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explication de texte Spinoza

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spinoza
Le texte philosophique à étudier est un extrait du Traité des autorités théologique et politique, du philosophe Spinoza. Il est ancré dans les mœurs de notre société que la liberté signifie être dégagé de toute obligation, ou encore de pouvoir agir sans contrainte, c'est à dire de pouvoir faire ce que nous voulons, quand nous le voulons et où nous le voulons. Cependant, selon Spinoza la liberté appartient à celui qui vit sous l’autorité de la Raison et donc à celui qui sait différencier le bien du mal, et qui, par son esprit, saura définir les lignes de conduites raisonnables que dicte la Raison en société et par rapport à autrui. Kant lui aussi, avait une vision plus ou moins similaire de la liberté : « Être libre, c'est être moral ». En partant de cette pensée, il serait donc faux d'opposer liberté et obéissance. Comment peut-on affirmer que la liberté consiste à obéir à une loi quelconque, alors que la définition même de la liberté est d'être dénué de toute obligation et contrainte ? Devons-nous obéir pour être libre? Notre société nous interdit-elle de penser, de s’exprimer ou d’être libre ? Les deux notions seraient-elles liées ? Dans ce traité, Spinoza établit donc la thèse que pourvu que certaines conditions soient respectées, vivre dans un État où l’on doit respecter certaines règles (lois), c’est être libre. Au début de cet extrait, Spinoza nous explique les exigences de la vie en société, il nous informe que celle-ci n’interdit a personne de s’exprimer, de penser, ou de juger. En effet, dans la constitution française la notion de Liberté est très importante, notamment la liberté d’expression, qu’elle soit artistique, ou autre, nous avons le droit et souvent le devoir de nous exprimer. Cependant, Spinoza nous rappelle qu’il y a tout de même une condition non négligeable pour pouvoir s’exprimer tout en étant « un bon citoyen », nous devons impérativement nous exprimer par la raison, c’est-à-dire faire toujours appel aux ressources du raisonnement, peser le bien et le mal de nos pensées, ainsi que leurs conséquences. Spinoza nous rappelle, que nous devons cependant nous abstenir de comportement de révolte, de colère, de ruse ou de haine, Spinoza veut dire que nous ne devons pas agir sur un coup de tête, sans avoir préalablement bien réfléchis à ce que nous allons démontrer. Spinoza nous explique par la suite que tout individu qui agit pour ses propres intérêts est une nuisance pour la société, « sous l’unique garantie de son propre pouvoir ». Pour illustrer ses propos, Spinoza donne ensuite l’exemple d’un citoyen qui voudrait faire changer ou annuler une loi. Spinoza donne dans son exemple en deux temps, il exprime deux idées de différents comportements que pourrait avoir ce citoyen-sujet. Dans un premier temps il exprime ce que devrait faire un « bon » citoyen-sujet pour « bien faire les choses », afin d’être raisonnable et courtois, et dans un second temps Spinoza nous informe que si ce citoyen-sujet ne fais pas l’effort d’être raisonnable, patient et attentif à ce que l’on lui suggère (s’il en fait qu’a ca tête, s’il agit de manière à servir ses propres intérêt personnels), alors ce citoyen-sujet peut être considéré comme un perturbateur et un rebelle (hors la loi). Dans l’exemple premier du comportement courtois et attentif, le citoyen-sujet doit tout d’abord prendre soin démontrer en quoi cette loi est déraisonnable (c’est-à-dire sans raison apparente, et non-conventionnel), pour qu’elle raison il souhaite la voir abroger, il doit donc dans un même temps soumettre son opinion (par rapport à la loi en question) au jugement de la « souveraine Puissance » (le pouvoir souverain d’un Etat). Spinoza nous rappelle par la suite que si ce citoyen-sujet s’abstient entre temps de toute manifestation ou forme de révolte/d’agressivité en opposition directe à la loi remise en question, il devient alors « un excellent citoyen », c’est-à-dire, un citoyen irréprochable, digne en tout point de la reconnaissance, et donc de l’accord du pouvoir souverain de l’Etat. Spinoza donne ensuite la définition d’un perturbateur, ou d’un rebelle, dans la deuxième partie de sa réflexion, en donnant l’exemple du comportement contraire. C’est-à-dire, si ce citoyen-sujet ne vise qu’à accuser les pouvoirs publics d’injustice ou de mauvais traitement, ou encore d’abus, s’il organise des manifestations ou des formes de révolte/d’agressivité contre l’Etat, ou les autorités gouvernementale, ou encore s’il s’efforce de faire abroger la loi de toute manière et pour des fins personnelles. Alors ce citoyen-sujet peut être, et doit être considéré comme un élément perturbateur ou un rebelle. Dans ce texte philosophique, Spinoza nous rappelle que nous ne pouvons être libre sans loi, sans restriction. En effet, selon Spinoza la liberté appartient à celui qui vit sous l’autorité de la Raison et donc à celui qui sait différencier le bien du mal, et qui, par son esprit, saura définir les lignes de conduites raisonnables que dicte la Raison en société et par rapport à autrui. Pour Spinoza, il est important de respecter les lois, afin d’être un excellent citoyen et de pouvoir rester libre.

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