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le cinéma européen des années 20

Publié le 02/04/2019

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L'année suivante, l'industriel et magnat de la presse allemand Alfred Hugenberg, réussit à faire de l'UFA le premier groupe cinématographique d'Europe.

 

Idoles des cinéastes.

 

Fritz Lang, Ernst Lubitsch, Friedrich Wilhelm Murnau et Georg Wilhelm Pabst sont les metteurs en scène les plus puissants. La Polonaise Pola Negri, la Danoise Asta Nielsen et l'Allemande Henny Porten (productrice depuis 1924) sont les divas du moment.

 

En dehors des oeuvres mineures que sont les comédies et les

« films d'aventure, toute une série de chefs-d'oeuvre voient le jour au cours des dix dernières années du cinéma muet: "Le Cabinet du Docteur Caligari" (en 1919 déjà), la nouvelle version du "Golem" (1920), les films de Murnau "Nosferatu le vampire" (1922), "Le Dernier des hommes" (1924) et "Faust "(1926), ainsi que les films de Fritz Lang, "Le Docteur Mabuse" (1922), "Les Nibelungen" (1924) et la parabole sur le totalitarisme "Metropolis" (1927). Le surnaturel, la mystique de l'ivresse du pouvoir et des passions, de l'amour et de la mort constituent les forces motrices de ces films.

L'emphase des mimiques et des gestes peut aujourd'hui donner une impression de grotesque, parfois frénétique.

L'actrice Asta Nielsen est représentative de cette façon de jouer.

Les décors sont indispensables: ils deviennent des "poèmes architectoniques" capables de suggérer l'illusion et forment un lieu original, une réalité propre, qu'il s'agisse de vieilles ruelles tortueuses ou, comme dans "Metropolis", d'une gigantesque ville utopique. La description de la réalité ne s'affirme qu'à partir du milieu des années 20.

L'Autrichien Wilhelm Georg Pabst met en scène la réalité sociale dans un film sur la prostitution, "La Rue sans joie" (1925) avec un tel réalisme que le film doit être en partie censuré dans de nombreux pays.

"Berlin, symphonie d'une grande ville" (1927) de Walter Ruttmann, constitue un documentaire précieux sur le visage de Berlin. L'Espagnol Luis Buñuel vantera plus tard les mérites de Ruttmann, le qualifiant de "créateur du film absolu". Le comique le plus original du cinéma allemand est le Munichois Karl Valentin, qui apparaît dans plus de 50 films, entre 1912 et 1941.

Bretch disait de lui: "Cet homme ne vient pas faire des plaisanteries.

Il est lui-même une plaisanterie vivante." "Les Mystères du salon de coiffure" (1922), mis en scène par Bertolt Brecht et Erich Engel, ainsi que "L'Excentrique" (1929) sont restés célèbres. La France: contrastes cinématographiques. Le cinéma français traverse une crise grave dans les années 20.

La production diminue considérablement et les films américains dominent le marché.

Un cinéma d'avant-garde, pour les intellectuels, émerge cependant, doté de ses propres revues l'hebdomadaire Cinéa, dirigé par l'écrivain Louis Delluc de ses propres ciné-clubs et salles de cinéma.

À Paris se rencontrent Luis Buñuel et son compatriote Salvador Dali, l'Américain Man Ray et des Français comme Antonin Artaud, René Clair et Jean Cocteau.

Des films sans action du cinéma pur des farces et le cinéma surréaliste provoquent, amusent ou effraient le public tout aussi bien. Quatre oeuvres essentiellement entrent dans l'histoire du cinéma: Entr'acte (1924), présenté comme un intermède pour un ballet, une farce de 22 minutes d'après un scénario de Francis Picabia sur une musique d'Erik Satie; "Un chien andalou"(1928), montage d'images surréalistes; "L'Âge d'or" (1930) de Luis Buñuel, ainsi que le premier film de Jean Cocteau, "Le Sang d'un poète". Quant à Abel Gance, il représente un marginal plein de fantaisie technique qui a l'ambition de projets gigantesques. La grande aventure de sa vie est "Napoléon" (1927), conçu 2. »

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