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Manuela 14/01/2016 Gonçalves 1°L FRANCAIS Séquence 3, séance 9 Commentaire

Publié le 12/03/2016

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Manuela 14/01/2016 Gonçalves 1°L FRANCAIS Séquence 3, séance 9 Commentaire littéraire Les Caractères La Bruyère (1688) Portrait d'Onuphre Conseils personnalisés : - Chaque citation doit être analysée stylistiquement - Reformulez la problématique après avoir repris le sujet - Utilisez les regitres pour construire le plan de commentaire. - Utilisez vos connaissance sur le mouvement pour enrichir votre commentaire. Nouveaux conseils : Jean de la Fontaine dans sa fable "Le rat qui s'est retiré du monde" critique les faux devots. Le mouvement du XVIIème siècle, qui est le classicisme, pousse les auteurs de ce temps à rendre les vices de la société universelle, tout en respectant des règles esthétiques et morales, comme, la sobriété, la clarté du style, l'imitation des auteurs anciens et la volonté de plaire et d'instruire. Nous pouvons citer comme grands auteurs Racine, Molière, Jean de la Fontaine, Boileau et La Bruyère, qui sont les principaux représentants de ce mouvement. La Bruyère qui est un grand moraliste du XVIIeme, a été le sous precepteur du jeune Duc de Bourbon le petit fils du Roi Louis XIV. Il commence à rédiger le livre Les Caractères dès 1670 et sera publié 18 ans après, soit en 1688. Son livre connaîtra un grand succès. Dans l'extrait de son livre que nous étudions, il peint le portrait morale et physique d'Onuphre, un hypocrite se faisant passer pour un faux dévot. Nous nous demanderons dans cet extrait, comment l'auteur parvient à dévoiler la vraie nature de l'hypocrite Onuphre. Dans un premier temps nous verrons que cet extrait est digne d'une représentation théatrale sous plusieurs aspects puis dans un second temps nous examinerons ce personnage hypocrite. Dans une première partie nous verrons qu'Onuphre joue un peu comme dans une pièce de théâtre, nous constaterons qu'il a l'âme d'un acteur et qu'il a besoin du regard des autres. Comme nous pouvons le remarquer, le premier paragraphe du texte est consacré surtout à sa vie personnelle, qui, contrairement à la suite du récit est plutôt cadré sur la vie qu'il mène à l'extérieur. Grâce à la composition du texte, nous remarquons que sa vie publique est plus importante que sa vie intime, personnelle. Il est à la recherche systématique de son spectateur. La Bruyère emploie des termes qui laisse présager que son personnage joue un rôle, comme le démontre le verbe "jouer" ainsi que le mot "rôle" (l.10) qui se rapportent au champ lexical du théâtre "Il joue son rôle." sous entendu son rôle de faux dévot. Des verbes d'action qui se rapportent au champ lexical de la religion montrent qu'il s'approprie le rôle du dévot, dans ce rythme ternaire "Non seulement il prie, mais il médite, il pousse des élans et des soupirs" (l.13). Il faut absolument qu'on le remarque. Aussi sait-il changer son apparence en passant devant un homme pour lui faire croire qu'il est dévot. Nous pouvons le constater dans la phrase hypothéthique "S'il marche par la ville, et qu'il découvre de loin un homme devant qui il est necessaire qu'il soit dévot, les yeux baissés, la démarche lente et modeste, l'air recueilli lui sont familiers." (l.9-10). Pour se faire remarquer il n'hésite pas à faire plus de bruit que les personnes qui sont autour de lui dans une église, comme le montre le superlatif "plus" dans la phrase "Il fait plus de bruit qu'eux pour les faire taire" (l.18). La Bruyère redonne du sens au nom "hypocrite" qui en grec veut dire "le comédien". Onuphre endosse donc son rôle de comédien à merveille. Tout au long de cet extrait on y décèle de nombreuses dérivation du verbe voir, "vu" (l.11-23), "verra" (l.13), "voit" (l.14-17). Onuphre cherche le regard de bon spectateur et en même temps cherche à attirer l'intention sur lui. Il cherche en permanence les endroits bondés de monde pour que toutes les personnes présentes dans une église le voient jouer son rôle de bon dévot. Dans sa phrase comportant le pronom personnel "on" dans "on y est vu" (l.23) montre les défauts partagés par le genre humain. Tout le monde veut se faire voir, un peu comme à la cour de Louis XIV où les apparences comptaient plus que ce qu'on était vraiment. Onuphre veut à tout prix éviter les églises où quasiment personne ne se rend, comme La Bruyère l'explique bien en employant dans sa phrase ligne 21 les adjectifs "déserte" et "solitaire". Dans une seconde partie nous allons analyser le comportement scandaleux d'Onuphre, ce qui fait de lui un personnage hypocrite par sa duplicité et par sa manupilation sur autrui. La specificité du personnage d'Onuphre fait que c'est un personnage double. C'est ce que nous remarquons dans le premier paragraphe où toutes les phrases sont en oppositions. En premier, celles çi dénoncent ce qu'Onuphre veut ce que les autres voit de lui. La Bruyère utilise deux procédés différents, la négation restrictive avec l'emploie de "n'a que" (l.1) et il met en valeur l'adverbe "simplement" (l.2) pour montrer que c'est entre autre un bon dévot, mais en avancant un peu plus dans la lecture quand on rencontre la conjonction de coordination "mais" on se rend compte que la vérité nous est dévoilée et que ce qu'il laisse voir ou entrevoir n'est que duperie et mensonge, ce qui souligne ainsi l'écart entre l'être et le paraître qu'il nous fait aussi deviner dans sa constuction paratactique dans le tout premier paragraphe. La Bruyère utilise ainsi la satire car il insiste sur le confort dans lequel Onuphre vit grâce au rithme binaire "coton" et "duvet" (l.1-2) qui s'oppose à la "serge grise" (l.1), de même que l'adverbe "simplement" s'oppose à l'adverbe "commodément" (l.2). Le rétablissement de la vérité par La Bruyère est souligné par la proposition "je veux dire" (l.2). Proposition qu'on retrouve vers la fin du texte, où l'usage des superlatifs est beaucoup utilisé, "Il est pour les plus forts, je veux dire pour les plus riches" (l.27) Tout l'extrait est construit sur un balancement antithétique entre ce qu'il veut montrer aux autres et qui il est réellement. Nous apprenons aussi à la lecture de ce texte qu'Onuphre est un sombre calculateur... Il fait croire à tout le monde qu'il se change en chrétien tout en étant discret comme on le devine dans tout le troisième paragraphe grâce à l'usage excessif de l'hypotaxe. Dans le quatrième paragraphe on voit ressortir le vocabulaire de la religion et de la restriction "jeûne", "abstinence" (l.24) et "carême" (l.26) aux yeux des autres, il veut se faire passer pour un vrai dévot, ce qu'il n'est pas vu qu'il ne veut pas faire le carême. La Bruyère utilise la satire pour le démontrer car " à la fin de l'hiver" (l.25) qui est un complément circonstanciel de temps, qui annonce le début du carême, monsieur est malade et La Bruyère utilise un rythme ternaire pour montrer l'insistance des personnes dupes qui l'insitent à arrêter le carême "Il se fait prier, presser, quereller pour rompre le carême" (l.25-26). Il succombera à leur supplication seulement "par complaisance" (l.26) ce qui est faux, il ne cherche surtout pas à leur faire plaisir mais juste à ne pas subir le carême. Si on apprend qu'il est manipulateur avec les hommes s'en est aussi un avec les femmes ! En effet, dans sa phrase hypotactique "ce n'est point par habitude qu'il le parle (jargon de la dévotion), mais avec dessein, et selon qu'il lui est utile" (l.34) La Bruyère nous montre une énième fois son côté manipulateur, il se sert même des femmes qu'il n'aime point pour faire parler de lui. Nous avons vu à travers ce portrait que nous a dressé La Bruyère, les vices de son temps, les gens sont fourbes et manipulateurs, ce qui compte par dessus tout pour la plupart des personne est de bien se faire voir, ce qui est d'ailleurs toujours d'actualité à notre époque. Molière, dans son oeuvre Tartuffe, décrira lui aussi, de manière un peu plus implicite cependant, ce même caractère manipulateur qu'il a observé chez les personnes qui l'entourent.

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