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Dictionnaire en ligne: DÉROUTÉ, -ÉE, participe passé et adjectif.

Publié le 08/01/2016

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Dictionnaire en ligne: DÉROUTÉ, -ÉE, participe passé et adjectif. I.— Participe passé de dérouter* II.— Adjectif. A.— [En parlant d'un chien de chasse ou d'un chasseur] Qui a perdu la voie du gibier. La meute déroutée a tu ses longs abois (HENRI DE RÉGNIER, Sites, 1887, page 126 ). — Par métaphore. Cet affreux chien de chasse [Javert] toujours en arrêt sur moi, le voilà dérouté, occupé ailleurs, absolument dépisté (VICTOR HUGO, Les Misérables, tome 1, 1862, page 276 ). B.— Au figuré. [En parlant d'une personne ou d'un inanimé abstrait] 1. Qui est en déroute, en faillite. Les marchands de dessins et de gravures déroutés, en pleine crise, menacés de ruine (EDMOND DE GONCOURT, JULES DE GONCOURT, Journal, 1856, page 294 ). Mes vieux projets si souvent débandés, déroutés, débâclés (HENRI, ALBAN FOURNIER, DIT ALAIN-FOURNIER, Correspondance [avec Jacques Rivière] , 1905, page 49 ). 2. Qui est déconcerté, désemparé : Ø Dès l'instant que genres, unités, lieux communs sont tenus détestables, mais les seules oeuvres dignes d'estime sont celles qui surprennent et déroutent, il ne reste au critique, s'il veut témoigner son admiration, qu'une ressource : qu'il s'avoue surpris, dérouté, en désarroi, qu'il le soit véritablement et s'indigne. JEAN PAULHAN, Les Fleurs de Tarbes, 1941, page 160. Fréquence absolue littéraire : 95. Forme dérivée du verbe "dérouter" dérouter DÉROUTER, verbe transitif. A.— Vieux. Égarer quelqu'un de sa route, le mettre hors de sa voie. Des cachettes d'un instant, qui lui auraient permis de dérouter ses poursuivants (LOUIS FARIGOULE, DIT JULES ROMAINS, Les Hommes de bonne volonté, 1932, page 217 ). — VÉNERIE. Faire perdre la voie : Ø 1. Ils furent opulents, seigneurs de vastes terres, Grands chasseurs devant Dieu, comme Nemrod, jaloux Des beaux cerfs qu'ils lançaient des bois héréditaires Jusqu'où voulait la mort les livrer à leurs coups; Suivant leur forte meute à travers deux provinces, Coupant les chiens du roi, déroutant ceux des princes, Forçant les sangliers et détruisant les loups;... ... ALFRED DE VIGNY, Les Destinées, 1863, page 232. · Par métaphore. Chiens d'alguazils! Je les ai déroutés. Ils ont perdu ma trace (VICTOR HUGO, Ruy Blas, 1838, IV, 2, page 417 ). — Par extension. TRANSPORTS. Modifier l'itinéraire initialement prévu d'un moyen de transport. Dérouter un avion, un convoi. Le navire (...) fut dérouté par mon ordre de Bordeaux, où il allait, vers un port de Grande-Bretagne (CHARLES DE GAULLE, Mémoires de guerre, 1954, page 63 ). Remarque : Il peut s'agir d'une action violente (confer DICTIONNAIRE DES MOTS NOUVEAUX (PIERRE GILBERT) 1971) mais on rencontre dans ce cas plus fréquemment détourner. — Emploi intransitif, littéraire. · Quitter sa route, faire un détour. Saint Louis aurait dérouté pour lui rendre hommage [au Suaire] (JEAN-BALTHASAR MALLARD, COMTE DE LA VARENDE, L'Amour sacré et l'amour profane, 1959, page 99 ). · Être en déroute, en faillite. Notre armée déroute. L'empereur est mort! (PAUL CLAUDEL, Tête d'or, 1890, 3e. partie, page 134 ). B.— Au figuré. 1. Empêcher quelqu'un ou quelque chose d'aboutir en le mettant sur une mauvaise direction. Dérouter les conjectures et donner le change (VICTOR HUGO, Les Travailleurs de la mer, 1866, page 215) : Ø 2.... plus fin qu'un renard dépisté par les chiens, il [Zdenko] a trompé tous les efforts, déjoué toutes les ruses, et dérouté toutes les observations. AURORE DUPIN, BARONNE DUDEVANT, DITE GEORGE SAND, Consuelo, tome 1, 1842-43, page 321. 2. Mettre dans l'embarras, déconcerter. Dérouter le public. Le mal l'attaquait par assauts qui déroutaient les docteurs (JEAN GIRAUDOUX, Siegfried et le Limousin, 1922, page 287 ). 3. Régionalisme, souvent en emploi pronominal. Quitter le droit chemin, se débaucher. Homme à se déranger de son chemin, à dérouter pour une femelle (JEAN-BALTHASAR MALLARD, COMTE DE LA VARENDE, La Tourmente, 1948, page 35 ). Confer Dictionnaire historique du parler neuchâtelois et suisse romand (William Pierrehumbert) 1926. STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 210. Fréquence relative littéraire : XIXe. siècle : a) 164, b) 357; XXe. siècle : a) 388, b) 331.

« DICTIONNAIRE DES MOTS NOUVEAUX (PIERRE GILBERT) 1971) mais on rencontre dans ce cas plus fréquemment détourner. — Emploi intransitif, littéraire. · Quitter sa route, faire un détour.

Saint Louis aurait dérouté pour lui rendre hommage [au Suaire] (JEAN-BALTHASAR MALLARD, COMTE DE LA VARENDE, L'Amour sacré et l'amour profane, 1959, page 99 ). · Être en déroute, en faillite.

Notre armée déroute. L'empereur est mort! (PAUL CLAUDEL, Tête d'or, 1890, 3e. partie, page 134 ). B.— Au figuré. 1.

Empêcher quelqu'un ou quelque chose d'aboutir en le mettant sur une mauvaise direction.

Dérouter les conjectures et donner le change (VICTOR HUGO, Les Travailleurs de la mer, 1866, page 215) : Ø 2....

plus fin qu'un renard dépisté par les chiens, il [Zdenko] a trompé tous les efforts, déjoué toutes les ruses, et dérouté toutes les observations. AURORE DUPIN, BARONNE DUDEVANT, DITE GEORGE SAND, Consuelo, tome 1, 1842-43, page 321. 2.

Mettre dans l'embarras, déconcerter.

Dérouter le public.

Le mal l'attaquait par assauts qui déroutaient les docteurs (JEAN GIRAUDOUX, Siegfried et le Limousin, 1922, page 287 ). 3.

Régionalisme, souvent en emploi pronominal.

Quitter le droit chemin, se débaucher.

Homme à se déranger de son chemin, à dérouter pour une femelle (JEAN-BALTHASAR MALLARD, COMTE DE LA VARENDE, La Tourmente, 1948, page 35 ).

Confer Dictionnaire historique du parler neuchâtelois et suisse romand (William Pierrehumbert) 1926. STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 210.

Fréquence relative littéraire : XIXe.

siècle : a) 164, b) 357; XXe. siècle : a) 388, b) 331. 2. »

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