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icône (art) 1 PRÉSENTATION icône (art), peinture religieuse caractéristique de l'Église chrétienne orthodoxe.

Publié le 16/05/2013

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icône (art) 1 PRÉSENTATION icône (art), peinture religieuse caractéristique de l'Église chrétienne orthodoxe. 2 UN ART DE DÉVOTION Petrov, Icône de saint Nicolas Alexa Petrov, Icône de saint Nicolas, 1294. Bois, oeuvre signée. Musée de Novgorod (Russie). Dean Conger/Corbis Le terme d'icône vient du grec eikon, signifiant « ressemblance « ou « image «. Considérée comme sacrée, cette image est censée faciliter la communion avec la figure sainte qu'elle représente. Après le IVe siècle, le terme icône est employé pour désigner tout art religieux, notamment les mosaïques, reliefs et tableaux, ayant un lien avec l'Église chrétienne d'Orient. À l'heure actuelle, il désigne essentiellement de petits panneaux de bois sur lesquels sont peints, dans des tons sombres caractéristiques, sur un fond doré ou orné de pierreries, le visage du Christ, de la Vierge Marie ou d'un saint. Icône des quatre saints Cette icône de l'école de Pskov est représentative de l'art orthodoxe du xiv e siècle, encore fortement inspiré des canons iconographiques byzantins.École de Pskov, Icône des quatre saints, xiv e siècle. Bois, 147 × 133 cm. Galerie Tretiakov, Moscou. Bob Saler/Photo Researchers, Inc. L'icône trouve son origine dans les portraits funéraires coptes du Fayoum (région d'Égypte), réalisés aux premiers siècles de notre ère. Datant des VIe-VIIe siècles, les plus anciennes icônes parvenues jusqu'à nous sont des encaustiques sur bois, conservées au monastère de Sainte-Catherine (mont Sinaï, Égypte). Elles représentent des visages que de grands yeux et une intense expression rendent quasiment vivants. Outils spirituels conçus pour l'édification des fidèles, les icônes sont destinées à la prière. Elles peuvent être l'objet d'une dévotion individuelle, et sont dans ce cas de petites icônes généralement sous la forme de mosaïques miniatures, tel le Saint Jean Chrysostome de la...

« les unes à côté des autres au sein de l’iconostase — cloison séparant le chœur (où officie le clergé) de la nef (où se tiennent les fidèles) — de l’église de rite orthodoxe, qu’elle soit byzantine, grecque ou russe. 3 UNE PEINTURE SYMBOLIQUE Roublev, Icône de la Trinité Exécutée pour la cathédrale de Zagorsk, près de Moscou, l'œuvre de Roublev est sans doute l'une des plus célèbres icônes byzantines de la première moitié du XV e siècle.Andreï Roublev, Icônede la Trinité, 1411 ou 1422-1423. Détrempe sur bois, 142 × 114 cm. Galerie Tretiakov, Moscou.Bridgeman Art Library, London/New York En tant qu’outils spirituels, les icônes sont strictement codifiées dans leur contenu et dans leur style, pour être conformes au dogme en vigueur. Pour éviter toute idolâtrie, elles sont réalisées d’une manière austère, délibérément stylisée, qui accentue l’aspect surnaturel au détriment de l’aspect humain et de toute sentimentalité. Ainsi, le naturalisme est découragé (au profit de dessins très géométriques), de même que tous les signes d’individualité artistique. Dans les écoles byzantines (essentiellement grecques) et russes, où les plus belles icônes ont été produites, les artistes placent leurs scènes bibliques dans des paysages étranges et symboliques. Parmi ces paysages figurent fréquemment des montagnes (symbolisant une proximité avec Dieu) et des grottes (dénotant un manque de spiritualité), même si leur présence ne vient pas directement en appui du texte biblique. Lorsqu’il s’agit de figures humaines, le symbolisme s’applique à la fois aux attributs vestimentaires et à la pose des personnages. Quant à la lumière qui se dégage des icônes aux fonds dorés ou argentés, elle est le symbole de la lumière divine. Théophane le Grec, Icône de la Transfiguration « Or il advint, environ huit jours après ces paroles, que, prenant avec lui Pierre, Jean et Jacques, il [Jésus] gravit la montagne pour prier. Et il advint, comme il priait, que l'aspect de son visagedevint autre, et son vêtement, d'une blancheur fulgurante. Et voici que deux hommes s'entretenaient avec lui : c'étaient Moïse et Élie qui, apparus en gloire, parlaient de son départ, qu'il allaitaccomplir à Jérusalem. Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil. S'étant bien réveillés, ils virent sa gloire et les deux hommes qui se tenaient avec lui. » (Évangile selon saint Luc,IX, 28-32).Théophane le Grec, Icône de la Transfiguration, v. 1403. Détrempe sur bois, 184 × 134 cm. Galerie Tretiakov, Moscou.Archivo Iconografico, S.A./Corbis »

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