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J. Lecailion. Croissance et politique des revenus

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L'économie moderne est une économie de groupes. Les catégories socio-professionnelles les plus importantes (ouvriers et employés, entrepreneurs, exploitants agricoles) sont organisées et disposent de moyens de presion relativement efficaces. Chacune de ces catégories veille, non seulement à ce que son niveau de vie ne se réduise pas en valeur absolue, mais aussi à ce qu'il ne diminue pas en valeur relative, la référence étant généralement constituée par le niveau de vie des catégories les plus proches. Ce comportement est une des conséquences de la croissance, dans la mesure où celle-ci agit dans le sens d'une atténuation de la « distance sociale». Mais, en même temps, la croissance suscite constamment des disparités de rémunérations, si bien que son influence est finalement ambivalente. Cette influence ambivalente s'exerce en France dans des conditions particulières.

Cette action résulte de trois processus : le processus d'industrialisation et d'urbanisation, le processus de centralisation et le processus d'intervention étatique.

Le processus d'industrialisation et de développement des activités tertiaires provoque une concentration de la population dans les villes, c'est-à-dire un rapprochement géographique des catégories sociales. Or, une population groupée est plus sensible à l'effet d'imitation qu'une population dispersée.

En même temps ce processus, — joint au progrès des moyens de communication et d'information, — multiplie les liens entre la ville et la campagne. Si les hommes émigrent vers la ville et la campagne, les techniques industrielles en revanche pénètrent l'agriculture, ce qui favorise l'intégration de celle-ci à l'économie générale et une meilleure transmission des flux économiques et des habitudes sociales entre secteurs. Il en résulte, en matière de répartition, qu'à la liaison traditionnelle campagne-ville s'ajoute aujourd'hui une liaison de sens inverse.

Dans le sens campagne-ville en effet, toute modification des revenus agricoles a toujours pris la forme d'une variation des prix des produits alimentaires; comme ces produits représentent une portion importante de la consommation des petits salariés, une hausse des prix agricoles, répercutée au niveau du commerce de détail, tend à provoquer des demandes d'ajustement de salaires.

Dans le sens ville-campagne, la liaison a été longtemps moins rigoureuse, la dégradation du niveau de vie relatif des agriculteurs

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