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Définition & usage: ARRACHÉ, -ÉE, participe passé, adjectif et substantif masculin.

Publié le 27/10/2015

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Définition & usage: ARRACHÉ, -ÉE, participe passé, adjectif et substantif masculin. A.— Participe passé de arracher* B.— Emploi adjectival. HÉRALDIQUE. [En parlant d'un arbre ou d'une plante] . Dont les racines sont étendues et apparentes, figurant ainsi l'arrachement de l'arbre : Ø 1. Saint-Claude (V.). — D'or, à un arbre arraché de sinople au chez d'azur, chargé d'un croissant d'argent. Franche Comté. Dictionnaire héraldique (CHARLES GRANDMAISON) 1852. — Par analogie. [En parlant d'une tête ou de membres d'animaux] Qui n'est pas coupé net, qui laisse pendre des lambeaux donnant une impression d'arrachement violent : Ø 2. Reynier. — D'or, à deux têtes de lion, arrachées et affrontées d'azur, lampassées de sable, et un coeur de gueules en pointe. Dauphiné. Dictionnaire héraldique (CHARLES GRANDMAISON) 1852. Remarque : Emplois attestés dans la plupart des dictionnaires généraux du XIXe. et du XXe. siècle à partir de Dictionnaire de l'Académie Française, Compléments 1842. C.— Emploi comme substantif masculin. 1. TEXTILES. Tissu de laine cardée passé sur une laineuse qui lui donne un aspect duveteux par ouverture des fils de trames : Ø 3. Le prêt à porter présente un grand choix de manteaux réalisés dans des tissus Hte Nouveauté Caniche. Alpaga — mohair — teddy — arrachés poil de chameau... Le Figaro. 22 novembre 1951, page 2, colonne 8. 2. SPORTS (haltérophilie). Mouvement par lequel on amène d'un seul coup la barre au-dessus de la tête au bout d'un ou des deux bras tendus : Ø 4. Maintenant.. s'amorce une composition réservée aux espoirs poids moyens... en trois mouvements classiques : développé, arraché, épaulé-jeté. ALEXANDRE ARNOUX, Paris-sur-Seine, 1939, page 204. — Locution adverbiale. À l'arraché(e). Avec un effort, un acharnement considérables : Ø 5. Nous avons échappé à la gêne en nous jetant à l'eau, et notre humeur s'est résolue en un match furieux où j'ai battu Jacques d'une longueur, à l'arraché. Douce fatigue des épaules, grande fatigue molle des muscles massés, lissés par les filets liquides. JULIEN GRACQ, Un Beau ténébreux, 1945, page 46. Ø 6. Ils [les Zingari] raccordaient les morceaux de la tente... que demain, il faudrait repriser, calfater... C'était un rude travail et accompli à l'arraché comme serait... après la représentation... abattu celui de démontage... C'était une sorte de ballet à quatre, bien réglé, toujours le même... PAUL VIALAR, Ceux du cirque les quatre Zingari, 1959, page 16. Remarque : 1re. attestation du mot (sous la forme féminine) dans GENTIS, La Pédale, 14 septembre 1927, page 11 : " sans relever la tête, à l'arraché, il revint sur les leaders qui s'enfuyaient à toute allure "; composé de la préposition à* et de arraché*, participe passé et substantif de arracher*. STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 1 770. Fréquence relative littéraire : XIXe. siècle : a) 2 227, b) 2 619; XXe. siècle : a) 2 869, b) 2 497. Forme dérivée du verbe "arracher" arracher ARRACHER, verbe transitif. I.— Emploi transitif. A.— [Le sujet désigne généralement une personne, une manifestation de la personne, parfois une force naturelle ou mécanique; un objet secondaire, la préposition à précise, quand il y a lieu, la personne à qui on a enlevé quelque chose] Arracher quelque chose (à quelqu'un). 1. [L'objet désigne une chose concrète] a) [Une plante qui tient au sol par ses racines ou ses tubercules, etc.] Déraciner, extraire du sol avec effort. Arracher les pommes de terre, arracher les vignes. Antonyme : planter : Ø 1. Un jour il voyait des gens du pays très occupés à arracher des orties. Il regarda ce tas de plantes déracinées et déjà desséchées, et dit : — c'est mort. VICTOR HUGO, Les Misérables, tome 1, 1862, page 206. Ø 2. D'autres fois, il s'apaisait dans son cher jardinage. Jardinage simple, sorte de bricolage horticole, qui consistait à arracher les mauvaises herbes, tailler les arbrisseaux, tondre la pelouse, tailler le bois. Toujours détruire, comme dans sa vie. Il est vrai que, lorsqu'on surprend au travail des jardiniers professionnels, ils sont toujours eux aussi en train de couper quelque chose. HENRI DE MONTHERLANT, Les Célibataires, 1934, page 827. — Par métaphore, emploi absolu : Ø 3. Imitez le temps; il détruit tout avec lenteur; il mine, il use, il déracine, il détache et n'arrache pas. JOSEPH JOUBERT. Larousse du 19e, 1866). — Populaire. En arracher. Avoir des difficultés. b) Par analogie. [Une partie du corps munie d'une racine ou de tout autre élément qui l'attache] Extraire avec effort de son logement naturel. Arracher une dent à quelqu'un. — Par métaphore. [La personne à qui on arrache est un avare qui donne difficilement] Je lui ai arraché une dent (Dictionnaire de l'Académie française. 1835-1932). — Par euphémisme, vieilli. Arracher la vie à quelqu'un. Le faire périr de mort violente (Dictionnaire de l'Académie Française). · Détacher violemment. La machine lui a arraché un bras; arracher quelque chose des mains de quelqu'un. — Syntagmes (emplois métaphoriques) · Arracher le coeur à quelqu'un. Lui causer une grande peine : Ø 4. Son orgueil la cloua sur sa chaise. Elle voulut paraître calme, ne pas montrer au jeune homme, qui sifflait avec tranquillité, à quel point son départ lui arrachait le coeur. ÉMILE ZOLA, Madeleine Férat, 1868, page 41. · Arracher à quelqu'un une épine du pied. Tirer (quelqu'un, soi-même) d'affaire, d'embarras. · Il vaut mieux laisser son enfant morveux que de lui arracher le nez (Dictionnaire de l'Académie Française). Il vaut mieux supporter un petit mal que d'y remédier par de grands moyens qui peuvent en causer un plus grand. · Vous lui arracheriez plutôt la vie (Dictionnaire de l'Académie Française). Sous-entendu : que d'obtenir qu'il fasse telle chose qui lui inspire une répugnance extrême. · Arracher les yeux à quelqu'un. Être à la vue de quelqu'un dans une irritation telle qu'on est capable d'en venir aux mains : Ø 5. — Pauvre Gilbert, quel supplice, n'est-ce pas? Vous avez peur qu'on ne vous rencontre ainsi? Savez-vous que je ne suis pas rassurée non plus! Si l'une de vos belles connaissances nous voit, elle va m'arracher les yeux. Cette main qui s'appuyait sur le bras de Gilbert, ce corps que le hasard de la marche pressait parfois contre lui, et ces longues plaisanteries... quel énervement! MARCEL ARLAND, L'Ordre, 1929, page 229. Remarque : Cette expression s'emploie dans le même sens avec la tournure pronominale. S'arracher les yeux (infra II A 2). — Par analogie. Arracher le masque à quelqu'un. Démystifier, faire connaître au grand jour les intentions de quelqu'un : Ø 6. « — C'est faux! hurla Paulus, cette danseuse ment! J'arracherai son masque et le ferai connaître!... » LOUIS BOUILHET, Melaenis, Chant cinquième, 1857, page 193. · Arracher à quelqu'un le pain de la bouche. Lui enlever son gagne-pain. c) Par extension. [L'objet désigne une chose concrète fixée, attachée ou adhérant à quelque chose] Enlever avec effort ou avec violence. Arracher une affiche, une page, un fil : Ø 7. L'hôtel du Nord fut livré à un entrepreneur de démolitions. Des ouvriers arrachèrent les fils électriques, les tuyaux de plomb, enlevèrent les portes, les fenêtres, démantibulèrent la maison pièce par pièce, comme une machine, et entassèrent le matériel dans la cour de Latouche. EUGÈNE DABIT, L'Hôtel du Nord, 1929, page 240. — Spécialement. · CHAPELLERIE. Arracher le jarre. Arracher le poil luisant sur les peaux de castor. · GÉOMORPHOLOGIE. [Le sujet désigne le courant d'un fleuve] Arracher des fragments de roche. Provoquer une érosion rapide. · GRAVURE. Enlever des parties déjà gravées d'une plaque de cuivre afin de modifier l'ensemble de celle-ci. · SPORTS. au figuré. HALTÉROPHILIE. Faire le mouvement de l'arraché avec un poids (confer arraché). SPORT CYCLISTE. Arracher une côte. La grimper rapidement et avec une remarquable énergie. Remarque : S'il y a une indication de lieu, elle est généralement introduite par la préposition de. Arracher un clou d'une muraille (Dictionnaire de l'Académie Française 1835-1932). — Par métaphore. Arracher une opinion de l'esprit, de la tête de quelqu'un (Dictionnaire de l'Académie Française 1835-1932) : Ø 8. Caderousse regarda le jeune homme comme pour arracher la vérité du fond de son coeur. Mais Andrea tira une boîte à cigares de sa poche, y prit un havane, l'alluma tranquillement et commença à le fumer sans affectation. ALEXANDRE DUMAS PÈRE, Le Comte de Monte-Cristo, tome 2, 1846, page 335. 2. [L'objet désigne une chose plus ou moins abstraite] a) [Une faveur, une chose difficile à obtenir] Obtenir péniblement, après un gros effort personnel. Arracher à quelqu'un une somme d'argent, un aveu : Ø 9. Les peuples murmuraient de ce qu'on leur arrachait ainsi leur argent, qui ne profitait jamais à la chose publique. PROSPER DE BARANTE, Histoire des ducs de Bourgogne de la maison de Valois, tome 2, 1821-24, page 331. Ø 10. On ne pouvait lui arracher une parole. Ses lèvres amincies et serrées semblaient arrêter au passage des plaintes et des reproches. ANATOLE-FRANÇOIS THIBAULT, DIT ANATOLE FRANCE, La Vie en fleur, 1922, page 313. SYNTAXE : Arracher à quelqu'un une approbation, une audience, une concession, une parole, une promesse, un secret. b) [Le sujet désigne un événement très intense, généralement pénible; l'objet désigne une réaction intense de la sensibilité] Obtenir péniblement grâce à la charge affective de l'événement. Arracher à quelqu'un une exclamation, des larmes, un sourire : Ø 11. La garde a tiré Le sang a coulé... Mille blessés, cent morts, Est-ce assez? L'affreux souvenir nous arrache Des cris d'horreur. VALÉRY LARBAUD, Journal, 1934, page 298. SYNTAXE : Arracher à quelqu'un une exclamation, une plainte, des soupirs. B.— Arracher quelqu'un à quelqu'un, à quelque chose. Ôter en usant de violence. 1. [Avec un objet secondaire précisant la personne qui tient à la personne arrachée] Arracher un enfant à sa mère : Ø 12. Si elle avait vraiment voulu... Jacques Malessert... elle le savait bien : il lui aurait suffi de profiter du trouble que sa seule présence mettait au coeur du jeune homme; elle aurait pu le tenir en son pouvoir, le dominer, le lier à elle par les liens de la chair, et alors, en dépit de tout, l'entraîner, l'arracher à Irène... Elle haussa les épaules : il n'en valait pas la peine. HENRI PETIOT, DIT DANIEL-ROPS, Mort, où est ta victoire? 1934, page 110. — [Emploi de la préposition de] a) [Lorsque l'objet secondaire désigne non pas la personne mais la partie (le lieu) de son être qui tient la personne qu'on lui enlève, la préposition est d'ordinaire de] Arracher un enfant des (d'entre les) bras de sa mère. (Au figuré) arracher un peuple des mains de l'occupant, de l'envahisseur : Ø 13.... le faux nègre s'était dit : « il est évident que Rocambole est mort, qu'il a livré le secret de sir Williams, et que, à cette heure, le comte et Baccarat ont pris toutes les mesures nécessaires pour sauver monsieur de Kergaz et l'arracher des griffes de son frère. (...) » PIERRE-ALEXIS, VICOMTE PONSON DU TERRAIL, Rocambole, les drames de Paris, tome 3, Le Club des valets de coeur, 1859, page 518. b) [Il en est de même lorsque l'objet secondaire désigne un lieu] : Ø 14. LE BARON. — Fais-les avancer. Valentin se met à la tête de sa troupe, qui s'avance en bon ordre, et vient se ranger en bataille. Mes amis, le chef des brigands qui désolent l'Allemagne, Roger ose me menacer; il prétend arracher de ces lieux une victime que vous avez soustraite à sa fureur, mais je compte sur votre courage pour défendre une aussi juste cause. RENÉ-CHARLES GUILBERT DE PIXÉRÉCOURT, Victor ou l'Enfant de la forêt, 1798, I, 13, page 22. Ø 15.... La cloche avant le jour m'arrache de mon lit : Je crois entendre, au son de sa voix balancée L'ange qui du sommeil appelle ma pensée, Et lui donne à porter son fardeau pour le jour; ALPHONSE DE LAMARTINE, Jocelyn, 1836, page 705. Ø 16. Et c'était lui, maintenant, dont l'accent frémissait, tandis que Jacques, ramassé dans son fauteuil, tendait vers le poêle une figure farouche qui semblait dire : « Père va mourir, tu viens m'arracher d'ici, c'est bien, je partirai, mais qu'on ne m'en demande pas plus. » ROGER MARTIN DU GARD, Les Thibault, La Sorellina, 1928, page 1204. 2. [Avec un objet secondaire exprimant une chose abstraite] Détacher en usant de violence ou d'énergie (et parfois) délivrer quelqu'un de quelque chose. a) [L'objet secondaire désigne une occupation] Arracher quelqu'un à ses études : Ø 17. Il semble qu'un rêve soit dissipé, qu'une captivité magique arrive à son terme, que le chant du coq fasse évaporer les fantômes, dont nous entouraient la solitude et le crépuscule. Le milieu du jour nous plonge dans la réalité, et nous arrache à la contemplation. Cela est bon aussi à son heure. « Travaille pendant qu'il fait jour. » HENRI-FRÉDÉRIC AMIEL, Journal intime, 1866, page 106. b) [Il désigne une chose qui pèse sur un être comme une fatalité] Arracher l'homme à la tyrannie, à la solitude, à la torpeur morale : Ø 18. «... Je veux arracher mes frères à la misère et à l'ignorance! Je veux les instruire, les amener à connaître et à aimer Dieu! Je veux être missionnaire! » JULES VERNE, Les Enfants du capitaine Grant, tome 2, 1868, page 138. Ø 19. On peut imaginer beaucoup de moyens propres à donner satisfaction aux désirs les plus pressants des classes malheureuses. Pendant longtemps ces projets d'amélioration furent inspirés par un esprit conservateur, féodal ou catholique; on voulait, disaient les inventeurs, arracher les masses à l'influence des radicaux. GEORGES SOREL, Réflexions sur la violence, 1908, page 194. Ø 20. Ma vie — dans les premiers instants — n'avait qu'une idée; l'arracher à la mort, l'enlever, morte, à la mort, la forcer à revivre quelque part, en moi, en nous, la ressusciter, par force, au moyen d'une concentration de moi-même. Elle était peut-être morte pour d'autres; pas pour moi. PIERRE-JEAN JOUVE, La Scène capitale, 1935, page 253. II.— Emplois pronominaux. S'arracher. A.— [Le pronom exprime la personne, objet secondaire indirect (me, se, etc.; à moi, à soi, etc.)] S'arracher quelqu'un ou quelque chose. 1. [Le pronom a valeur de réciprocité; l'objet direct désigne une personne ou une chose très appréciées] S'arracher quelque chose ou quelqu'un.. Le rechercher avec empressement comme si on avait à se le disputer les uns aux autres : Ø 21. ZOÉ. — Oui, mais comment avoir ces quatre voix? On a tant de peine à en avoir une! CÉSARINE. — Tout le monde se les arrache. BERNARDET. — Souvent la même sert à deux ou trois ministères successifs. EUGÈNE SCRIBE, La Camaraderie, 1837, III, 8, page 306. Ø 22. Ce qui offensait Antoine, c'était l'abominable imagerie religieuse que les pèlerins s'arrachaient, ces Jésus de bonbonnière, la poitrine ouverte, montrant leur coeur sanguinolent. ÉMILE ZOLA, Paris, 1898, page 244. — Locution proverbiale, familière. [L'objet direct désigne une personne très recherchée pour toutes les formes de la vie de société] On se l'arrache. 2. [Le pronom a valeur de réfléchi; l'objet direct exprime une chose concrète ou abstraite; supra I A] S'arracher une épine du pied, etc. — Locutions proverbiales. · Au sens littéraire ou par métaphore. S'arracher les cheveux. Être au comble du désespoir : Ø 23. John prévit que leur ivresse allait bientôt amener des scènes terribles. On ne pouvait compter sur le capitaine pour les retenir. Le misérable s'arrachait les cheveux et se tordait les bras. Il ne pensait qu'à sa cargaison qui n'était pas assurée. JULES VERNE, Les Enfants du capitaine Grant, tome 3, 1868, page 42. · S'arracher les yeux. a) S'irriter : Ø 24. Sous l'Empire, les personnes d'opinions contraires pouvaient se voir sans s'arracher les yeux... CÉLINE BUISSON DE LA VIGNE, VICOMTESSE DE CHATEAUBRIAND, Mémoires et lettres, 1847, page 19. b) Éprouver de la difficulté à déchiffrer un texte mal écrit ou mal imprimé. · S'arracher les yeux de la tête. Se priver d'un être précieux : Ø 25. Je me suis arraché les yeux de la tête en me privant de mes vieux conseillers. LOUIS VITET. Larousse du 19e, 1866). B.— [Le pronom exprime l'objet direct] 1. Emploi passif : Ø 26. Les plumes d'un oiseau mort s'arrachent difficilement. Larousse du 19e. siècle, 1866. 2. Emploi réfléchi (Confer tous les cas mentionnés sous I B) : Ø 27. Vois : — je l'ai fait emplir de reliques, ma chère; Puis je vais l'envoyer à Neubourg, à mon père; Il sera très content! (Elle rêve un instant, puis s'arrache vivement à sa rêverie. À part.) Je ne veux pas penser! Ce que j'ai dans l'esprit, je voudrais le chasser. VICTOR HUGO, Ruy Blas, 1838, II, 1, page 368. Ø 28. Gemon, crie, tentant de s'arracher à son étreinte. Mais père, tu vois bien qu'ils l'emmènent! Père, ne laisse pas ces hommes l'emmener! JEAN ANOUILH, Antigone, 1946, page 197. — Emploi absolu, argot militaire. Il s'arrache (Dictionnaire historique des argots français (GASTON ESNAULT)). Il se distingue, accomplit une performance. STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 5 335. Fréquence relative littéraire : XIXe. siècle : a) 7 758, b) 8 287; XXe. siècle : a) 7 498, b) 7 116.

« bout d'un ou des deux bras tendus?: ? 4. Maintenant.. s'amorce une composition r?serv?e aux espoirs poids moyens... en trois mouvements classiques?: d?velopp?, arrach?, ?paul?-jet?. ALEXANDRE ARNOUX, Paris-sur-Seine, 1939, page 204. ? Locution adverbiale. ? l'arrach?(e). Avec un effort, un acharnement consid?rables?: ? 5. Nous avons ?chapp? ? la g?ne en nous jetant ? l'eau, et notre humeur s'est r?solue en un match furieux o? j'ai battu Jacques d'une longueur, ? l'arrach?. Douce fatigue des ?paules, grande fatigue molle des muscles mass?s, liss?s par les filets liquides. JULIEN GRACQ, Un Beau t?n?breux, 1945, page 46. ? 6. Ils [les Zingari] raccordaient les morceaux de la tente... que demain, il faudrait repriser, calfater... C'?tait un rude travail et accompli ? l'arrach? comme serait... apr?s la repr?sentation... abattu celui de d?montage... C'?tait une sorte de ballet ? quatre, bien r?gl?, toujours le m?me... PAUL VIALAR, Ceux du cirque les quatre Zingari, 1959, page 16. Remarque?: 1re. attestation du mot (sous la forme f?minine) dans GENTIS, La P?dale, 14 septembre 1927, page 11?: " sans relever la t?te, ? l'arrach?, il revint sur les leaders qui s'enfuyaient ? toute allure "; compos? de la pr?position ?* et de arrach?*, participe pass? et substantif de arracher*. STATISTIQUES?: Fr?quence absolue litt?raire?: 1 770. Fr?quence relative litt?raire?: XIXe. si?cle?: a) 2 227, b) 2 619; XXe. si?cle?: a) 2 869, b) 2 497. Forme d?riv?e du verbe "arracher" arracher ARRACHER, verbe transitif. I.? Emploi transitif. A.? [Le sujet d?signe g?n?ralement une personne, une manifestation de la personne, parfois une force naturelle ou m?canique; un objet secondaire, la pr?position ? pr?cise, quand il y a lieu, la personne ? qui on a enlev? quelque chose] Arracher quelque chose (? quelqu'un). »

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