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disertation: faut-il changer ses désirs plutôt que l'ordre du monde ?

Publié le 25/10/2012

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Faut-il changer ses désirs plutôt que l'ordre du monde ? INTRODUCTION Le monde est là toujours présent, il est ce qui s’offre à nous et ce devant quoi l’homme est placé et qu’il doit accepter puisqu’il y est d’office projeté. Cependant l’homme peut toujours concevoir le monde autrement que comme il est, il peut l’imaginer comme il n’est pas afin de combler ses envies et ses manques, une projection de ses désires en somme. Nous savons que malgré tout l’homme est parvenu à transformer des parcelles du monde de manière à satisfaire ses désirs et sa curiosité. C’est ainsi que se sont créés de nouveaux manques. Nous retrouvons Descartes qui nous conseille de changer nos désirs plutôt que l’ordre du monde, puis plus loin dans son ouvrage philosophique, il nous annonce au contraire que l’homme doit devenir « maître et possesseur de la nature «. Comment comprendre cette prétention à vouloir changer le monde, faut il privilégier la loi du désir ou la loi du monde ? I – les désirs doivent s’adapter au monde L’homme est dominé par les désirs très nombreux parfois même très superflus, si nous devons privilégier un manque il serait plus convenable de dire que nous devrions combler en priorité les besoins. Et pourtant le désir mobilise notre énergie et cherche sans trêve sa satisfaction, on peut l’assimiler à une perte d’énergie et une fatale déception. Nous devons donc en priorité l’ordre du monde qui s’impose face aux désirs de l’homme, il semblerait donc que la raison veuille qu’on change nos désirs pour s’adapter à l’ordre du monde établi. Au contraire, le désir ne nous fait qu’espérer. Nous retrouvons cela dans le stoïcisme dont Descartes s’inspire dans la troisième partie du discours de la méthode, le désir dépende l’homme à partir du moment où il comprend que le désir et son objet lui échappent. Se plier à l’ordre du monde devient une manière pour l’homme de garder sa liberté, car il n’a et ne garde que ce qui est en son pouvoir sans jamais vouloir changer l’ordre du monde. Il y a donc chez l’homme une part d’acceptation importante pour reconnaitre cela. Désirer le monde autrement que comme il est c’est se condamner soi même au malheur, car le monde est une nécessité qu’il nous faut accepter. Nous pouvons citer Epictète qui affirme, « n’attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites. Décide de vouloir ce qui arrive et tu seras heureux «. Une manière d’affirmer qu’il nous faut accepter le monde tel qu’il est sans rien tenter pour le changer selon l’ordre de nos désirs On voit ainsi que tout semble indiquer qu’il faille suivre l’ordre du monde et plier le désir, mais à vouloir taire ainsi les désirs, l’homme n’annihile t’il pas une part de lui-même ? II – La réévaluation du désir par rapport à l’ordre du monde Mais peut-on vraiment faire taire le désir ou le détourner de ses buts premiers ? Le désir est une exigence très profonde dans nos vies, y renoncer reviendrait à renoncer à la nature de l’homme lui-même. Si l’on se réfère à un désir d’amour, avec Roméo et Juliette par exemple, on voit que dans toutes les grandes histoires d’amour, le désir est le plus fort, c’est lui qui s’affirme, pour le défendre l’homme n’hésite pas à transgresser l’ordre du monde, donc l’ordre du désir peut dominer dans un cas de figure comme celui-ci. Le désir peut ainsi se dévoiler telle une puissance qui nous entraine hors de nous-mêmes et faire exister, on le voit avec le sentiment amoureux. On peut ainsi avancer que le désir est un désordre qui parfois fait loi. Conclusion On peut ainsi affirmer sans craindre de se tromper que le désir ne s’oppose pas forcément à l’ordre du monde, on a vu que les deux cas de figures pouvaient se présenter à l’homme, parfois il faut mieux changer ses désirs que l’ordre du monde et parfois c’est le désir qui a force de loi. On a tendance à penser que l’homme a pour obligation de choisir entre ces deux tendances, l’ordre des désirs ou l’ordre du monde. Mais ce n’est finalement pas tant face au monde que le désir nous place, que face à nous-mêmes.


« l'ordre du monde.

Il y a donc chez l'homme une part d'acceptation importante pour reconnaitre cela.

Désirer le monde autrement que comme il est c'est se condamner soi même au malheur, car le monde est une nécessité qu'il nous faut accepter.

Nous pouvons citer Epictète qui affirme, « n'attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites.

Décide de vouloir ce qui arrive et tu seras heureux ».

Une manière d'affirmer qu'il nous faut accepter le monde tel qu'il est sans rien tenter pour le changer selon l'ordre de nos désirs On voit ainsi que tout semble indiquer qu'il faille suivre l'ordre du monde et plier le désir, mais à vouloir taire ainsi les désirs, l'homme n'annihile t'il pas une part de lui-même ? II - La réévaluation du désir par rapport à l'ordre du monde Mais peut-on vraiment faire taire le désir ou le détourner de ses buts premiers ? Le désir est une exigence très profonde dans nos vies, y renoncer reviendrait à renoncer à la nature de l'homme lui-même.

Si l'on se réfère à un désir d'amour, avec Roméo et Juliette par exemple, on voit que dans toutes les grandes histoires d'amour, le désir est le plus fort, c'est lui qui s'affirme, pour le défendre l'homme n'hésite pas à transgresser l'ordre du monde, donc l'ordre du désir peut dominer dans un cas de figure comme celui-ci.

Le désir peut ainsi se dévoiler telle une puissance qui nous entraine hors de nous-mêmes et faire exister, on le voit avec le sentiment amoureux.

On peut ainsi avancer que le désir est un désordre qui parfois fait loi. Conclusion On peut ainsi affirmer sans craindre de se tromper que le désir ne s'oppose pas forcément à l'ordre du monde, on a vu que les deux cas de figures pouvaient se présenter à l'homme, parfois il faut mieux changer ses désirs que l'ordre du monde et parfois c'est le désir qui a force de loi.

On a tendance à penser que l'homme a pour obligation de choisir entre ces deux tendances, l'ordre des désirs ou l'ordre du monde.

Mais ce n'est finalement pas tant face au monde que le désir nous place, que face à nous-mêmes.. »

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