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commentaire: les trois humiliations de Freud

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Sigmund Freud est un médecin neurologue fondateur de la psychanalyse né en 1856. Durant sa vie, il s'est principalement intéressé aux névroses et à l'hystérie, deux problèmes qui pour lui, peuvent être résolu par l'inconscient. Dans son œuvre Introduction à la psychanalyse 3ème partie, chapitre 18 publié en 1916, il décrit trois humiliations qu'il considère comme les trois « grandes blessures narcissiques » de l'humanité. L'auteur soutient la thèse selon laquelle le domaine scientifique rejette l'idée que les humains se sentent supérieurs aux autres espèces de ce monde, et ce texte incite donc à la modestie de l'humanité. Ainsi, pour comprendre cet extrait, nous aborderons dans un premier temps les deux premiers démentis de la science, puis dans une seconde partie, nous étudierons le troisième démentis amené par Freud, puis sa conclusion. La Première Humiliation de l'humanité est selon l'auteur, imposé par Copernic qui ne place pas l'Homme au centre de l'univers. Cette hypothèse qui place le soleil au centre de l'univers, laisse la possibilité à l'humanité d'avoir le contrôle le plus total sur la Terre, et donc alimente son ego et son orgueil, même si elle reste perdue dans l'univers. De ce fait, l'expression de Freud « l'égoïsme naïf de l’humanité » signifie que l'Homme rapporte tout à lui-même dans la plus grande des naïveté, en s'opposant à la science de Copernic puisque la société scientifique réduit le statut de l'Homme à une position moins importante que celle que se donne la pensée de l'Homme.De plus, le second démenti reste dans la continuité de celui-ci. En effet, « il fut infligé à l'humanité par la recherche biologique, lorsqu'elle a réduit à rien les prétentions de l'homme ». C'est le naturaliste Charles Darwin qui apporte le concept de l'évolution par la sélection naturelle, concept qui entraîne la disparition des moins aptes et l'apparition de nouvelles espèces, et qui est basé sur ses voyages. Cette théorie est appuyé par le biologiste britannique Alfred Wallace qui aide le passage de l'invention à la découverte. Dès lors, l'Homme est réduit à un statut animal et cette humiliation subit par l'homme affecte sa pensée puisqu'elle s'oppose à la puissance humaine, l'animal étant bien inférieur à l'Homme et ne possédant aucun privilège. L'inconscient forme le troisième démenti apporté par Freud, et « se propose de montrer au moi qu'il n'est seulement pas maître de sa propre maison ». Ainsi, le « moi » signifie la conscience qui apparaît pour défendre l'angoisse, la peur de l'inconscient. Le fait qu'il ne soit « pas maître » nous montre que la conscience n'est en fait qu'une partie de l'inconscient, c'est donc une théorie que l'on pourrait qualifier de logique puisque le moi ne pourrait fondamentalement pas être le maître de quelque chose dont il n'a pas conscience. Pour l'auteur, le psychisme, c'est à dire l'ensemble conscient ou inconscient, ne se réduit pas à la conscience. Cette troisième humiliation est de fait, toujours dans la continuité des deux premières même si elle n'est pas basée sur la science, elle rabaisse elle aussi l'homme en lui enlevant le contrôle et la connaissance qu'il a sur lui même. L'inconscient se voit attribuer dès lors une place prépondérante, car de nombreuses pulsions sont envoyés dans cette partie du psychisme, laissant place à des névroses. Cependant, la conscience humaine est belle est bien présente car nous pouvons nous reconnaître en tant que percevant, et même si, dans la seconde humiliation, l'humanité est réduite à un statut animal, ce démenti nous force à reconnaître que l'homme est, d'une certaine façon, supérieur à l'espèce animale puisqu'il n'a jamais été prouvé qu'elle détenait cette conscience directe. Dans le dernier paragraphe, Freud nous montre que la psychanalyse est en quelque sorte rejetée car elle diffusait une découverte qui humilie le moi, ainsi l'auteur s'attache à faire croire à l'aspect scientifique de sa méthode en la rattachant à une séquence historique.  

« espèces, et qui est basé sur ses voyages. Cette théorie est appuyé par le biologiste britannique Alfred Wallace qui aide le passage de l'invention à la découverte. Dès lors, l'Homme est réduit à un statut animal et cette humiliation subit par l'homme affecte sa pensée puisqu'elle s'oppose à la puissance humaine, l'animal étant bien inférieur à l'Homme et ne possédant aucun privilège. L'inconscient forme le troisième démenti apporté par Freud, et « se propose de montrer au moi qu'il n'est seulement pas maître de sa propre maison ». Ainsi, le « moi » signifie la conscience qui apparaît pour défendre l'angoisse, la peur de l'inconscient. Le fait qu'il ne soit « pas maître » nous montre que la conscience n'est en fait qu'une partie de l'inconscient, c'est donc une théorie que l'on pourrait qualifier de logique puisque le moi ne pourrait fondamentalement pas être le maître de quelque chose dont il n'a pas conscience. Pour l'auteur, le psychisme, c'est à dire l'ensemble conscient ou inconscient, ne se réduit pas à la conscience. Cette troisième humiliation est de fait, toujours dans la continuité des deux premières même si elle n'est pas basée sur la science, elle rabaisse elle aussi l'homme en lui enlevant le contrôle et la connaissance qu'il a sur lui même. L'inconscient se voit attribuer dès lors une place prépondérante, car de nombreuses pulsions sont envoyés dans cette partie du psychisme, laissant place à des névroses. Cependant, la conscience humaine est belle est bien présente car nous pouvons nous reconnaître en tant que percevant, et même si, dans la seconde humiliation, l'humanité est réduite à un statut animal, ce démenti nous force à reconnaître que l'homme est, d'une certaine façon, supérieur à l'espèce animale puisqu'il n'a jamais été prouvé qu'elle détenait cette conscience directe. Dans le dernier paragraphe, Freud nous montre que la psychanalyse est en quelque sorte rejetée car elle diffusait une découverte qui humilie le moi, ainsi l'auteur s'attache à faire croire à l'aspect scientifique de sa »

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