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COMPTE RENDU LECTURE : Le Noeud de vipères de François Mauriac

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1) RESUMEZ L'ACTION DU ROMAN :    Le titre : Le Noeud de vipères. Ce noeud de vipères représente le coeur du narrateur (c'est lui qui le nome ainsi) : c'est ce qu'il est devenu à force de haïr les siens et de n'aimer que l'argent    La forme : le livre se présente sous la forme d'une longue confession que le narrateur fait à la 1PS + à la fin plusieurs lettres des enfants du narrateur.  Il s’agit d’une lettre, cachée dans un coffre, qu’on ne devait découvrir qu’au moment de la mort du narrateur (Louis) .  Au début, il s'adresse uniquement à sa femme (« Tu seras étonnée… « « Oui, tu crieras aux enfants, à travers ton crêpe (crêpe = voile noir qu’on portait en signe de deuil, pour les enterrements)… « puis, après la mort de cette dernière, qui meurt finalement avant lui (!) un peu à tout le monde : sa femme décédée, ses enfants, lui-même, etc..  A la fin du texte (l'écriture s'interrompt un moment car il est finalement mort à son bureau, en écrivant), sont glissées des lettres de Geneviève et Hubert (ses enfants) qui commentent la fin de vie de leur père et ses confessions qu'ils viennent de lire (comme le lecteur).  Les lettres sont écrites de façon à faire croire au lecteur que ce qu'il a lu est une véritable confession et non un roman ("ce manuscrit doit être détruit, imagine qu'il soit publié.." pas de chance !)    Résumé :  L’action se passe au début du 20ème siècle.    Louis vient d'une famille assez modeste (petite bourgeoisie). Il fait de brillantes études, devient un grand avocat, épouse une femme de condition supérieure à lui. Mais il déchante très vite : sa femme ne l'aime pas et reporte tout son amour sur ses enfants et plus tard petits-enfants. Elle semble le voir uniquement comme le gardien d’un compte en banque, qu’elle doit sans cesse harceler pour que ses « petits « ne manquent de rien.  Or, après avoir passé sa vie à accumuler les biens avec un certain succès, Louis ne voit dans sa famille (enfants, petits-enfants + conjoints) qu’une bande de bons à rien (ils ne font rien, ou alors leurs investissements se soldent par des échecs), avides, qui rôdent autour de lui pour lui prendre autant d’argent que possible. Ce qui le dérange le plus (outre que lui s’est fait tout seul et que eux n’attendent que l’héritage), c’est qu’il a le sentiment qu’ils n'ont jamais aimé. Il veut donc se venger en les déshéritant (possible à l’époque).  Il pense léguer son argent à Luc (un neveu, voir personnages), puis à un enfant qu'il a eu avec une fille hors mariage (Robert). Mais Robert est un imbécile et un froussard, qui préfère prévenir les enfants légitimes plutôt que d'empocher l'argent, par peur des ennuis judiciaires qui pourraient suivre (les enfants pourraient lui faire un procès pour contester le testament).    Mais sa femme Isa meurt avant lui et sa vision des choses va peu à peu changer. A la fin, Louis cède et lègue finalement de son vivant sa fortune. Il pense pouvoir se racheter et se faire aimer des siens, mais eux ne le voient que comme un vieux fou qui a perdu la tête : ils le délaissent et ne viennent plus le voir, maintenant qu’ils ont l’argent.  Sa petite-fille Janine est alors quittée par son mari, elle est abattue, elle renoue des liens avec son grand-père (contre l’avis de la famille, horrifiée). Ils sympathisent, elle vit chez lui. Louis continue d’écrire et meurt à sa table de travail. Les enfants trouvent le manuscrit. On voit ce qu’ils en pensent dans les lettres qui suivent : ils le prennent pour un fou, veulent faire disparaître les pages. Ils ne croient pas à sa conversion ni à ses regrets.    2) PRESENTEZ LES PERSONNAGES PRINCIPAUX    - le narrateur : Louis  Est devenu un brillant avocat à force de travail, alors qu’il appartenait à une famille pauvre.    - son épouse Isabelle (que Louis appelle « Isa «. Nom de jeune fille : Fondaudège).  Elle épouse Louis après une déception amoureuse, et lui apprend peu après leur mariage (pour Louis, c’est la douche froide). Elle ne s’est souciée toute sa vie que de ses enfants et petits-enfants.    - leur fille Marie : la fille préférée de Louis, morte très jeune des suites d'une maladie. Isa reproche à son mari de ne pas avoir fait venir à temps le médecin, par avarice. Il nie.    - leur fille Geneviève (son mari Alfred) et son frère Hubert (son épouse : Olympe). Comme le reste de la famille essayent sans cesse de soutirer de l'argent à leur vieux père (et l'empêcher de les déshériter. Il les méprise).    - Janine (fille de Geneviève et d'Alfred, petite-fille de Louis). Il finira par sympathiser avec elle à la toute fin, après l'avoir recueillie (après que son mari Phili l'ait quittée)  - Robert : fils adultérin de Louis. Il habite à Paris avec sa mère. Louis décide un jour de le retrouver et de faire de lui son unique héritier. Mais, trop peureux, il préfère vendre l’information aux enfants légitimes. Louis l’apprend et revient sur sa décision.  - Marinette, la sœur d'Isa et la belle-sœur de Louis. Et son fils Luc  Louis tombera amoureux d'elle mais elle le repousse notamment à cause de son avarice. Malgré cela elle l'aime bien.  Marinette a été mariée jeune à un vieillard, le baron Philipo. Il lui laisse toute sa fortune à condition qu'elle ne se remarie pas. Elle passe outre (sa famille est scandalisée). Elle meurt en 1900 en donnant naissance à Luc. Louis s'attache à cet enfant, un peu par souvenir de sa mère, beaucoup à cause de son caractère simple et parce que le reste de la famille n'arrive pas à  l'impliquer dans les machinations de la famille pour lui piquer son argent. Il s'engage finalement à 17 ans (guerre de 14-18) et est tué au front. On reproche à Louis de ne pas en avoir été peiné (comme pour sa fille Marie), mais en vérité, il a été ébranlé par sa mort (a tenté en vain de le dissuadé de partir).    - l'avoué (genre de notaire) Bourru, grâce à qui il peut mettre en place ses stratégies pour déshériter ses enfants et donner l'argent à d'autres (notamment son fils naturel). Louis est sûr de la fidélité de Bourru car il le fait chanter.    - La mère de Louis : très proche de lui (il a perdu son père jeune). Elle est à la fois aimée et détestée de son fils parce qu'elle l'aimait trop et lui passait tout. Isa refuse qu’elle habite avec eux et Louis accepte, ce qui brise le cœur de la vieille dame qui ne tarde pas à mourir.  - Les parents d'Isa : ils ont toujours pensé que leur fille était « immariable « car ses deux frères étaient morts d’une forme de tuberculose (et on ne prend pas une épouse qui ne va pas faire des enfants en bonne santé !!). Ils pensent avoir « bien eu « la famille de Louis.    3) PRESENTEZ LES THEMES PRINCIPAUX ABORDES DANS L'ŒUVRE    L’argent  Tout au long du livre, on voit l’amour maladif de Louis pour l'argent (c'est à cause de lui qu'il s'est brouillé avec la seule femme dont il est vraiment tombé amoureux, Marinette). Il essaye parfois de se corriger (offre de l’or à Luc partant pour la guerre, pour qu’il puisse payer se supérieurs et être bien traité), mais sans grand succès.  L’argent est le nerf de la guerre entre lui et sa famille. Il est fier d’avoir réussi, mais ne supporte pas de n’avoir pas plus d’intérêt qu’un tiroir-caisse. Il sait aussi que sans argent, il perd le pouvoir.  Ses enfants ne s’intéressent qu’à ça. Ils craignent tout le temps d’être déshérités (à raison). Il le font suivre, espionner, cherchent à le culpabiliser, etc.    L’amour familial  Louis méprise un peu sa mère pour son amour inconditionnel, et est lui-même privé de l’amour de ses enfants. De même, Isa, qui fait tout pour les siens, est méprisée : pour les enfants de Louis, elle ne sert qu’à manipuler leur père.  Les enfants déçoivent (Hubert, Robert, ...), ou vous sont retirés (meurent : Marie, Luc).  Les parents ne savent pas aimer (Louis est revêche et fait un peu peur) ou aiment mal/trop (sa mère, Isa).    L’amour  Louis n’est pas vraiment amoureux d’Isa quand il l’épouse. Il est flatté d’avoir obtenu une fille de bonne famille, mais il aime surtout chez Isa le fait qu’elle l’aime (se sentir choisi). Quand il apprend qu’il n’a été qu’un choix faute de mieux, son coeur se brise. Il garde pourtant un fond d’amour pour Isa (est ébranlé par sa mort).  Il tombe amoureux de sa belle-sœur, Marinette, mariée très jeune à un vieillard, et qui préfère se remarier et renoncer à l’héritage de son mari que de rester veuve. Il ne la comprend pas, elle le méprise un peu à cause de sa passion pour l’argent, mais il y a une amitié entre eux. Elle se remarie et meurt en couche.    Dieu  On voit aussi la quête de Dieu de Louis : pour Mauriac, ce livre était véritablement le récit d’une conversion religieuse. Au début, Louis se revendique athée face à sa femme qui joue la bigote. Mais plus on avance dans la lecture plus on le voit, lui, se comporter en chrétien (il parle de la grâce, du pardon, etc.) alors que le reste de sa famille ne fait que simuler la religion (ils vont à la messe mais n’ont aucun esprit chrétien).    4) ETABLIR LE LIEN AVEC LES THEMES AUX PROGRAMME.    Les générations :  Des relations conflictuelles entre parents et enfants.  De la difficulté à « bien « aimer au sein d’une famille    L’hérédité : Louis cherche un enfant dans lequel il pourrait se « retrouver «, qui lui ressemble, il n’en trouve pas (Hubert aime l’argent mais est médiocre, faignant… Robert est un trouillard, qui préfère rester pauvre que de risquer des ennuis…. Luc méprise l’argent…). En fait, Louis refuse longtemps de reconnaître que c’est quand même Hubert qui lui ressemble le plus (il a surtout ses défauts : son avarice, son côté calculateur, etc.)    Le détour :  Après s’être cherché un fils partout sauf dans sa famille (Hubert), il finit par revenir à lui. Après avoir tout fait pour déshériter ses enfants, il leur lègue l’argent de son vivant.  Après avoir haït le monde, sa famille, il est touché par la grâce chrétienne, il veut se racheter.

« Louis tombera amoureux d'elle mais elle le repousse notamment à cause de son avarice. Malgré cela elle l'aime bien. Marinette a été mariée jeune à un vieillard, le baron Philipo. Il lui laisse toute sa fortune à condition qu'elle ne seremarie pas. Elle passe outre (sa famille est scandalisée). Elle meurt en 1900 en donnant naissance à Luc. Louiss'attache à cet enfant, un peu par souvenir de sa mère, beaucoup à cause de son caractère simple et parce que lereste de la famille n'arrive pas à l'impliquer dans les machinations de la famille pour lui piquer son argent. Il s'engagefinalement à 17 ans (guerre de 14-18) et est tué au front. On reproche à Louis de ne pas en avoir été peiné(comme pour sa fille Marie), mais en vérité, il a été ébranlé par sa mort (a tenté en vain de le dissuadé de partir). - l'avoué (genre de notaire) Bourru, grâce à qui il peut mettre en place ses stratégies pour déshériter ses enfants etdonner l'argent à d'autres (notamment son fils naturel). Louis est sûr de la fidélité de Bourru car il le fait chanter. - La mère de Louis : très proche de lui (il a perdu son père jeune). Elle est à la fois aimée et détestée de son filsparce qu'elle l'aimait trop et lui passait tout. Isa refuse qu'elle habite avec eux et Louis accepte, ce qui brise lecœur de la vieille dame qui ne tarde pas à mourir.- Les parents d'Isa : ils ont toujours pensé que leur fille était « immariable » car ses deux frères étaient morts d'uneforme de tuberculose (et on ne prend pas une épouse qui ne va pas faire des enfants en bonne santé !!). Ilspensent avoir « bien eu » la famille de Louis. 3) PRESENTEZ LES THEMES PRINCIPAUX ABORDES DANS L'ŒUVRE L'argentTout au long du livre, on voit l'amour maladif de Louis pour l'argent (c'est à cause de lui qu'il s'est brouillé avec laseule femme dont il est vraiment tombé amoureux, Marinette). Il essaye parfois de se corriger (offre de l'or à Lucpartant pour la guerre, pour qu'il puisse payer se supérieurs et être bien traité), mais sans grand succès.L'argent est le nerf de la guerre entre lui et sa famille. Il est fier d'avoir réussi, mais ne supporte pas de n'avoir pasplus d'intérêt qu'un tiroir-caisse. Il sait aussi que sans argent, il perd le pouvoir.Ses enfants ne s'intéressent qu'à ça. Ils craignent tout le temps d'être déshérités (à raison). Il le font suivre,espionner, cherchent à le culpabiliser, etc. L'amour familialLouis méprise un peu sa mère pour son amour inconditionnel, et est lui-même privé de l'amour de ses enfants. Demême, Isa, qui fait tout pour les siens, est méprisée : pour les enfants de Louis, elle ne sert qu'à manipuler leurpère.Les enfants déçoivent (Hubert, Robert, ...), ou vous sont retirés (meurent : Marie, Luc).Les parents ne savent pas aimer (Louis est revêche et fait un peu peur) ou aiment mal/trop (sa mère, Isa). L'amourLouis n'est pas vraiment amoureux d'Isa quand il l'épouse. Il est flatté d'avoir obtenu une fille de bonne famille, maisil aime surtout chez Isa le fait qu'elle l'aime (se sentir choisi). Quand il apprend qu'il n'a été qu'un choix faute demieux, son coeur se brise. Il garde pourtant un fond d'amour pour Isa (est ébranlé par sa mort).Il tombe amoureux de sa belle-sœur, Marinette, mariée très jeune à un vieillard, et qui préfère se remarier etrenoncer à l'héritage de son mari que de rester veuve. Il ne la comprend pas, elle le méprise un peu à cause de sapassion pour l'argent, mais il y a une amitié entre eux. Elle se remarie et meurt en couche. DieuOn voit aussi la quête de Dieu de Louis : pour Mauriac, ce livre était véritablement le récit d'une conversionreligieuse. Au début, Louis se revendique athée face à sa femme qui joue la bigote. Mais plus on avance dans lalecture plus on le voit, lui, se comporter en chrétien (il parle de la grâce, du pardon, etc.) alors que le reste de safamille ne fait que simuler la religion (ils vont à la messe mais n'ont aucun esprit chrétien). 4) ETABLIR LE LIEN AVEC LES THEMES AUX PROGRAMME. Les générations :Des relations conflictuelles entre parents et enfants.De la difficulté à « bien » aimer au sein d'une famille L'hérédité : Louis cherche un enfant dans lequel il pourrait se « retrouver », qui lui ressemble, il n'en trouve pas(Hubert aime l'argent mais est médiocre, faignant… Robert est un trouillard, qui préfère rester pauvre que de risquerdes ennuis…. Luc méprise l'argent…). En fait, Louis refuse longtemps de reconnaître que c'est quand même Hubertqui lui ressemble le plus (il a surtout ses défauts : son avarice, son côté calculateur, etc.) Le détour :Après s'être cherché un fils partout sauf dans sa famille (Hubert), il finit par revenir à lui. Après avoir tout fait pourdéshériter ses enfants, il leur lègue l'argent de son vivant.Après avoir haït le monde, sa famille, il est touché par la grâce chrétienne, il veut se racheter. »

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