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Spinoza, la joie dans la démocratie Plan I.

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Spinoza, la joie dans la démocratie Plan I. Spinoza, une pensée originale, manifeste du futur démocratique s’inscrivant dans un contexte européen agité A. Le problème politique pendant la guerre de Trente ans, l’aspiration de la renaissance et Hobbes : absolutisme et artificialisme B. Spinoza, auteur maudit et pourtant ! II. La théorie politique de Spinoza A. La métaphysique au fondement de la démocratie Un autre regard sur Dieu, la nature, l’homme, le droit de nature La multitude et sa puissance B. L’imperium 1) concept, matrice intellectuelle 2) Transcendance immanente, le jeu des antagonismes 3) Le chemin vers la raison est le chemin de la joie en démocratie La pensée politique de Spinoza s’inscrit dans un contexte politique et intellectuel particulier Guerre de Trente ans : institution d’un droit de la guerre, sortie des guerres par les traités de Westphalie en 1648 ; période marquée par la rivalité des Etats : absolutisme, centralisme. Provinces-Unies : Famille des Orange qui tente d’instituer une hégémonie. Les orangistes, le 20 août 1672 assassinent les frères de Witt, républicains convaincus. Pour Spinoza, c’est « l’ultimi barborum » acte de barbarie ultime. Et pourtant, il y avait avec la Renaissance, une aspiration à la liberté, à l’autonomie. Il manque cependant un cadre de pensée aux hommes. De plus, il y a une longue tradition de méfiance vis-à-vis de la démocratie. Machiavel, Bodin, Hobbes ont manifesté l’ambition de construire une science politique. Il s’agit de fonder, légitimer le pouvoir, l’État. Hobbes offre la pensée politique la plus aboutie : l’artificialisme Comment une Multitude devient Peuple ? L’Unité du corps politique est obtenue par expression d’une volonté. Les hommes mus par leur raison prennent conscience que l’état de nature où chacun exprime son droit naturel à la vie conduit à la guerre de tous contre tous. Ils consentent par contrat social à abdiquer ce pouvoir. Ainsi, l’institution du politique se fait par un artifice de la raison, le passage de l’état de nature à l’état civil se fait par l’érection du pouvoir de Léviathan. Chacun remet son droit de nature et confère ainsi à l’État une puissance légitime, le monopole de la violence légitime. Hobbes reconnaît que l’essence de l’homme réside dans le désir, un désir mimétique qui conduit à la violence. La matrice de constitution de l’État, du Pouvoir est démocratique mais la réciprocité du contrat social (je consens parce que les autres consentent aussi) conduit au transfert du pouvoir entre les mains de Léviathan. La politique devient le fait du souverain, représentant originaire du Peuple. Le peuple est l’auteur qui transmet son pouvoir au souverain, son représentant. Donc la genèse de l’État est démocratique mais il n’y a pas de théorie accomplie de la démocratie, pas d’apologie explicite de la démocratie. Hobbes autorise à penser l’égoïsme de l’homme, il poursuit son propre intérêt ce qui conduira à l’utilitarisme fondement de la pensée économique et de l’homo oeconomicus. Hobbes autorise à penser la séparation entre gouvernants et gouvernés, donc une division du travail, le souverain et ses ministres prennent en charge la politique ; le peuple doit obéissance stricte à la loi, c’est la condition de sa liberté (liberté des modernes : l’individu n’a pas à se préoccuper du problème politique, le représentant s’en charge pour lui, il est libre de vaquer à ses affaires. Il en va tout autrement pour Spinoza : la politique demeure subordonnée à la formation de la multitude (multitudo = le peuple). Il y a deux sources de la pensée politique de Spinoza : le Traité théologico-politique (1670) et le Traité politique (TP) œuvre inachevée et posthume (1677). Ethique partie IV appendice nous a montré comment l’homme qui vit sous la conduite de la raison promeut la concorde et la paix. Le TP est le couronnement de l’œuvre de Spinoza et en même temps constitue un aboutissement dans le cheminement de la pensée de Spinoza ; le TTP complète le TP mais il y a des différences entre le TTP et le TP (principalement, l’abandon de l’idée de contrat social fondé sur la division du travail). Il y a une cohérence forte entre l’Éthique et le TP. Le TP est fondé sur une métaphysique (une conception de l’univers, de Dieu) de l’ontologie (l’être de toute chose : le conatus toute chose s’efforce de persévérer dans son être). Sur ce socle métaphysique, Spinoza écrit le premier discours fondateur de la démocratie. Il renverse la théorie théologico-politique dominante de son temps et la pensée du contrat social. Son œuvre est rejetée par la plupart. Spinoza apparaît comme un auteur maudit, révolutionnaire, matérialiste, athée … auteur à contre-temps : il écrit contre la monarchie absolue, contre l’aristocratie, contre l’idée de providence, contre toute transcendance donc contre la théologie, la revendication par l’Église du pouvoir politique. Certes, il y a aura bien la reconnaissance du droit d’insurrection des peuples à la suite de la Glorieuse révolution (1688-90) par Jurieu et par Locke mais ces auteurs n’ont pas établi une théorie fondée sur la démocratie, ce qu’a fait Spinoza. Son originalité est de ne pas avoir inscrit sa pensée dans la tradition juridique du droit public. « Le droit qui est défini par la puissance de la multitude, on l’appelle imperium Il choisit « Imperium » plutôt que Etat, souveraineté, gouvernement etc. (voir explication de la traduction de B. Pautrat dans le Traité Politique) pour montrer l’universalité du principe. Imperium est un concept philosophique, un opérateur abstrait et pas un sujet empirique de l’histoire (Lordon). Imperium pour ne pas le mélanger avec les formes contingentes. Imperium est la matrice conceptuelle de tous les pouvoirs dans le monde social, le pouvoir qu’a la multitude de s’auto-affecter. Il y a chez Spinoza, une métaphysique qui fonde la démocratie. Deus sive natura : toute la puissance de l’homme lui vient de Dieu, de la nature. L’homme atteint la joie lorsqu’il augmente sa puissance, il est guidé par la raison qui est conforme à sa nature. Universalité humaine (différence avec les Grecs pour qui la politique est du ressort des seuls citoyens grecs) : égalité de droit (potentiellement) inégalité de pouvoir. Avec Spinoza, il y a un jusnaturalisme radical, constructif de la démocratie (donc continuel, il n’y a jamais aliénation de son droit naturel). La puissance des individus, de la multitudo est la seule force constitutive de l’organisation politique et sociale. Puissance qui s’exprime par une constitution qui signifie déploiement de la liberté métaphysique de la puissance. Les individus continuent à persévérer dans leur être, un être qui de raison, les conduit à s’associer pour plus de puissance « rien n’est plus nécessaire à l’homme que l’homme » L’être de l’homme ce n’est pas le repli sur soi, l’égoïsme séparé des autres. Spinoza nous permet de penser un être humain dans toute sa complexité (F. Lordon – L’intérêt souverain, il permet à la fois d’écarter la conception utilitariste de l’homme homo oeconomicus mais aussi une vision idéaliste de l’homo donator, l’homme désintéressé, foncièrement altruiste ; l’altruisme doit être intégré dans une conception générale de l’homme poursuivant son conatus, intéressé). L’être déploie sa puissance. Son être aspire à plus de liberté, de puissance donc à vivre en démocratie (non pas passivement mais activement). Dans la nature humaine, il y a l’imitation des affects (Lordon) : l’homme est affecté en tristesse par la tristesse qu’éprouve l’autre, il veut pour lui-même faire cesser cette tristesse. L’homme dont l’essence est le désir, est un citoyen démocratique. Bernard Pautrat (préface au Traité Politique retraduit) retrace le raisonnement : L’homme n’est pas comme un empire dans un empire. Il n’existe rien de tel que le libre-arbitre ; chaque homme est strictement déterminé à exister et à opérer, c’est-à-dire à agir comme il le fait. Le TP nous apprend comment y parvenir en citoyen. Si deux hommes désirent la même chose, loi de la nature sera que l’un essaiera de tuer l’autre. X a tué Y, il a pu le faire, une puissance qui est toujours en acte. Qu’est-ce que cette puissance sinon une partie de la puissance de cet être éternel et infini ie Dieu autrement dit la Nature qui existe et opère librement c’est-à-dire par la seule nécessité de la sa nature. X petite partie de l’infinie puissance divine s’est vu strictement déterminé à exister et à opérer selon les lois de l’éternelle nécessité de la nature divine. Droit de nature procède de la puissance divine qui est absolument libre, règles selon lesquelles se fait toute chose, c’est-à-dire la puissance de la nature ; tout ce que les lois de sa nature font faire à tout homme, il le fait par souverain droit de nature, et il a sur la nature autant de droit qu’il a de puissance. Art 8 « il n’est pas au pouvoir de tout homme d’user toujours de la raison et d’être au faîte de la liberté humaine, que, néanmoins, chacun s’efforce toujours de conserver son être autant qu’il est en lui, et que (puisque chacun a autant de droit qu’il a de puissance) tout ce à quoi chacun, sage ou ignorant, s’efforce et qu’il fait, il s’y efforce et il le fait par souverain droit de nature. Il suit de tout cela que le droit institué de nature sous lequel tous les hommes naissent et passent l’essentiel de leur vie n’interdit rien, sauf ce que personne ne désire et ce que personne ne peut, il ne s’oppose ni aux conflits ni aux haines ni à la colère ni aux fourberies, ni, absolument parlant, à quoi que ce soit que l’appétit suggère ». Un droit qui n’interdit rien ! Le droit n’est rien d’autre que de la puissance. Tuer son semblable c’est un droit, oui il l’a fait. C’est la nature qui l’a déterminé à le faire, la possibilité et l’ordre de le faire. C’est ce qu’expérimentent les hommes qui vivent à l’état de nature mais ils apprennent aussi le profit qu’ils auraient à s’unir. A quoi bon un droit de faire tout ce que l’on veut mais si ce droit se réduit à ce que l’on peut faire. L’autre peut m’empêcher. Un jour gagnant l’autre perdant ! Il ne fera que ce qu’il peut ; ce droit n’est qu’un leurre, une « opinion ». D’où il sort l’invention de l’état civil. Pour persévérer dans son être et posséder sa chose, il lui faut s’unir aux autres, faire qu’ils soient à eux tous, un seul et soient ainsi rendus plus puissants. La multitude se constitue en cité : impérium un droit donné par la multitude à un, à plusieurs, à tous de la gouverner, de lui commander. Imperium se trouve investi d’un droit naturel déterminé par la puissance de la multitude. Imperium c’est le droit de commander d’édicter ce qu’il faut faire et ne pas faire afin d’instaurer, sécurité, paix et concorde. Empêcher en quelque sorte que s’exerce le droit naturel de chacun ; empêcher que les pierres tombent, que X tue Y. Mais le pouvoir comme toute chose, ne peut que ce qu’il peut. Que désire la multitude ? que l’imperium soit exactement ce qu’il doit être. TP Art 21 chap II « Il ne peut pas se faire qu’une multitude soit conduite comme par un seul esprit, comme il est requis dans un imperium, à moins d’avoir des droits qui soient institués selon ce que prescrit la raison » En commun en fait d’esprit, nous avons des idées vraies, à savoir la raison. L’imperium est vraiment conforme à son concept et atteint son but quand la raison est au pouvoir. Sera la plus puissante et le plus de son droit, la cité fondée sur la raison et dirigée par elle car le droit de la cité est déterminé par la puissance de la multitude conduite par un seul esprit. La multitude sera tenue non par la crainte mais par l’amour de l’imperium. Une cité qui vise pas ou ne parvient pas à satisfaire à égalité tous ses citoyens, qui demeure inégalement utile à tous, est donc mal constituée. Une raison commune soucieuse des intérêts communs (un communisme de la raison pour B. Pautrat) « Le droit qui est défini par la puissance de la multitude, on l’appelle imperium. Et le détient absolument celui qui, d’un commun accord, est chargé de la république, c’est-à-dire d’instaurer, d’interpréter et d’abolir les droits, de fortifier les villes, de décider de la guerre et de la paix, etc. Si c’est un conseil composé de la multitude en commun qui en est chargé alors l’imperium s’appelle démocratie ; mais s’il est composé seulement de certains hommes choisis, il s’appelle aristocratie ; et enfin, si la charge de la république et par conséquent l’imperium est entre les mains d’un seul, alors on l’appelle monarchie. » TP chap II, 17 trad. Bernard Pautrat. L’imperium est un opérateur de groupement. Il y a davantage dans une multitude assemblée que dans une multitude dispersée. Ce supplément, une « excédence » pour F. Lordon, c’est l’affect commun fait l’être-en-corps. La multitude s’autoaffecte. La multitude est sous la servitude passionnelle, les hommes sont sous la conduite des affects. Les communautés politiques sont des communautés passionnelles. « La M s’accorde naturellement et veut être conduite comme par une seule âme pas par la conduite de la raison mais de quelque affect commun ». « En tant que les hommes sont sujets aux passions, on ne peut pas dire qu’ils conviennent en nature » E, IV,32 (Homme est un loup pour l’homme, l’homme est un Dieu pour l’homme) « C’est en tant seulement qu’ils vivent sous la conduite de la raison que les hommes conviennent en nature » La M est travaillée par des forces antagonistes avec des forces convergentes (raison) et des forces divergentes (passions). Il y a un ordre à gagner, un équilibre à trouver qui est toujours une balance précaire. Ce droit que définit la puissance de la multitude : l’imperium. Ces atomes sont devenus corps politique. La multitude se rassemble pour faire quelque chose, il ya une promesse d’horizontalité (plus de puissance ensemble que dispersés) mais la M ne peut se soutenir en durée que s’il y a un principe vertical. Car il y a toujours le risque qu’ils « disconviennent » et que l’organisation éclate. L’Imperium est une transcendance immanente. Il ne s’inscrit pas uniquement dans un plan d’immanence (Deleuze) mais selon une géométrie en « nappe » avec des plis avec mouvements d’ascendance-descendance continuels. La pensée moderne individualiste n’arrive pas à penser la géométrie de l’imperium. Il y a comme l’a montré la sociologie une transcendance de l’immanence avec puissance de la M (Durkheim et la contrainte sociale s’exerçant sur les manières de) Que peut espérer la M sinon l’émancipation, en finir avec les formes variées de domination or ne se débarrasse jamais de la verticalité. C’est un combat sans fin pour gagner plus de puissance, il faut alléger l’État (dépérissement) pour « empuissantisation » (empowerment). « Le pouvoir politique (potestas) est la confiscation par les dirigeants de la puissance collective (potentia) de leurs sujets » Alexandre Matheron. Le détenteur de fait de la puissance, le souverain, a toujours tendance à prendre le pouvoir or c’est la Multitude qui est le vrai réservoir de la souveraineté. Les hommes doivent atteindre à la connaissance du second genre, la connaissance des notions communes, ce pourquoi ils conviennent vraiment. Les individus doivent trouver le bon niveau d’appartenance, ils balancent entre une appartenance forte (patriotisme) et n’appartenir à rien. Seule la puissance de la multitude en se faisant constitution collective peut fonder un pouvoir légitime. Le pouvoir n’est pas une substance qui se transmet mais est le produit du processus de construction toujours rouvert par la puissance de la multitude. Ouverture absolue, fondation inachevable. Le droit naturel signifie expression de la puissance et construction de la liberté (Spinoza est en filiation avec la pensée de l’antiquité). La politique est subordonnée à la puissance sociale de la multitude. Ce sera nécessairement une organisation constitutionnelle mue par l’antagonisme (contre l’hégémonie). Chaque sujet est investi, impliqué ; il cherche sa puissance, sa liberté par l’écriture de la constitution. La constitution doit être une construction de pouvoir sans faille. La condition est qu’elle doit être établie par la raison. La constitution rejoint alors l’ordre ontologique de la nature (accent de l’antiquité grecque sur la politeia) L’écriture de la constitution revient au corps politique des citoyens. Spinoza pose deux conditions « ils sont indépendants et mènent une vie honorable ». En sont exclus « les esclaves, les femmes, les enfants, les pupilles, les étrangers, les criminels ou délinquants (« vile populace »). Il faut des hommes guidés par la raison (égalité naturelle des citoyens de raison) La démocratie procède de la force tranquille, sereine, sûre d’elle-même de cette multitude, le peuple, force constructive permanente du pouvoir. Spinoza reprend la distinction traditionnelle des 3 formes de régimes politique selon la loi du nombre : monarchie, aristocratie, démocratie. Mais pour lui la question du nombre égare l’analyse. Ce qui compte c’est le fonctionnement du régime. Il récuse l’idée que la monarchie et l’aristocratie puissent être des régimes droits. Ils distordent le droit naturel en posant des principes erronés : Le glaive du roi (imperium)ne peut être la volonté du peuple. Le monarque doit s’entourer de nombreux conseillers représentatifs du peuple et les écouter avant de prendre une décision. Idem dans l’aristocratie toujours à la recherche d’un équilibre entre praticiens et plébéens. Dans les deux cas, le risque est que le peuple soit tenu à l’écart de la chose publique. Donc monarchie et aristocratie exigent un fonctionnement démocratique pour la sauvegarde de l’ordre public. La démocratie est le type idéal « L’union des hommes jouissant en tant que groupe organisé d’un droit souverain sur tout ce qui est en son pouvoir ». La loi est un moyen de juguler les passions par la raison. Les hommes y sont maîtres d’eux-mêmes (il n’y a plus d’opposition entre état de nature et état civil). Ils réalisent leur nature profonde. Ils atteignent la joie. La démocratie est dans le grand tout de la nature, le seul chemin de la liberté fondé sur l’auto-détermination du peuple. La démocratie est le plus naturel et le plus susceptible de respecter la liberté naturelle des individus. Les hommes réfléchissent sur eux-mêmes, ils éprouvent la joie dans la pleine puissance, le plein développement de la liberté de penser, de juger, la raison. Comment la raison vient-elle à l’imperium ? Il faut construire les dispositifs seuls à même de faire émerger la raison politique : des conseils composés de telle sorte qu’en émanent nécessairement des conseils intelligents, c’est-à-dire, vraiment utiles à tous, qui dicteront à l’imperium la conduite à tenir et dirigeront sa politique. Spinoza est entré dans le détail (âge requis, choix des conseillers, procédures suivies …) Et qui dit intelligence dit honnêteté « les hommes que gouverne la raison c’est-à-dire les hommes qui cherchent leur utile sous la conduite de la raison n’aspirent pour eux-mêmes à rien qu’ils ne désirent pour tous les autres hommes, et par suite, ils sont justes, de bonne foi et honnêtes. » . Le travail de la raison politique consiste donc, ni plus ni moins à inventer une constitution rationnelle. Telle que l’imperium soit contraint d’obéir à des décisions rationnelles, l’intelligence et l’honnêteté au pouvoir. Conclusion : le traité politique est bien le manifeste du futur - il fonde le « populare imperium » pas besoin de morale, de théologie pour penser le politique. La fondation métaphysique de la politique ne peut trouver sa pleine vérité que dans la démocratie des hommes raisonnables et libres.

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