement, le grand romancier américain Jack London titre son article pour le New York Herald: «Le sourire du Noir».

Dans son compte rendu, London insiste sur le fait que «dès le premier contact, Johnson cueillit son adversaire par un ter­ rible uppercut, qui le fit complètement tourner sur lui-même.

Il n'y avait aucun doute, [ ...

]le combat apparaissait comme inégal.

Johnson était trop grand, trop habile, trop intelligent, trop magni­ fique ...

» Toute sa vie, pourtant, Jack Johnson souf­ frira de la haine raciste et de la ségrégation raciale, au point de s'exiler en Europe.

La Grande Guerre est finie.

L'âge d'or de la boxe débute.

Le public se presse toujours plus nombreux à chaque nouveau combat.

Et quand le français Georges Carpentie r, champion du monde des mi-lourds, dégarque en 1921 à Jersey City sur la côte Est des Etats-Unis, une foule de 80 000 personnes s'est déplacée pour voir le «Combat du siècle».

Le pari est osé pour le boxeur français: s'attaquer au titre des poids lourds détenu par Jack Dempsey depuis 1910.

Mais «l'Homme à l'orchidée,, - Georges Carpentier- tombe dans le quatrième round, terrassé.

Les boxeurs qui ont marqué l'histoire Fils d'une esclave d'Alabama et d'un Indien Cherokee, Joe Louis, né Joseph Louis Barrow le 13 mai 1914, tient une place toute singulière dans l'histoire de la boxe.

Non pas tant parce qu'il détient aujourd'hui encore le record du règne le plus long sur la catégorie des poids lourds (onze ans et neuf mois) et celui du nombre de championnats du monde gagnés consécutivement (vingt-sept), mais bien plutôt pour ce combat du 22 juin 1938 où il balaye le bo xeur allemand Max Schmeling en deux minutes et quatre secondes.

Celui-ci venait de faire le salut nazi devant 70 000 Américains.

Dans les poids lourds, un homme a particuliè­ rement marqué l'histoire de la boxe: Cassius Marcellus Clay alias Muhammad Ali.

Ses atouts: un jab du gauche fulgurant, une frappe sèche, une boxe aérienne et pourtant meurtrière.

Ce Le ring est .l l'estrade carrée a sur laquelle se déroulent les combats, qui se disputent en reprises, ou round, de trois minutes.

Le début et la fin de chaque reprise sont signalés par un coup de gong.

Les combats se déroulent en 6, 8, 10 ou 12 reprises, espacées par une minute de repos.

Né en196 6, ..,.._ Mike Tyson (à droite), opposé ici à Donovan Ruddock, a été surnommé le • King Kong• new-yorkais.

En 198 6, il devient le plus jeune champion du monde des poids lourds WBC.

En 1992, il est accusé de viol et incarcéré pendant trois ans.

Il remonte sur le ring en 1995, puis se fait exclure à nouveau après avoir mordu l'oreille de son adversaire en 1997.

LE DIRECT DU POING chorégraphe du ring, «dans eur-puncheur­ frappeur•• , s'empare du titre mondial au profit de Sonny Liston le 25 févrie r 1964 à Miami Beach.

Jusqu'en 1967, Cassius Clay enchaîne neuf défenses de titres.

Converti à la religion musulmane, il prend le nom de Muhammad Ali et refuse de faire son service militaire au Viêt Nam.

Déchu de tous ses titres pendant trois ans, Muhammad Ali entame son come -back le 30 novembre 1974, à Kinshasa, où, à 32 ans, il affronte George Foreman, 26 ans.

Révélant des qualités d'encaisseurs jusque-là non exploitées, Ali reprend son titre de champion du monde.

Pour leur puissance, leur félinité et leur tech­ nique, la catégorie des moyens (72,575 kg) a tou­ jours été la plus importante pourvoyeuse en champions de grande classe.

Marcel Cerdan, Tony Zale, Rocky Graziano, Jake LaMotta, Ray L'UPPERCUT. »

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