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Les pensées de la classe dominante sont aussi, à toutes les époques, les pensées dominantes Marx et Engels

Publié le 15/09/2015

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marx

«La production des idées, des représentations et de la conscience est d’abord directement et intimement mêlée à l’activité matérielle et au commerce matériel des hommes, elle est le langage de la vie réelle. Les représentations, la pensée, le commerce intellectuel des hommes apparaissent ici encore comme l’émanation directe de leur comportement matériel. Il en va de même de la production intellectuelle telle qu’elle se présente dans la langue de la politique, celle des lois, de la morale, de la religion, de la métaphysique, etc., de tout un peuple. »

« Les pensées de la classe dominante sont aussi, à toutes les époques, les pensées dominantes, autrement dit, la classe qui est la puissance matérielle dominante de la société est aussi la puissance dominante spirituelle. »

«L’idéologie a mauvaise image? Et pour cause : c’est le nom savant du Malin. Le Diable a le champ politique pour domicile officiel. Et les discours de, sur ou contre l’idéologie sont nos démonologies licites, habilitées par l’autorité sorbonicole, étudiées comme autant d’explications, commentées comme autant d’hypothèses. »

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« Idéologie 1 129 le vocabulaire du philosophe allemand. Le problème est d'autant plus complexe que c'est dans un sens large­ ment nouveau que le mot est utilisé. Qu'est-ce que l'idéologie? Les réponses peuvent varier selon les textes sur lesquels on se fonde, et plus encore selon les lectures qu'on en propose. Si l'on ne retient comme point de départ que L'Idéolo­ gie allemande, on ne peut définir l'idéologie qu'en défi­ nissant la place que Marx et Engels lui attribuent dans le système d'ensemble dont ils sont en train d'élaborer l'une des premières formulations. Ce système n'accepte d'autres présupposés que des pré­ supposés matérialistes. Il faut pour expliquer la réalité ne partir de rien d'autre qu'elle, ne se fonder sur rien d'autre que sur les conditions matérielles de la vie des individus et de la société. Le domaine des idées et de la culture, même, n'est donc pas autonome et indépen­ dant. Il est le produit direct du donné matériel qui, dans une société, l'explique et le détermine: «La production des idées, des représentations et de la conscience est d'abord directement et intimement mêlée à l'activité matérielle et au commerce matériel des hom­ mes, elle est le langage de la vie réelle. Les représenta­ tions, la pensée, le commerce intellectuel des hommes apparaissent ici encore comme l'émanation directe de leur comportement matériel. Il en va de même de la production intellectuelle telle qu'elle se présente dans la langue de la politique, celle des lois, de la morale, de la religion, de la métaphysique, etc., de tout un peuple.» L'idéologie, affirment donc Marx et Engels, n'a pas d'autonomie, d'histoire propre; elle n'est rien d'autre que le reflet de la seule véritable réalité, celle que définissent les rapports matériels. Pour parler dans le vocabulaire marxiste, elle est l'une de ces « superstruc- »

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