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Faire tout ce qu'on a envie de faire est-ce être libre ?

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« Faire tout ce que l’on a envie de faire » peut se résumer au fait de réaliser tous les désirs que nous éprouvons. Or, une fois ces désirs assouvis, cela peut laisser place au bonheur. Le bonheur peut donc être, dans certains cas, synonyme de liberté. En 1670, Spinoza, dans Traité de la réforme et de l’entendement, écrira « Ce qui nous occupe le plus souvent la vie et ce que les hommes, comme on peut le conclure de leur acte, estiment comme le souverain bien, peut se ramener à ces trois choses : la richesse, les honneurs et le plaisir sensuel ». Il définit donc le souverain bien comme pouvant se ramener à trois biens naturels : la richesse, les honneurs et le plaisir sensuel. Ces biens s’imposent donc à l’homme comme étant indispensable dans la mesure où ces biens affectent sa sensibilité et donc déterminent c’est-à-dire conditionnent son désir. Il n’est donc pas libre vis-à-vis d’eux, cela va à l’encontre du principe de liberté, ils imposent leurs lois en engendrant des passions. Par conséquent, il est essentiel de créer une distance avec ces biens. Ce dont l’homme est capable grâce à sa réflexion. Ce faisant il peut accéder à la liberté par rapport à ces biens en fonction de la manière dont il conçoit sa vie. Cependant, si l’on prend comme exemple une personne consommant de l’alcool, cela est pour lui enivrant voir plaisant du fait de l’ivresse. Pourtant l’alcoolisme est un vice, un mal. Par conséquent, certaines personnes s’en privent et se fixe donc une limite. Or, se fixer une limite, s’interdire quelque chose, n’est-ce pas là ne pas être libre. Ainsi, ils se retrouvent en quelque sorte piégés entre leurs limites et leur insatisfaction d’où la question de liberté.                  L’homme se croit donc libre de décider par lui-même quelque chose, alors qu’il obéit toujours, en réalité, à un désir ou à un état de son corps qui le pousse à faire telle ou telle chose. L’homme ivre, par exemple, croit parler parce qu’il l’a choisi, alors que c’est son corps ivre qui le pousse à parler. Il n’est donc pas libre de parler. Par conséquent, peut-on véritablement être autonome de ce qui continuellement nous affecte et donc à quoi nous sommes soumis ?                  Lorsque l’homme se soumet à la volonté d’autrui, à des ordres, à des règles ou à des lois, il vit toujours cette soumission comme une contrainte venant limiter sa liberté : il ne fait donc pas ce qu’il veut, mais ce qu’on veut qu’il fasse, et donc il n’est plus libre. Si la liberté, c’est pouvoir faire « tout ce dont on a envie », alors l’homme est libre que quand il peut faire ce qu’il veut faire. Et c’est pourquoi l’obéissance à autre chose qu’à notre propre volonté nous apparaît toujours comme une entrave, une soumission. Or l’essence même des lois et des règles, c’est justement de d’interdire ce que pourtant nous avons la possibilité de faire. En outre, il n’y a pas de loi qui interdisent de s’envoler en battant des bras en l’air par exemple. Obéir, c’est donc accepter de voir nos possibilités limitées par autre chose que nous-mêmes. En ce sens, toute contrainte est comprise comme un obstacle à sa réalisation. Selon Calliclès, ces contraintes sous forme de règles, seraient inventées par les hommes faibles, eux-mêmes incapables de satisfaire leur besoin. Toutefois, Socrate critiquant Calliclès, pense que le désir ainsi abandonné à la démesure rend l’homme esclave au lieu de le rendre libre. Ainsi seul l’homme tempérant, aux désirs modérés, maîtrise ses désirs au point de ne pas en être esclave.                  Pourtant, peut-on dire qu’est libre celui qui n’en fait qu’à sa tête, et qui en toutes circonstances se laisse guider par son seul désir du moment, même au mépris de son intérêt ?                  Si la soumission à une autorité extérieure semble bien venir contredire la liberté en nous, la soumission aux passions et aux appétits n’est-elle pas tout autant un esclavage ? Car celui qui veut n’obéir à rien, ne se soumet-il pas en fait à la domination du désir lui-même et affaiblissant ainsi sa volonté, ne finit-il pas par devenir incapable de lui résister ? Sommes-nous libre de décider de nos envies, de nos appétits, de nos désirs ? Est-ce nous qui les choisissons ou ne s’imposent-ils pas à nous ?  On peut, toutefois, suggérer avec Descartes que la liberté se mesure surtout à l’exercice de la volonté, dans sa capacité à choisir entre deux choses indépendamment de toute contrainte extérieure, « à pouvoir faire une chose ou ne pas la faire » d’après Méditation métaphysiques datant de 1641. On appelle « libre arbitre » un tel pouvoir de se décider par sa seule volonté, sans être influencé par autrui ou par ses désirs. Cette liberté aurait différents degrés. Pour Descartes, le plus bas degré serait la liberté d’indifférence c’est-à-dire le choix par le hasard et le plus haut degré serait la volonté éclairée par la connaissance  c’est-à-dire choisir en sachant pourquoi.                  La liberté (du latin liber, « qui n’est pas esclave », par opposition à servus) semble désigner le fais de n’être soumis à aucune contrainte qui viendrait entraver nos désirs. Pour autant cette conception n’est-elle pas illusoire ? Être libre, c’est bien ne pas faire « ce que l’on veut » du fait que les désirs que nous ressentons ne viennent pas forcément du soi. Sera libre alors celui qui saura établir une distances avec les biens naturels, celui qui résistera à la force de ses appétits et qui acceptera de se soumettre à la loi et aux règles. La liberté n’est-elle pas alors synonyme de volonté, de choix ? Être libre est donc un concept complexe où seul la raison de l’homme peut définir exactement ce qu’être libre.  

«                  Lorsque l'homme se soumet à la volonté d'autrui, à des ordres, à des règles ou à des lois, il vit toujours cette soumission comme une contrainte venant limiter sa liberté : il ne fait donc pas ce qu'il veut, mais ce qu'on veut qu'il fasse, et donc il n'est plus libre. Si la liberté, c'est pouvoir faire « tout ce dont on a envie », alors l'homme est libre que quand il peut faire ce qu'il veut faire. Et c'est pourquoi l'obéissance à autre chose qu'à notre propre volonté nous apparaît toujours comme une entrave, une soumission. Or l'essence même des lois et des règles, c'est justement de d'interdire ce que pourtant nous avons la possibilité de faire. En outre, il n'y a pas de loi qui interdisent de s'envoler en battant des bras en l'air par exemple. Obéir, c'est donc accepter de voir nos possibilités limitées par autre chose que nous-mêmes. En ce sens, toute contrainte est comprise comme un obstacle à sa réalisation. Selon Calliclès, ces contraintes sous forme de règles, seraient inventées par les hommes faibles, eux-mêmes incapables de satisfaire leur besoin. Toutefois, Socrate critiquant Calliclès, pense que le désir ainsi abandonné à la démesure rend l'homme esclave au lieu de le rendre libre. Ainsi seul l'homme tempérant, aux désirs modérés, maîtrise ses désirs au point de ne pas en être esclave.                  Pourtant, peut-on dire qu'est libre celui qui n'en fait qu'à sa tête, et qui en toutes circonstances se laisse guider par son seul désir du moment, même au mépris de son intérêt ?                  Si la soumission à une autorité extérieure semble bien venir contredire la liberté en nous, la soumission aux passions et aux appétits n'est-elle pas tout autant un esclavage ? Car celui qui veut n'obéir à rien, ne se soumet-il pas en fait à la domination du désir lui-même et affaiblissant ainsi sa volonté, ne finit-il pas par devenir incapable de lui résister ? Sommes-nous libre de décider de nos envies, de nos appétits, de nos désirs ? Est-ce nous qui les choisissons ou ne s'imposent-ils pas à nous ?  On peut, toutefois, suggérer avec Descartes que la liberté se mesure surtout à l'exercice de la volonté, dans sa capacité à choisir entre deux choses indépendamment de toute contrainte extérieure, « à pouvoir faire une chose ou ne pas la faire » d'après Méditation métaphysiques datant de 1641. On appelle « libre arbitre » un tel pouvoir de se décider par sa seule volonté, sans être influencé par autrui ou par ses désirs. Cette liberté aurait différents degrés. Pour Descartes, »

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