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Développement et développement durable : bref historique

Publié le 11/10/2014

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Apparue à l’orée des 80’s, la notion de « sustainable development », ou dév durable, vise à concilier le progrès économique et social aux équilibres naturels. L’expression de développement durable est vraiment rendue célèbre par le rapport Brundtland (1ère ministre norvégienne) de 1987 intitulé « notre futur commun » présidant la Commission mondiale sur l’environnement et le dév. Il a pour but de lutter contre les 3M : menaces qui pèsent sur la planète, misères de l’humanité, et manques des gouvernances. Il propose un compromis de développement entre trois piliers, les 3E : économie, équité, environnement. Evolution du concept de développement Après la seconde guerre mondiale apparaît le concept de développement : en 1949, le président américain Truman, dans un discours posant aussi les bases du plan Marshall et de l’OTAN, énonce la nécessité d’aider les pays « sous-développés ». C’est la 1ère fois que le terme est utilisé officiellement. Les Américains craignent la tombée des pays du Sud dans le communisme, et y voient une possibilité d’étendre leur marché. Ils partent du principe que ces pays doivent suivre le même cheminement éco que les pays occidentaux, on parle de « religion du dév ». Certains auteurs infléchissent déjà le discours, env oyant dans le dév un changement social, éco et culturel global visant à améliorer le bien-être de la population. Jusqu’au début des 70’s se déploie « l’ère du volume » ou le big push : les Etats occidentaux investissent pour de grands projets d’infrastructures, de programmes industriels et agricoles, promettant un rattrapage de l’occident. Le taux de croissance des pays du Sud est, de fait, bien supérieur à celui du Nord, mais l’absence de marché intérieur et de concentration sur la lutte contre la pauvreté, l’absence d’éducation, la santé, le dév agricole voit un  infléchissement des politiques après le début des années 70, plus concentré sur les basic needs pour permettre une croissance endogène. La crise de la dette au début des 80’s prive les pays du Sud d’une partie de leurs exportations. La politique monétaire des USA augmente leurs dettes, libellées en dollars et à taux variables. Les institutions monétaires (IFI, FMI, BM), imposent des plans d’ajustement structurels à ces pays, contraints à accepter s’ils veulent accéder au crédit international. Conséquences : ces pays qui avaient jusque-là misé sur le dév autocentré entrent de force dans la mondialisation : privatisation du secteur public, dérégulation des marchés, libéralisation de l’économie, compression de la demande interne, remise en question des modèles redistributifs > explosions du chômage, de la pauvreté, des émeutes de la faim. 90’s, la fin du développement : la décennie voit le capital d’aide baisser de 30%, et l’aide se réoriente vers les pays sortis de l’URSS. La doctrine démocratie-dollar-marché bat son plein, les financements vont surtout aux pays émergents et pays pétroliers. Le bilan des aides est sévère, accusé d’encourager gaspillage, corruption, consommation publique, assistanat. Il est vu aussi comme un instrument de domination de l’Occident. Les écarts se creusent entre l’émergence d’une pensée altermondialiste qui remet en cause le dév au profit de la solidarité, et les gouvernements et classes moyennes émergentes qui n’entendent pas renoncer au progrès techniques. Les Etats et les plans d’ajustement structurel imposent donc le travail flexibles, les salaires bas, une protection sociale embryonnaire, et un grand laxisme environnemental avec une grosse consommation de ressources naturelles.   La nécessité d’une action nationale comme internationale Multiplication des accidents industriels et catastrophes naturelles : Tchernobyl en 1984 ou Fukushima n 2011, marées noires (Erika en 1999), catastrophes naturelles telles que la canicule de 2003, l’ouragan Katrina en 2005, le tsunami en 2004 puis en 2011… sont autant de faits alarmants qui indiquent l’urgence des changements à effectuer. En effet, le Groupe d’Experts intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) indique dans un rapport de 2007 que l’homme est à 90% responsable de l’aggravation de l’effet de serre. Comme l’a dit J. Chirac en 2002 lors du sommet de la Terre à Johannesburg « notre maison brûle mais nous regardons ailleurs ». Des risques accrus : Conséquences économiques du réchauffement climatique : avec le coût des catastrophes, l’augmentation des réfugiés climatiques, les disparitions d’espèces, l’économiste N. Stern estime à 5000 mrd/an soit 5 à 20% du PIB Pression démographique : en octobre 2011, on passait le cap des 7 milliards d’individus. Les prévisions estiment qu’on atteindra 9 milliards avant 2050, et 10 milliards fin XXIe siècle. Cette pression démographique se caractérise par l’augmentation de la pauvreté (2,4mrd d’individus) et l’augmentation d’une classe moyenne (2 mrd) consommant bp de ressources naturelles Epuisement des ressources : les réserves de pétrole devraient être épuisées d’ici 2050, et celles de gaz entre 2060 et 2070. Les différents volets du développement durable : Environnement : biodiversité, eau, ressources naturelles renouvelables (vivantes ou non), épuisement des ressources fossiles, problème des déchets, réchauffement climatique, pollution, désertification, déforestation, érosion… Economie : agriculture durable, sécurité alimentaire, échanges internationaux, commerce équitable, sécurité énergétique, politique des transports, politiques économiques, ville durable… Social : santé, alimentation, pauvreté, politiques démographiques, droit du travail et de femmes, éducation, organisation sociale, prévention des conflits…

« monétaire des USA augmente leurs dettes, libellées en dollars et à taux variables. Les institutions monétaires (IFI, FMI, BM), imposent des plans d'ajustement structurels à ces pays, contraints à accepter s'ils veulent accéder au crédit international. Conséquences : ces pays qui avaient jusque-là misé sur le dév autocentré entrent de force dans la mondialisation : privatisation du secteur public, dérégulation des marchés, libéralisation de l'économie, compression de la demande interne, remise en question des modèles redistributifs > explosions du chômage, de la pauvreté, des émeutes de la faim. 90's, la fin du développement : la décennie voit le capital d'aide baisser de 30%, et l'aide se réoriente vers les pays sortis de l'URSS. La doctrine démocratie-dollar-marché bat son plein, les financements vont surtout aux pays émergents et pays pétroliers. Le bilan des aides est sévère, accusé d'encourager gaspillage, corruption, consommation publique, assistanat. Il est vu aussi comme un instrument de domination de l'Occident. Les écarts se creusent entre l'émergence d'une pensée altermondialiste qui remet en cause le dév au profit de la solidarité, et les gouvernements et classes moyennes émergentes qui n'entendent pas renoncer au progrès techniques. Les Etats et les plans d'ajustement structurel imposent donc le travail flexibles, les salaires bas, une protection sociale embryonnaire, et un grand laxisme environnemental avec une grosse consommation de ressources naturelles.   La nécessité d'une action nationale comme internationale Multiplication des accidents industriels et catastrophes naturelles : Tchernobyl en 1984 ou Fukushima n 2011, marées noires (Erika en 1999), catastrophes naturelles telles que la canicule de 2003, l'ouragan Katrina en 2005, le tsunami en 2004 puis en 2011... sont autant de faits alarmants qui indiquent l'urgence des changements à effectuer. En effet, le Groupe d'Experts intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) indique dans un rapport de 2007 que l'homme est à 90% responsable de l'aggravation de l'effet de serre. Comme l'a dit J. Chirac en 2002 lors du sommet de la Terre à Johannesburg « notre maison brûle mais nous regardons ailleurs ». Des risques accrus : Conséquences économiques du réchauffement climatique : avec le coût des catastrophes, l'augmentation des réfugiés climatiques, les disparitions d'espèces, l'économiste N. Stern estime à 5000 mrd/an soit 5 à 20% du PIB »

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