Géographie de l’environnment : la nature objet géographique
Publié le 06/01/2026
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« Géographie de l’environnment : la nature objet géographique Représentation de la nature selon imaginaire : - Confusion entre rural et anthropisé - Faune et Flore - Couleur vert - Biodiversité - Mer, Forêt, Montagne - Objets biophysiques (topographiques/hydrophysique) - Dimension esthétisante (paysages) Nature pour géographes : Nature donnée, nature construite, la complexité des rapports homme/nature, la richesse environnementale du monde Terminologie problématique : Nature est un terme polysémique - Radicale : milieu originel, primaire, non-anthropisé, un état du passé avant l’humanité qui n’existe plus, étude du biologiste, érème (contraire d’oekoumène), se décline en sauvage ou vierge - Courant : synonyme de végétal, “verdure”, végétation, végétalisé - Approche culturaliste : idéal esthétique des paysages comme cadre de vie, associé au rural, artificialisation faible, relève de la phénoménologie car représentation imaginaire de l’esprit - Approche naturaliste : biologie, géologie, écologie sont l’ensemble des composantes biophysique de l’espace, part de l’anthropique présente (= données humaine), nature définie comme milieu et écosystème Ecosystème = assemblage, réseau fonctionnel d’organismes qui assure la continuité de l’évolution biologique → Ils sont composés d’une base, = le milieu biophysique, = le biotope, = données non-vivantes, = données abiotiques et aussi de la biocénose, = données biotiques de l’environnement 2 sens du mot “nature” selon géographes : géographie psycho-sociale et géographie biophysique Terme environnement insiste sur relations d’interdépendance complexes entre la société et les écosystèmes (définition de l’UE) Histoire de la géographie par mouvements : - Vision traditionnelle : insiste sur l’extériorité de la nature, par rapport aux sociétés, extériorité homme/nature - Rapport de supériorité de l’humain sur la nature, se concrétise par la notion de ressources, vision utilitariste/ressourciste de la nature (capital naturel) mais aussi rapport inverse de la nature qui domine la société (= déterminisme) - Vision du géographe : association de la sphère de la nature et de la société, notion d’hybride (= mélange de manière associée les 2 ensembles) Évolutions de paradigmes multiples : Épistémologie : le poids du paradigme naturaliste Géographie environnementale qui est héritière du naturalisme scientifique de la fin du 19ème siècle, époque à laquelle la géographie classique émerge, une école française de Géographie, première forme institutionnelle et organisée de manière scientifique Paul Vidal de la Blache, géographie vidalienne Géographie classique qui est voisine de la biologie/géologie = la botanique, marquée par la géographie physique et non pas forcément sociale, humaine, écologique Milieu : notion associé à ‘l'adjectif naturel souvent, biocénose/biotope et donc biotique et abiotique Ecologie : le naturalisme souvent associé à l’écologie, est un néologisme du 19ème siècle, du grec ako oiko signifiant habiter une maison, terme polysémique, ici comme science et non idéologie politique Milieu géographique : notion des géographes où l’on prend en compte l’humain (écologie humaine), se distingue des naturalistes et des disciplines biologie et géographie Géographie classique privilégie la lecture de l’environnement avec le milieu naturel comme la base de tout, tendance à la causalité unique, activité humaine s’expliquant par des facteurs physiques : déterminisme Géopoliticiens du 19ème siècle considéraient que les rapports entre les états dépendent de facteurs physiques, à cette époque, on a conscience du déterminisme et on veut déjà s’en détacher Paul Vidal Delaclâche écrit plusieurs articles sur les risques du déterminisme et insistait dans ses cours sur le fait que les facteurs physiques ont un rôle sociale, rectification du déterminisme = possibilisme Environnement = éléments physiques autour de l’humain Milieu = les éléments biophysiques Géographie environnmentale, vision anthropocentrée, fin du 20ème siècle Environnement = système qui associe les éléments biophysiques planétaires comme contexte, cadre de vie, notion de la fin du 20ème siècle sur des relations d’interdépendance entre les sociétés et tous les éléments biophysiques Schéma systémique de l’environnement : Fau ne Re lief s Climat Hom me Végé tation Ea ux So ls Environnement composé de la faune, du climat, de la végétation, de l’homme, des reliefs, des eaux Géosystème = notion de Georges Bertrand dans les années 70, sous l’influence de géographes russes, terme qui n’est pas médiatisé, du vocabulaire spécifique à la géographie, davantage associé aux sociétés Augustin Berque : géographe et philosophe Philippe Oescala : anthropologue et philosophe contemporain dont l’ouvrage principale du débat du 21ème siècle est Par delà nature et culture, dans laquelle l’auteur démontre de manière transparente que le terme de Nature n’est pas donné, qu’il est très occidental, il est un héritage des Lumières, en dehors de l’Occident Il existe 4 anthropologies/ontologies (ou régimes d'identification du monde) pour se représenter la Nature et le rapport humain et non-humain : (selon Philippe Descola, anthropologue français) - L’animisme : rapports d’extériorité et d’intériorité (ex : les peuples amazoniens ou sibériens considèrent les animaux comme des personnes non humaines), les humains et les non-humains (animaux, plantes, objets) partagent une même intériorité (esprit, âme), mais ont des corps différents - Le totémisme : humains et non-humains partagent à la fois un même esprit et une même forme d’existence physique, car ils sont regroupés par clans autour d’un totem (animal, plante, force naturelle), intériorité et extériorité communes (ex : les Aborigènes d’Australie) - L’analogisme : le monde est composé d'une multitude d’êtres tous différents les uns des autres, mais reliés entre eux par des correspondances symboliques qu’il faut interpréter, intériorité et extériorité différentes (ex : la Chine impériale, l’Europe prémoderne avec l’astrologie, les humeurs, les signatures des plantes, etc) - Le naturalisme : les humains et non-humains partagent un même monde matériel, soumis aux lois de la nature, mais seuls les humains ont une intériorité (esprit, conscience), c’est la vision dominante dans la pensée occidentale moderne (sciences, dualisme nature/culture), extériorité commune et intériorité différente La planète ne possède pas de milieu naturel mais des environnements anthropiés, relativiser les données biophysiques sont périphériques mais importantes, les géographes s’intéressent aux faits de nature comme un diagnostic pour en faire quelque chose Les biomes = typologie et géographie classique, classification pour la connaissance des ensembles biophysiques → Les unités biophysiques de la planète : classification d’ensembles biophysiques qui permet une identification de régions de façon multiscalaire, classification en fonction de différents critères, dont celui du paysage, proche au géographe qui est un homme de terrain, domaine de la végétation en fonction de différentes couvertures végétales, densité de la végétation, formations végétales fermées (yeux arrétés, forestiaires) et ouvertes, et critère paysager verticale (strates végétales, arborées, arbustives, buissonantes, herbassées), structure du paysage, paysager par la vue → Grande échelle : biotope / biocénose (en fonction du degré d’anthropisation) : - Ecosystème primaire : influence humaine réduite, formation climacique (climax = équilibre de l’écosystème) - Ecosystème secondaire : modifié, qui a connu un déséquilibre, rupture dans le climax, plus de climacique, réequilibrage (ex : agriculture), forêts formations secondaires, anthropisation, catastrophes naturelles → Petite échelle : écosystème qui s’assemblent et.... »
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