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Histoire de la danse contemporaine

Publié le 04/02/2015

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Histoire de la danse - Danse contemporaine La danse contemporaine est riche, étendue, protéiforme, et s'actualise en permanence. C'est une danse actuelle. On pourrait dire que c'est la danse hip-hop, classique, de rue etc. Si on s'intéresse au sens esthétique, la danse contemporaine c'est une gestuelle, un rythme, des respirations, une manière de danse, un style différent des autres. C'est une danse unique et multiple. La naissance de la danse contemporaine recouvre différentes techniques, esthétiques, apparues au début du XXe siècle. Aujourd'hui, elle pourrait se limiter à un concept de chorégraphie, d'oeuvres, qui relève de la danse moderne, mais aussi son prolongement. C'est à nuancer. Historique de la danse contemporaine A) Les origines et les influences de la danse contemporaine Fin du XIXe siècle -début du XXe siècle, déjà certains théorisent la danse. C'est le cas de François Delsarte et d'Émile Jacques Dalcroze. 1) Les théoriciens de la danse : a) François Delsarte Précurseur de la modern dance américaine (1811-1871) A l'origine, il n'est pas voué à la danse (carrière de chanteur) mais échec artistique l'amène à réfléchir sur la manière dont l'esprit et le corps peuvent s'exprimer autrement. Il rend responsables de son échec ses maîtres, estimant que les bases de son enseignement relèvent d'une méthode arbitraire. Il souhaite aller vers un enseignement propre à l'élève et son observation. Premières réflexions = toujours un rapport entre la voix, le geste et l'émotion intérieure il établit un catalogue de gestes susceptible de correspondre à des états émotionnels. Toute émotion, toute projection, correspond à un mouvement. Idée maîtresse : intensité du sentiment commande l'intensité du geste. Distinction danse contemporaine / danse classique : danse contemporaine donne de l'intensité et se libère de l'académique alors que danse classique répond à des codes précis. François Delsarte pose les idées de base. Pour exprimer une intensité, il faut le faire musculairement, tout est question de tensions, de retenue. Idée de la contraction et du relâchement. Il influence la danse en France et en Europe, il met en lumière le fait que l'utilisation du poids du corps du danseur est un agent qualitatif d'une nouvelle poésie chorégraphique (nouveau langage, qui sort de l'habituel). Conséquences de son travail : le corps entier du danseur est mobilisé, notamment le tronc, autrement. Le haut du corps est la source et le moteur de tout geste. Ce principe se diffuse et inspire jusqu'aux États-Unis. b) Jacques Dalcroze (1865-1950) Professeur de musique au Conservatoire de Genève. S'intéresse à l'éducation corporelle des musiciens. Pour lui, le corps c'est le lien manifeste entre la pensée et la musique. Le rythme ne peut être perçu que par le mouvement. Éducation psychomotrice basée sur le travail rythmique, liée au geste à travers un solfège corporel. Il devient l'initiateur de l'école de l'expressionnisme allemand. Il ouvre un centre de formation où il accueille des étudiants qui deviendront importants. II. Les grands ballets du XXe siècle A) Les ballets russes de Serge Diaghilev : l'avènement de la modernité en danse Directeur artistique. Au départ destiné à carrière juridique. Mais s'intègre très vite au milieu littéraire et artistique. Il est passionné d'art, curieux et intelligent. Il fonde la revue Le Monde de l'Art avec Léon Baxte en 1898. Il s'intéresse d'abord à la peinture, et énormément à la musique avant de découvrir le ballet qui peut regrouper les deux. Il se rapproche au monde du spectacle vivant et devient chargé des missions extraordinaires, rédacteur de l'annuaire des théâtres auprès des théâtres impériaux de l'époque. Son esprit progressiste est critiqué. Il fonde dès 1901 des soirées de musique contemporaine pour faire connaître aux russes de jeunes compositeurs français. Il choisit de venir à Paris, capitale des arts, et souhaite exporter la culture russe en France. Il teste le public français en proposant des expositions pour initier le public à le peinture, la musique et l'opéra. Il va tenter en 1909 une première saison russe de ballet. En 1911, il présente officiellement sa compagnie des ballets russes. C'est le théâtre du Châtelet qui l'accueille. Entre 1851 et 1913, Paris est la capitale très dynamique prédominante. Elle dispose de nombreuses infrastructures permettant d'accueillir les arts. Ainsi, en 1913, le théâtre des Champs-Élysées voit le jour. Diaghilev est soutenu de ses amis comme Jean Cocteau. Le ballet bénéficie de mécènes, et est financé grâce à des dons privés. Ses danseurs viennent de l'école impériale de Saint-Pétersbourg, et ont suivi une formation très rigoureuse et académique, qui est l'héritage des styles français et italiens. Ces danseurs ont une très grande virtuosité technique. Trois grandes périodes : évolution stylistique du ballet 1909-1912 : la période des folklores russes et orientaux qui inspirent les ballets, chorégraphié par Michel Fokine, grand r...
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« Directeur artistique.

Au départ destiné à carrière juridique.

Mais s'intègre très vite au milieu littéraire et artistique.

Il est passionné d'art, curieux et intelligent. Il fonde la revue Le Monde de l'Art avec Léon Baxte en 1898.

Il s'intéresse d'abord à la peinture, et énormément à la musique avant de découvrir le ballet qui peut regrouper les deux.

Il se rapproche au monde du spectacle vivant et devient chargé des missions extraordinaires, rédacteur de l'annuaire des théâtres auprès des théâtres impériaux de l'époque.

Son esprit progressiste est critiqué.

Il fonde dès 1901 des soirées de musique contemporaine pour faire connaître aux russes de jeunes compositeurs français. Il choisit de venir à Paris, capitale des arts, et souhaite exporter la culture russe en France.

Il teste le public français en proposant des expositions pour initier le public à le peinture, la musique et l'opéra.

Il va tenter en 1909 une première saison russe de ballet.

En 1911, il présente officiellement sa compagnie des ballets russes.

C'est le théâtre du Châtelet qui l'accueille. Entre 1851 et 1913, Paris est la capitale très dynamique prédominante.

Elle dispose de nombreuses infrastructures permettant d'accueillir les arts.

Ainsi, en 1913, le théâtre des Champs-Élysées voit le jour.

Diaghilev est soutenu de ses amis comme Jean Cocteau.

Le ballet bénéficie de mécènes , et est financé grâce à des dons privés.

Ses danseurs viennent de l'école impériale de Saint-Pétersbourg, et ont suivi une formation très rigoureuse et académique , qui est l'héritage des styles français et italiens.

Ces danseurs ont une très grande virtuosité technique .

Trois grandes périodes : évolution stylistique du ballet · 1909-1912 : la période des folklores russes et orientaux qui inspirent les ballets, chorégraphié par Michel Fokine, grand réformateur de l'art du ballet en Russie.

Thèmes autour de la tradition, rythmes, sort du codage classique habituel. A la fin de cette période, le ballet très national va être pénétré par d'autres influences.

Les artistes occidentaux interviennent, les ballets russes perdent leur caractère national.

Ils deviennent moins folkloriques, plus modernes, plus européens et ouverts sur le monde.

(Daphnis et Chloé de Ravel, l'Après-midi d'un faune de Debussy) · 1912-1921 : les ballets russes se diversifient, cherchent l'originalité et même font des recherches expérimentales.

Décors demandés à Picasso, Braque, Matisse et tous les peintres talentueux de l'époque.

Leonid Massine rejoint le groupe, et le danseur étoile Nijinski.

Nouveauté : Diaghilev donne sa chance à Nijinski et le laisse chorégraphier. Pendant la 1ere guerre mondiale, Diaghilev fait venir de nouveaux artistes. Veine très moderniste, expérimentale.

Beaucoup de controverses. · 1921-1929 : Années Folles.

Course folle à l'inédit.

Nouveaux chorégraphiques comme Bromislava Nijinska et George Balanchine qui fait venir des peintres surréalistes.

Il veulent faire du ballet un foyer de convergence de toutes les tendances artistiques nouvelles.

Les musiciens français aussi sont sollicités comme le groupe des six. Les ballets russes sont un choc culturel .

Ce sont des ballets fondés sur l'imaginaire slavo-oriental.

Avec décors, musique et mises en scènes apportées par Diaghilev. Ex : Le festin, Petrouchka, l'Oiseau de feu. On diffuse une image russe (paysans, foires, marchés, forêts, couleurs, rouge). On valorise la tradition .

C'est une autre vision de la femme.

Le ballet russe a aussi beaucoup fait évoluer le rôle de la femme . Le costume est fait de tissus russes authentiques .

Travail de couleur, de climat. Cf : Shérazade rouge et vert émeraude Richesse des décors, des costumes.

Tout est mûrement réfléchi. Diaghilev joue aussi sur la Grèce antique, il explore les esthétiques , et investit aussi le milieu littéraire .

Imaginaire très présent.

Les ballets russes suscitent l'intérêt des littéraires français.

Comme Marcel Proust, grand admirateur, ou Claudel, Guitry etc. Paul Poiret, couturier, a retiré le corset pour libérer le corps des femmes.

Coco Chanel transfert son goût au goût slave.

Les costumes influencent la mode . → événement social, choc culturel artistique Créations controversées , sauf par intellectuels.

Elles donnent lieu à des polémiques . Ex : L'après-midi d'un faune ; Le sacre du printemps ; Parade (décors Picasso, musique Jean Cocteau) ; Roméo et Juliette etc. Critique rude mais en même temps univers apprécié.. »

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