Devoir de Philosophie

Dicique beatus / ante obitum nemo supremaque funera debet

Publié le 04/05/2022

Extrait du document

« Dicique beatus / ante obitum nemo supremaque f unera debet Penonne ne peut se dire heureux avant l'heure de son trépas et de ses funérailles Cette expression.

empruntée à un passage des Métamorphose.î d'Ovide (3.

136 sq.), évoque le sort du roi de Thèbes Cadmus, et elle était déjà célèbre dans I' Antiquité (cf.

notamment sa reprise par Lactance dans ~e De ira Dei (20, 2]) ainsi qu'au Moyen-Age (cf.

par exemple, Walafnd Strabon, Liber Paralipomenon Il., 9 [Pl 113., 681a], Gualbert de Bruges, Airera vita Caroli Boni, PL 166, 949c et Walther 5599).

Ce topos, selon lequel aucun homme ne peut être considéré comme heureux avant sa mort, est attesté chez de nombreux auteurs grecs et latins : cf.

en particulier la tradition, commençant avec Hérodote ( 1, 32), qui fait de cette sentence_ la réplique d~ Solon à C~ésus, 1~ richissime roi de Lydie qui tentait de le convaincre de voir en lui l'homme le plus heureux de l'univers: Crésus se serait ensuite souvenu de cet avertissement sur son bûcher, après avoir été vaincu et emprisonné par Cyrus.

Notre maxime est donc souvent attribuée à Solon : cf.

ainsi Aristote (Ethique de Nicomaque, 11 OOa 11 ; 15 ; Ethique à Eudème,.

1219b 6) ; la Vie de Solon par Plutarque (27, 9), une épigramme anonyme de l'Anthologie Palatine (9, 366, 6), Juv~nal (1?, 274 sq.) et Ausone (Ludus septem sapientum, 4, 31 sq.); certains p~remiographes font également allusion à Solon à propos des expressions TÉÀos opa p(ou., , traduit en latin par Ante mortem ne laudes hominem quemquam).

Dans le recueil parémiographique du Mont Athos de Zénobios (381 Miller) apparait aussi µ ~TTw µÉy' er nus nplv Tf Àf uT~oavT' i61Jç.. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles