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Janvier 1979: Sports et Loisirs

Publié le 17/12/2011

Extrait du document

Grands événements sportifs

Football

Strasbourg, l'unique rescapée des équipes françaises engagées dans les différentes coupes d'Europe, a été éliminée à son tour. Après le match

nul chez l'adversaire, elle s'est fait écraser sur son

propre terrain sur un score sans appel de 4 à O.

Rappelons que son adversaire était la modeste

équipe allemande de Duisbourg.

Athlétisme

• Cross du Figaro

Arrivée mouvementée et victoire partagée entre le sochalien Box berger et Radhouane Bouster. Et très logiquement, le sochalien, qui avait franchi la ligne d'arrivée le premier, a été déclassé au profit de Bouster pour avoir joué des coudes et gêné ainsi son rival.

« Chinoiseries Les jeux orientaux sont à la mode.

On commence à en trouver dans le· commerce à des prix allant de cent à cent vingt francs selon Je jeu et sa présentation.

Le plus connu est Je mah-jong.

La fumerie d'opium et Je mah-jong font partie de J'ar­ senal oriental de tous les films français ou améri­ cains où apparaissent des Chinois.

Le mystère étant propre à ces lointaines contrées, il faut bien y ajouter de mystérieuses occupations.

Or, Je mah­ jong est certainement un des jeux les plus simples qui ait été inventé par les Fils du Ciel, du moins en comparaison de ce qu'ils ont su imaginer dans ce domaine, à commencer par les échecs chinois ou les échecs dits japonais qui allient la stratégie à la ruse et l'intelligence à l'hypocrisie.

On y découvre un climat de guerre subversive, de guérilla urbaine et de révolution ou de guerre tout court bien propre à satisfaire les amateurs du genre, ceux qui aiment les jeux ou ceux qui ont l'es­ prit retors.

Dans les échecs chinois, les deux camps antagonistes sont séparés par une rivière que ni Je roi ni son ministre ne peuvent franchir puisqu'ils sont censés figurer Je pouvoir de l'Etat et sa continuité.

L'invasion du territoire ennemi se fait sournoisement par des troupes qui s'ingénient à l'encercler plutôt qu'à l'attaquer de front ; Je palais du prince est envahi· après l'investissement de sa capitale et le souverain meurt étouffé par ses conseillers ou empêché de s'enfuir par un lettré.

L'échiquier est Je théâtre d'une petite tragédie poli­ tique dont on sait bien qu'elle est vraie.

On joue aux échecs chinois à deux ; on peut être trois ou quatre pour le djambi Japonais.

Toutes les pièces de cet autre jeu guerrier où figurent un assassin, un reporter et un chef, peuvent se dépla­ cer dans tous les sens, à l'exception des militants, victimes d'un ordre imposé par le gouvernement.

Le cadavre de l'adversaire tue peut servir de barri_...

cade pour empêcher l'avance de ceux de son camp.

Le but de la partie est moins de tuer le plus grand nombre d'ennemis que d'éliminer les chefs du camp opposé en les enveloppant de cadavres, ou en les tuant proprement.

La case centrale du djambi représente le pouvoir.

C'est elle qu'il faut atteindre, et les moyens pour cela sont tous bons.

Le jeu devient particulièrement excitant quand il ras­ semble trois ou quatre joueurs puisque ceux-ci peu­ vent nouer tacitement entre eux des alliances plus ou moins durables, comme se trahir les uns les autres.

Le cynisme et la malhonnêteté sont de rigueur.

Les possibilités de déplacement dont disposent les différentes pièces offrent aux partenaires une immense variété de moyens d'action ; la licence morale de la règle en offre encore davantage.

Cette image symbolique de la politique est propre à don­ ner de mauvaises idées à quelques-uns ; poùr les autres, ils n'ont pas attendu qu'on leur apprenne l'art de la duperie.

Mais il s'y mêle ici une intelli­ gence stratégique qui fait Je grand attrait de ces campagnes militaires.

Les casse-tête, qui sont dits chinois, on ne sait trop pourquoi puisque la Renaissance avait déjà la passion de ces manipulations d'objets démontables qu'il fallait remonter, appartiennent au domaine de ces jeux de J'intelligence et de l'imagination.

A côté du jeu éducatif, il y a en effet le jeu de réflexion qui est une manière de s'adapter au monde, à ses réali­ tés, à ses problèmes, en formant l'esprit et en l'inci­ tant ·à la recherche intellectuelle.

Jouer est le contraire de la passivité.

Les petites cellules grises d'Hercule Poirot se mettent dès lors aussitôt en connexion.

C'est l'opinion déjà ancienne de l'ingénieur israélien d'origine roumaine Marco Meirowitz qui publie en France, avec Jean Tricot, aux Editions Hachette, un traité sur le jeu dont il est l'inventeur et qui connaît, depuis un an, un succès prodigieux dans le monde entier, le « master-mind ».

Il s'agit, dans ce super-scrabble, de mettre en branle toutes les facultés intellectuelles des joueurs, la logique, comme la créativité et Je savoir.« On trouve dans le jeu, note-t-il, tous les aspects de la vie quotidien­ ne : l'apprentissage de la sociabilité, de la commu­ nication, l'existence de règles sociales ainsi que la possibilité de simuler des situations vécues ».

Une des autres valeurs du jeu, comme du sport, est sa signification compétitive ; on joue pour participer à un effort commun, comme Je voulait Coubertm du sport, mais on participe aussi à la compétition pour gagner, ne serait-ce que symboliquement.

On en revient aux jeux orientaux qui sont, à leur mesure, comme des modèles, pour parler un langa­ ge scientifique, du monde et de la société humaine, de la vie et du destin.

C'est peut-être aussi ce qui attire l'homme, depuis toujours, dans les jeux : il s'y reconnaît.

Et c'est à cette reconnaissance qu'on sélectionne les bons jeilx.. »

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