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Grand oral SVT: si l’ADN est si fiable, est-ce qu’on peut vraiment lui faire une confiance absolue ?

Publié le 14/05/2026

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« Grand Oral Intro : « L’ADN est la star incontesté des preuves », voilà ce que l’on peut trouvé sur le site officiel du gouvernement du ministre de l’intérieur.

Et c’est vrai que depuis les années 1980, les progrès en biologie moléculaire ont totalement révolutionné la justice. Par exemple, dans les années 80, c’est grâce à une campagne de prélèvements ADN massive que Richard Buckland a pu être innocenté lors d’une enquête criminelle.

Ce fut la première fois que la police utilisa le test ADN lors d’une enquête, sans cela, Richard aurait pu être condamné à tort. Mais si l’ADN est si fiable, est-ce qu’on peut vraiment lui faire une confiance absolue ? Est-ce que cette « star » des preuves est à l’abri des erreurs, des manipulations ou des mauvaises interprétations ? Parce qu’au fond, l’ADN n’est qu’un outil, et comme tout outil scientifique, il peut être mal utilisé. C’est ce sur quoi nous allons nous questionné aujourd’hui par la problématique suivante : L’ADN peut il condamner un innocent lors d’une enquête criminelle ? I. L’ADN Avant de se demander si l’ADN peut faire condamner un innocent, il faut d’abord comprendre ce que c’est et pourquoi il est devenu un outil si puissant dans les enquêtes criminelles. L’ADN, ou acide désoxyribonucléique, c’est une molécule très longue en forme de double hélice.

Elle est présente dans presque toutes nos cellules, et elle contient l’ensemble de nos informations génétiques. Cette molécule est tellement grande qu’elle est enroulée, pliée et compactée pour tenir dans le noyau de nos cellules sous forme de chromosomes. À l’intérieur de l’ADN, on trouve des gènes, qui sont comme des instructions.

Ils déterminent nos caractéristiques physiques : par exemple la couleur des yeux, des cheveux, ou même certains traits de comportement.

Cet ensemble d’informations génétiques, on l’appelle le génotype, et c’est lui qui influence notre phénotype, c’est-à-dire l’apparence qu’on a à l’extérieur. Ce qui rend l’ADN si intéressant pour la justice, c’est que chaque individu possède un ADN unique, sauf dans le cas très particulier des jumeaux monozygotes.

Ça veut dire qu’on peut, grâce à un échantillon d’ADN, identifier avec une très grande précision une personne, un peu comme une signature biologique. Et le plus fou, c’est qu’il suffit de très peu : un cheveu, une goutte de sang, de la salive ou même des cellules de peau laissées sur un objet suffisent pour extraire de l’ADN et établir ce qu’on appelle un profil génétique. C’est ce principe qui a permis de résoudre de nombreuses affaires judiciaires.

Par exemple, l’affaire Guy Georges, un tueur en série arrêté en 2001, a été élucidée grâce à son ADN retrouvé sur plusieurs scènes de crime.

L’ADN a permis de faire le lien entre les victimes et de confirmer son implication, alors qu’il niait les faits. II. Les méthodes d’analyse de l’ADN Maintenant, nous allons essayer de comprendre comment la police scientifique parvient elle à établir un profil génétique et par quel moyen arrivent t-il à analyser l’ADN.

Afin de de reconnaître quelqu’un par son ADN, il faut établir un profil génétique, mais qu’est ce qu’un profil génétique ? Et bien en fait, il se trouve que 98% de notre ADN ne sert pas à coder des caractéristiques de notre phénotype comme les gènes.

En effet, on appelle ça l’ADN non codant, et c’est cette partie là de l’ADN qui est très différente et qui varie entres les individus qu’utilise la criminalistique afin de reconnaître quelqu’un par son ADN.

Dans l’ADN non codant, il y a ce qu’on appelle des séquences répétitive courtes, et chaque personnes à une combinaison unique de ces séquences, c’est ce que l’on appelle le profil d’ADN. Depuis les années 1980, les progrès en biologie moléculaire ont complètement transformé le rôle de l’ADN dans les enquêtes judiciaires. Grâce à différentes techniques de plus en plus précises, il est aujourd’hui possible de retrouver et d’analyser l’ADN même en très petite quantité, ce qui a permis de résoudre de nombreuses affaires.

Mais ces méthodes, aussi puissantes soient-elles, ne sont pas parfaites. La première grande avancée, c’est la PCR, ou réaction de polymérisation en chaîne.

Cette technique permet de copier rapidement une séquence d’ADN à partir d’une infime trace trouvée sur une scène de crime. Ensuite, on utilise souvent une méthode appelée électrophorèse sur gel, qui permet de séparer les fragments d’ADN selon leur taille.

Ça donne un profil génétique visuel, un peu comme un code-barres propre à chaque individu. La méthode la plus avancée aujourd’hui, c’est le séquençage de l’ADN, qui permet de lire précisément l’ordre des bases (les fameuses A, T, C, G) qui composent l’ADN. III.

Les failles de l’ADN ’ADN est souvent perçu comme une preuve infaillible, presque "scientifique à 100 %"..... »

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