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1925: Charlie Chaplin choisit la comédie pour dénoncer la misère

Publié le 24/03/2019

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Charlie Chaplin fait de son personnage de vagabond tragi-comique, inventé en 1915, un sujet complexe dans les années 20 : le film La Ruée vers l'or, qui sort en 1925, devient l'un des plus grands succès du cinéma comique.

En 1913, le comique britannique Charles Chaplin, âgé de 24 ans, signe un contrat avec la Keystone Company. C'est Mack Sennett qui l'a repéré. Le studio de cinéma spécialisé dans la comédie est situé à Edendale, un faubourg mal famé de Los Angeles.

 

Comme un grand nombre de comiques de cette époque, Chaplin a d'abord fait du music-hall. Il dit lui-même avoir tout appris de sa mère, une artiste de talent, et entre autres son métier de mime. ll fait ses débuts cinématographiques dans le rôle d'un reporter sans travail, héros de Pour gagner sa vie. Il y apparaît vêtu d'une longue redingote, coiffé d'un chapeau haut de forme, avec monocle et moustaches tombantes. La presse ne tarde pas à découvrir le nouveau venu. Mais ce n'est que quatorze mois plus tard que Chaplin connaît un triomphe avec Chariot vagabond. Tous les traits du vagabond devenu si populaire sont pratiquement déjà réunis.

 

L'origine exacte de Charlot est aujourd'hui encore l'occasion de spéculations. Chaplin rappelle, dans une autobiographie, l'avoir improvisé pour la première fois sur le tournage du film L'Étrange Aventure de Mabel (1914) : « Je ne savais pas quel déguisement je devais endosser. Mais en partant pour l'habillage, je réfléchis que je devais porter un pantalon trop large, de grandes chaussures, une canne et un chapeau melon. >> Tous ceux qui travaillent autour de lui sont fascinés par le personnage.

 

Ce dernier va, dès lors, s'affiner progressivement au contact de Fatty Arbuckle, de Ford Sterling, de Chester Conklin et surtout de Mabel Normand qui lui donnent l'idée des volumineux pantalons, de la veste étriquée, des chaussures et de la moustache. Chaplin crée ainsi un personnage très représentatif des premières décennies du xx\" siècle.

 

Arrivé à ce point de sa carrière,

Chaplin va apporter plus de soin à ses films. Il tourne moins, la qùalité de son travail s'en trouve amé-liorée.Avec Le Kid (1921) vient la célébrité. Il est l'une des plus grandes vedettes d'Hollywood. La Ruée vers l'or (1925) est sans doute l'œuvre la plus populaire de Chaplin ; la scène de la danse des petits pains reste inoubliable. Les Lumières de la ville (1931) est une très belle histoire d'amour où

chaplin

« Charlie Chaplin vêtu de son accoutrement célèbre : canne et chapeau melon Charlie Chaplin choisit la comédie pour dénoncer la misère Charlie Chaplin fait de son personnage de vagabond tragi -comique, inventé en 1915, un sujet complexe dans les années 20 : le film La Ruée vers l'or, qui sort en 1925, devient l'un des plus grands succès du cinéma comique.

E n 1913, le comique britan­ nique Charles Chaplin, âgé de 24 ans, signe un contrat avec la Keystone Company.

C'est Mack Sennett qui l'a repéré.

Le studio de cinéma spécialisé dans la comédie est situé à Edendale, un faubourg mal famé de Los Angeles.

Comme un grand nombre de comiques de cette époque, Chaplin a d'abord fait du music-hall.

Il dit lui­ même avoir tout appris de sa mère, une artiste de talent, et entre autres son métier de mime.

ll fait ses débuts cinématographiques dans le rôle d'un reporter sans travail, héros de Pour gagner sa vie.

Il y apparaît vêtu d'une longue redingote, coiffé d'un chapeau haut de forme, avec monocle et moustaches tombantes.

La presse ne tarde pas à découvrir le nouveau venu.

Mais ce n'est que quatorze mois plus tard que Chaplin connaît un triomphe avec Charlot vaga bond.

Tous les traits du vagabond devenu si populaire sont pratiquement déjà réunis.

L'origine exacte de Charlot est aujourd'hui encore l'occasion de spéculations.

Chaplin rappelle, dans une autobiographie, l'avoir improvisé pour la première fois sur le tournage du film L'Étran ge Aventure de Mabel (1914) : « Je ne savais pas quel déguisement je devais endosser.

Mais en partant pour l'habillage, je réfléchis que je devais porter un pantalon trop large, de grandes chaussures, une canne et un chapeau melon.

>> Tous ceux qui travaillent autour de lui sont fascinés par le personnage.

Ce dernier va, dès lors, s'affiner progressivement au contact de Fatty Arbuckle, de Ford Sterling, de Chester Conklin et surtout de Mabel Normand qui lui donnent l'idée des volumineux pantalons, de la veste étriquée, des chaussures et de la moustache.

Chaplin crée ainsi un personnage très représentatif des premières décennies du xx• siècle.

Arrivé à ce point de sa carrière, Chaplin va apporter plus de soin à ses films.

Il tourne moins, la qùalité de son travail s'en trouve amé­ liorée.

Avec Le Kid (1921) vient la célébrité.

Il est l'une des plus grandes vedettes d'Hollywood.

La Ruée vers l'or (192 5) est sans doute l'œuvre la plus populaire de Chaplin ; la scène de la danse des petits pains reste inoubliable.

Les Lu mières de la ville (1931) est une très belle histoire d'amour où Charlie Chaplin dans le rôle d'un vagabond dans le film La Ruée vers l'or, en 1925 Chaplin rend la vue à une jeune aveugle.

Mais avec Les Temps modernes (1936), Chaplin connaît quelques mésaventures : on l'accuse d'avoir copié A nous la liberté de René Clair.

Ses trois mariage s successifs défraient la chronique.

Le Dict ateur (1940) est une virulente critique d'Hitler -dont il fait un portrait cinglant -et des persécutions raciales.

La droite américaine le soupçonne alors d'être commu­ niste.

Monsieur Verdoux (1947), inspiré de l'affaire Landru, lui vaut les foudres du macc arthysme.

En 1952, il se rend à Londres pour présenter Les Feux de la rampe, et renonce à regagner les États-Unis.

Il s'installe en Suisse avec sa quatrième femme, la fille du dramaturge O'Neill, et ses enfants.

Il tourne encore deux films médiocres en Europe.

Il fait un bref séjour aux États-Unis pour y recevoir un prix, mais il finira sa vie, couvert d'honneurs, en Suisse.

Les stars de la comédie du cinéma muet 1874-1940 Ben Turpin Ce petit bonhomme, célèbre pour son strabisme et sa moustache, devient, à partir de 1915, le partenaire de Chaplin.

Leur collaboration foncti onne bien, mais les deux hommes éprouvent une forte aversion l'un pour l'autre.

Il fait cavalier seul dans une série de courts métrages désopilants.

1887-1933 Roscoe • Fatty • Arbuckle Grâce à son producteur Mack Sennett, le gros Arbuckle devient une star du cinéma.

Il fonde lui-même une société de production et découvre Buster Keaton.

L'implication d'Arbuckle dans un meurtre dont il est innocenté met fin à sa carrière en 1921.

1890-1965 Laurel et Hardy Laurel et Hardy forment le couple de comiques le plus perf ormant de l'histoire du cinéma.

Bien que Laurel interprète toujours le rôle du benêt pleurnichard, il est la tête du duo, contrôlant la mise en scène et le tournage de leurs films à succès.

Il renonce aux scénarios très élaborés au profit de l'improvisation.

1893-1971 Harold Lloyd 1925 Lunettes d'écaille, chapeau de paille et situations comiques acrobatiques sont la marque de cet Américain qui connaît plus de succès dans les années 20 que ses concurrents, Chaplin et Keaton.

Dans près de 200 Harold Lloyd films, il interprète le jeune homme timide qui fait confiance à la bonté de l'être humain.

Il incarne des vertus américaines telles que le zèle et l'honnêteté.

En 1952, il obtient un oscar d'honneur pour son œuvre.

1895-1966 Buster Keaton Cet acteur américain est « l'homme qui ne rit jamais ».

Dans ses films, il maîtrise tous les problèmes avec l'impas­ sibilité du roc.

Keaton, qui s'essa ie aussi comme metteur en scène, fête son plus grand succès avec Le Mécano de la « Général» (1926).. »

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