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LA SATIRE POLITIQUE COMMENTAIRE COMPOSE – séance 5

Extrait du document

1-La description d’un régime de terreur

a- On assiste à un vrai bain de sang

Nous assistons ici à un vrai bain de sang : sur ordre de Napoléon, les animaux sont exécutés, un par un. L’auteur a utilisé de très nombreux mots et expressions renvoyant au sang et à la terreur : « saignaient » (l8) «furent massacrés » (l 26), «mis à mort » (l 30), « odeur de sang » (l 32), « amoncellement de cadavres » (l 31). L’utilisation de ces termes rend la scène violente et créé une ambiance anxiogène.

b- Un sentiment commun : la terreur, l’horreur

L’auteur a également insisté sur le fait que les animaux de la ferme sont terrorisés et horrifiés devant le massacre : «avaient froid dans le dos » (l 4), « hurlait miséricorde) (l11), «frissonnaient d’horreur » (l 34)…

Les molosses qui renvoient aux forces de l’ordre de Staline, sont décrits par l’auteur comme des animaux bêtes et féroces, ils sont saisis « d’une rage démente » et s’attaquent au cheval MALABAR.

Les animaux assistent impuissants à cette exécution. Cela renvoie au fait que Staline terrorisait la population par des massacres et des exécutions.

c- Napoléon : un abus de pouvoir

« . 2- Un procès injuste a- Le procès des cochons Les cochons furent amenés de force à Napoléon devant tous les animaux de la cour. Napoléon les force à avouer leur crime devant les autres animaux tremblants. On ne peut pas réellement parler de procès car sans qu’ils puissent se défendre, ils sont sauvagement tués : «les chiens, sur le champ, les égorgèrent » (l 23). L’auteur fait probablement référence aux procès de Moscou, où Staline organisait des procès truqués pour éliminer ses opposants politiques, la sentence était toujours la même : la peine capitale. b- Une même sentence pour tout le monde : la mort Tous les animaux qui ont confessé leur crime connaissent le même sort, et ce, quel que soit le degré de gravité de ce crime. Napoléon ne cherche pas à comprendre, ni à écouter la défense des animaux, il invite seulement les animaux à avouer devant la cour leur « crime ». C’est un peu comme s’il voulait que tous les autres animaux constatent le crime, afin que la sentence soit justifiée. Napoléon se conduit en véritable dictateur et banalise la peine de mort en l’appliquant pour tous les crimes et délits, il n y a pas de nuance dans l’application des peines. La sentence est la même pour tous les animaux : la peine capitale. c- Une fausse justice On ne peut pas réellement parler de justice puisque les animaux n’ont aucun moyen de se défendre, ils ne font qu’exposer des faits puis sont sauvagement assassinés. Il s’agit là de massacres de masse « un amoncellement de cadavres » (l32). Napoléon a l’intention d’éliminer en masse ces animaux, peu importe ce qu’ils ont pu faire : Le mouton qui a uriné dans l’abreuvoir fût sauvagement assassiné pour son « crime ». L’auteur fait référence aux génocides de Staline dans les années 1930, qui donnait avec un malin plaisir des ordres d’exécution. »

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