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Bangladesh - encyclopédie.

Publié le 21/10/2013

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bangladesh
Bangladesh - encyclopédie. ou « pays du Bengale «, République située en Asie méridionale. Ancien P?kist?n oriental devenu indépendant en 1971, il est limité : au sud par le golfe du Bengale ; à l'ouest, au nord et à l'est, par l'Inde ; au sud-est, par la Birmanie. Le système politique ne s'est jamais véritablement stabilisé. La Constitution démocratique et parlementaire de 1972 a été suspendue en 1982 par l'instauration d'un régime autoritaire, puis remise en vigueur en 1986. Le président de la République a cependant conservé l'essentiel des pouvoirs. En 1991, le rétablissement du système parlementaire a été approuvé par référendum. Géographie. À l'exception des collines de Chittagong et de la frange sud du plateau de Shillong, le Bangladesh est une terre basse. Son territoire est constitué par les apports alluviaux de fleuves très puissants : le Gange, le Brahmapoutre, la Tista, la Surma-Meghna viennent y confluer, formant un delta en évolution rapide, le plus grand et l'un des plus densément peuplés du monde. Ces fleuves évacuent leurs hautes eaux venant de l'Him?laya au moment même où la région, l'une des plus arrosées du monde, reçoit les pluies de la mousson. Des inondations catastrophiques submergent souvent le tiers du pays, ou plus, pendant des semaines, voire des mois. Les programmes d'endiguement, élaborés depuis 1947, sont insuffisants ; pour résoudre le problème du contrôle et de la gestion des eaux, il serait nécessaire d'entreprendre de vastes travaux conjoints au Népal, en Inde et au Bangladesh. Le pays a un climat typique de mousson avec des pluies abondantes d'été (de juin à octobre), suivies d'une saison fraîche et sèche (de novembre à mars) et d'une saison chaude et sèche (d'avril à mai). La population du Bangladesh est assez homogène. Elle présente, du point de vue ethnique, linguistique et culturel, de grandes similitudes avec celle de l'État indien du Bengale-Occidental. Toutefois, elle s'en distingue par la religion, puisque les habitants du Bengale indien sont en majorité hindouistes, tandis que ceux du Bangladesh sont musulmans à près de 90 %. La population, rurale à plus de 80 %, et l'une des plus pauvres du monde, s'accroît à un rythme très rapide. Le Bangladesh doit nourrir plus de 120 millions d'habitants sur un territoire grand comme le quart de la France. La riziculture domine, occupant 80 % de la surface cultivée totale, et la moitié des terres porte une double culture. Seul le riz « boro «, cultivé en saison sèche et irrigué à l'aide de motopompes, connaît une forte hausse des rendements. Le climat tropical permet, en respectant un calendrier agricole complexe et une irrigation de saison sèche, d'assurer, sur les terres fertiles enrichies par les limons, jusqu'à trois récoltes par an. Cependant, de novembre à avril, la majeure partie des terres reste inculte en l'absence d'irrigation. La production de grains dépasse les 25 millions de tonnes ; elle est complétée par des importations de céréales (de 2 à 3 millions de tonnes). Néanmoins, les ressources alimentaires par habitant diminuent. En raison de la situation démographique, d'une trop faible diversification des activités et de l'absence de réforme agraire réelle, l'émiettement de la micropropriété foncière ne cesse de s'amplifier, tandis que la moitié de la terre est aux mains de 10 % des familles. En conséquence, l'aggravation de la situation des tenanciers et l'augmentation du nombre des paysans sans terre sont autant de freins au développement. Le pays n'a presque aucune ressource minérale, à l'exception du gaz naturel, et il est très faiblement industrialisé. Les industries de base manquent particulièrement. Le seul secteur en expansion est celui de la confection destinée à l'exportation. Depuis 1980, la part de l'industrie dans le PNB diminue, malgré les plans quinquennaux et l'initiative laissée aux entrepreneurs privés. L'économie du Bangladesh est en quasi-totalité dépendante de l'aide étrangère qui, avec 2 milliards de dollars par an, assure 85 % du budget de l'État. De nombreux projets d'aide au développement sont réalisés par des organisations non gouvernementales. Le bilan est sombre : le pays ne satisfait pas à ses besoins alimentaires, le sous-emploi considérable est en lui-même cause de stagnation économique. Le commerce extérieur est très déséquilibré, malgré le faible niveau de consommation de la grande majorité de la population, et la dette extérieure s'accroît. Complétez votre recherche en consultant : Les livres Bangladesh - un faubourg de Dacca, page 541, volume 1 Bangladesh - rizières aux environs de Dacca, page 542, volume 1 Bangladesh - inondations à Dacca, page 542, volume 1 Histoire. Le Bangladesh a une histoire récente, son indépendance n'ayant été acquise qu'en 1971. Il constituait depuis la partition de l'Inde, en 1947, la province du Bengale-Oriental de l'État du P?kist?n, mais il se sépara de celui-ci après une courte guerre, qu'il avait menée avec l'aide de l'Union indienne. Cependant, ce pays se réclame d'une histoire plus ancienne, celle du Bengale. Cette immense région de plaines basses inondables fut, de tout temps, une riche région agricole, convoitée par les souverains de l'Inde. Conquise par un général afghan vers 1199, elle devint une province musulmane sous le règne des souverains Tughl?q de Delhi en 1324, bien que la majorité de sa population fût hindoue. Les seigneurs locaux recouvrèrent temporairement leur indépendance à la fin du XIVe siècle, mais les Moghols d'Akbar s'emparèrent du territoire en 1576. Les Britanniques s'y installèrent en 1633, y fondant un comptoir à Calcutta en 1690. Le Bengale, devenu « Présidence du Bengale «, fut alors dirigé, de 1773 à 1833, par des gouverneurs généraux nommés par l'East India Company, puis passa sous la tutelle de l'Empire britannique des Indes. En 1905, à la suite de nombreuses émeutes populaires, le gouvernement britannique décida de partager le Bengale en deux régions administratives, l'une à majorité hindoue (l'occidentale, avec Calcutta comme capitale), l'autre à majorité musulmane (l'orientale, avec Dacca comme centre administratif). En 1915, l'Assam fut à son tour séparé du Bengale-Oriental et annexé au Bengale-Occidental. Mais ces divisions ne faisaient qu'exaspérer le sentiment nationaliste des Bengalis. En 1947, la partie orientale du Bengale opta pour sa réunion avec le P?kist?n, mais la division, faite sur des bases religieuses, fut désastreuse au point de vue économique, la plupart des champs de jute se trouvant au P?kist?n oriental alors que les usines de traitement demeuraient au Bengale-Occidental. Par ailleurs, le P?kist?n occidental, séparé de sa province orientale par plus de 2 000 km et par des langues et coutumes différentes, était dans l'impossibilité d'administrer le BengaleOriental. Les Bengalis tentèrent alors un rapprochement avec l'Inde, à condition toutefois que celle-ci respectât leur indépendance. La séparation du Bengale se fit alors, au prix d'une guerre et d'un exode sanglants, en 1971. Cependant, il demeure une profonde identité de culture, de moeurs et de langue entre le Bengale-Occidental, maintenant intégré à l'Union indienne, et le Bangladesh devenu indépendant. Le cheikh Mujibur Rahman, qui avait animé la lutte pour l'indépendance, devint chef du gouvernement. Il promulgua une Constitution d'inspiration socialiste. Mais la misère chronique et la multiplicité des partis provoquèrent des désordres. Une période de forte instabilité politique s'ouvrit. La Constitution fut amendée, le système parlementaire, aboli, et Mujibur Rahman se fit donner, en janvier 1975, le titre de président de la République avant d'être renversé par un coup d'État en août. Les assassinats et les coups d'État furent alors courants. Le général Zia ur-Rahman, au pouvoir de 1976 à 1981, fit alterner les périodes de libéralisation et de répression. Un référendum approuva sa politique en 1977 avec 98 % des suffrages, et il remporta l'élection présidentielle de 1978. Mais il fut assassiné en 1981. Le général Hussein M?hammad Ershad, ancien chef d'état-major des armées, parvint au pouvoir à la suite d'un coup d'État militaire en mars 1982. Il revint à la vie civile pour se donner une image de démocrate et fut élu président de la République en octobre 1986. Il poursuivit une politique de libéralisation de l'économie, mais celle-ci resta davantage marquée par l'affairisme que par l'émergence d'entrepreneurs. La loi martiale fut décrétée à trois reprises en huit ans, mais la vie politique connut néanmoins une certaine stabilisation. Pour se rallier les courants islamiques, le général Ershad fit voter, le 7 juin 1988, un huitième amendement de la Constitution par lequel l'isl?m devenait religion d'État. À la suite de manifestations populaires, il a été forcé de démissionner en décembre 1990. Les premières élections libres depuis l'indépendance ont été remportées en 1991 par le parti national de la bégum Khaleda Zia, qui doit cependant faire face à une forte opposition. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Inde - Histoire - La période contemporaine Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Asie Asie du Sud Bengale bengali cyclone - Les effets des cyclones tropicaux Dacca Ershad Hussein Muhammad famine Inde - Histoire - La période contemporaine Pakistan - Histoire - La prolifération des troubles intérieurs Pakistan - Histoire - Un pays né de la partition de l'Inde Les médias Bangladesh - carte physique Bangladesh - tableau en bref Bangladesh - tableau en chiffres Asie - carte politique
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« En raison de la situation démographique, d'une trop faible diversification des activités et de l'absence de réforme agraire réelle, l'émiettement de la micropropriété foncière ne cesse de s'amplifier, tandis que la moitié de la terre est aux mains de 10 % des familles.

En conséquence, l'aggravation de la situation des tenanciers et l'augmentation du nombre des paysans sans terre sont autant de freins au développement. Le pays n'a presque aucune ressource minérale, à l'exception du gaz naturel, et il est très faiblement industrialisé.

Les industries de base manquent particulièrement.

Le seul secteur en expansion est celui de la confection destinée à l'exportation.

Depuis 1980, la part de l'industrie dans le PNB diminue, malgré les plans quinquennaux et l'initiative laissée aux entrepreneurs privés. L'économie du Bangladesh est en quasi-totalité dépendante de l'aide étrangère qui, avec 2 milliards de dollars par an, assure 85 % du budget de l'État.

De nombreux projets d'aide au développement sont réalisés par des organisations non gouvernementales.

Le bilan est sombre : le pays ne satisfait pas à ses besoins alimentaires, le sous-emploi considérable est en lui-même cause de stagnation économique.

Le commerce extérieur est très déséquilibré, malgré le faible niveau de consommation de la grande majorité de la population, et la dette extérieure s'accroît. Complétez votre recherche en consultant : Les livres Bangladesh - un faubourg de Dacca, page 541, volume 1 Bangladesh - rizières aux environs de Dacca, page 542, volume 1 Bangladesh - inondations à Dacca, page 542, volume 1 Histoire. Le Bangladesh a une histoire récente, son indépendance n'ayant été acquise qu'en 1971.

Il constituait depuis la partition de l'Inde, en 1947, la province du Bengale-Oriental de l'État du P ākist ān, mais il se sépara de celui-ci après une courte guerre, qu'il avait menée avec l'aide de l'Union indienne.

Cependant, ce pays se réclame d'une histoire plus ancienne, celle du Bengale.

Cette immense région de plaines basses inondables fut, de tout temps, une riche région agricole, convoitée par les souverains de l'Inde.

Conquise par un général afghan vers 1199, elle devint une province musulmane sous le règne des souverains Tughl ūq de Delhi en 1324, bien que la majorité de sa population fût hindoue.

Les seigneurs locaux recouvrèrent temporairement leur indépendance à la fin du XIV e siècle, mais les Moghols d'Akbar s'emparèrent du territoire en 1576.

Les Britanniques s'y installèrent en 1633, y fondant un comptoir à Calcutta en 1690.

Le Bengale, devenu « Présidence du Bengale », fut alors dirigé, de 1773 à 1833, par des gouverneurs généraux nommés par l'East India Company, puis passa sous la tutelle de l'Empire britannique des Indes.

En 1905, à la suite de nombreuses émeutes populaires, le gouvernement britannique décida de partager le Bengale en deux régions administratives, l'une à majorité hindoue (l'occidentale, avec Calcutta comme capitale), l'autre à majorité musulmane (l'orientale, avec Dacca comme centre administratif).

En 1915, l'Assam fut à son tour séparé du Bengale-Oriental et annexé au Bengale-Occidental.

Mais ces divisions ne faisaient qu'exaspérer le sentiment nationaliste des Bengalis.

En 1947, la partie orientale du Bengale opta pour sa réunion avec le P ākist ān, mais la division, faite sur des bases religieuses, fut désastreuse au point de vue économique, la plupart des champs de jute se trouvant au Pākist ān oriental alors que les usines de traitement demeuraient au Bengale-Occidental.

Par ailleurs, le P ākist ān occidental, séparé de sa province orientale par plus de 2 000 km et par des langues et coutumes différentes, était dans l'impossibilité d'administrer le Bengale- Oriental.

Les Bengalis tentèrent alors un rapprochement avec l'Inde, à condition toutefois que celle-ci respectât leur indépendance.

La séparation du Bengale se fit alors, au prix d'une guerre et d'un exode sanglants, en 1971.

Cependant, il demeure une profonde identité de culture, de mœurs et de langue entre le Bengale-Occidental, maintenant intégré à l'Union indienne, et le Bangladesh devenu indépendant. Le cheikh Mujibur Rahman, qui avait animé la lutte pour l'indépendance, devint chef du gouvernement.

Il promulgua une Constitution d'inspiration socialiste.

Mais la misère chronique et la multiplicité des partis provoquèrent des désordres.

Une période de forte. »

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