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précède a priori toute ma pensée déterminée 1.

Publié le 22/10/2012

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précède a priori toute ma pensée déterminée 1. Toutefois la liaison n'est pas dans les objets et n'en peut pas être tirée par la perception, pour être ensuite reçue dans l'entendement; mais elle est uniquement une opération de l'entendement, qui n'est lui-même autre chose que la faculté de former des liaisons a priori, et de ramener la diversité des représentations données à l'unité de l'aperception. C'est là le principe le plus élevé de toute la connaissance humaine. NOTE DE KANT (1) L'unité analytique de la conscience s'attache à tous les concepts communs comme tels. Lorsque, par exemple, je conçois le rouge en général, je me représente par là une qualité qui comme caractère peut être trouvée quelque part ou être liée à d'autres représentations : ce n'est donc qu'à la condition de concevoir d'avance une unité synthétique possible que je puis me représenter l'unité analytique. Pour concevoir une représentation comme commune à différentes choses, il faut la regarder comme appartenant à des choses qui, malgré ce caractère commun, ont encore quelque chose de différent; par conséquent, il faut la concevoir comme formant une unité synthétique avec d'autres représentations (ne fussent-elles que possibles) avant de pouvoir concevoir l'unité analytique de la conscience qui en fait un conceptus communis. L'unité synthétique de l'aperception est donc le point le plus élevé auquel il faut rattacher tout usage de l'entendement, la logique même tout entière, et après elle, la philosophie transcendantale; bien plus, cette faculté est l'entendement lui-même. (Raison pure, I, p. 137-139.) L'entendement, pour parler généralement, est la faculté des connaissances. Celle-ci consiste dans le rapport déterminé de représentations données à un objet. Un objet est ce dont le concept réunit les éléments divers d'une intuition donnée. Or, toute réunion de représentations exige l'unité de la conscience dans la synthèse de ces représentations. L'unité de la conscience est donc ce qui seul constitue le rapport des représentations à 1. Quoi que je pense, c'est moi qui le pense, et je ne puis « m'y retrouver «, c'est-à-dire me retrouver le même dans toutes mes représentations, que parce que j'opère une synthèse qui ramène à l'unité la diversité de mes représentations. un objet, c'est-à-dire leur valeur objective; c'est elle qui en fait des connaissances, et c'est sur elle par conséquent que repose la possibilité même de l'entendement. (Raison pure, I, p. 141.) La diversité donnée dans une intuition sensible rentre nécessairement sous l'unité synthétique originaire de l'aperception, puisque l'unité de l'intuition n'est possible que par elle (§ 17). Or, l'acte de l'entendement par lequel le divers de représentations données (que ce soient des intuitions ou des concepts) est ramené à une aperception en général, est la fonction logique des jugements (§ 19). Toute diversité, en tant qu'elle est donnée dans une intuition empirique, est donc déterminée par rapport à l'une des fonctions logiques du jugement, et c'est par celle-ci qu'elle est ramenée à l'unité de conscience en général. Or les catégories ne sont pas autre chose que ces mêmes fonctions du jugement, en tant que la diversité d'une intuition donnée est déterminée par rapport à ces fonctions (§ 14)1. Ce qu'il y a de divers dans une intuition est donc nécessairement soumis à des catégories. (Raison pure ,I, p. 145-146.) Mais si les catégories sont indispensables pour ramener à l'unité de l'aperception la diversité donnée dans l'intuition, elles n'ont de valeur que par rapport à ce donné de l'intuition; « la catégorie n'a d'autre usage dans la connaissance des choses que de s'appliquer à des objets d'expérience « (RAISON PURE, I, p. 147.) 22. Penser et connaître. Penser un objet et connaître un objet, ce n'est donc pas une seule et même chose. La connaissance suppose en effet deux éléments : d'abord le concept, par lequel, en général, un objet est pensé (la catégorie), et ensuite l'intuition, par laquelle il est donné. S'il ne pouvait y avoir d'intuition donnée qui correspondît au concept, ce concept serait bien une pensée quant à la 1. Un peu plus haut (p. 135), Kant écrivait : « Les catégories sont les concepts d'un objet en général au moyen desquels l'intuition de cet objet est considérée comme déterminée par rapport à l'une des fonctions logiques du jugement. « forme, mais sans aucun objet, et nulle connaissance d'une chose quelconque ne serait possible par lui. En effet, dans cette supposition, il n'y aurait et ne pourrait y avoir, que je sache, rien à quoi pût s'appliquer une pensée I. Or, toute intuition possible pour nous est sensible (esthétique); par conséquent, la pensée d'un objet en général ne peut devenir en nous une connaissance, par le moyen d'un concept pur de l'entendement, qu'autant que ce concept se rapporte à des objets des sens. L'intuition sensible est ou intuition pure (l'espace et le temps), ou intuition empirique, de ce qui est immédiatement représenté comme réel par la sensation dans l'espace et le temps. Nous pouvons acquérir par la détermination de la première des connaissances a priori de certains objets (comme dans les mathématiques), mais ces connaissances ne concernent que la forme de ces objets, considérés comme phénomènes; s'il peut y avoir des choses qui doivent être saisies part l'intuition dans cette forme, c'est ce qui reste à décider. Par conséquent, les concepts mathématiques ne sont pas des connaissances par eux-mêmes; ils ne le deviennent que si l'on suppose qu'il y a des choses qui ne peuvent être représentées que suivant la forme de cette intuition sensible pure. Or, les choses ne sont données dans l'espace et dans le temps que comme perceptions (représentations accompagnées de sensation), c'est-à-dire au moyen d'une représentation empirique. Les concepts purs de l'entendement, même quand ils sont appliqués à des intuitions a priori (comme dans les mathématiques), ne procurent donc une connaissance qu'autant que ces intuitions, et par elles les concepts de l'entendement, peuvent être appliqués à des intuitions empiriques. Les catégories ne nous fournissent donc de connaissance des choses, au moyen de l'intuition, qu'autant qu'elles sont applicables à l'intuition empirique, c'est-à-dire qu'elles servent seulement à la possibilité de la connaissance empirique. Or. c'est cette connaissance que l'on nomme expérience. Les catégories n'ont donc d'usage relativement à la connaissance des choses, qu'autant que ces choses sont regardées comme des objets d'expérience possible. (Raison pure, I, p. 147-149.) 1. Penser, c'est penser quelque chose. Mais la connaissance suppose qu'au concept s'ajoute l'intuition. Ce que je pense de l'objet, par les catégories, sera vrai de tout, mais n'est encore vrai de rien. Toute connaissance véritable est d'expérience.

« Le ciel étoilé un objet, c'est-à-dire leur valeur objective; c'est elle qui en fait des connaissances, et c'est sur elle par conséquent que repose la possibilité même de l'entendement. (Raison pure, 1, p. 141.) La diversité donnée dans une intuition sensible rentre nécessai­ rement sous l'unité synthétique originaire de l'aperception, puis­ que l'unité de l'intuition n'est possible que par elle (§ 17). Or, l'acte de l'entendement par lequel le divers de représentations données (que ce soient des intuitions ou des concepts) est ramené à une aperception en général, est la fonction logique des juge­ ments(§ 19). Toute diversité, en tant qu'elle est donnée dans une intuition empirique, est donc déterminée par rapport à l'une des fonctions logiques du jugement, et c'est par celle-ci qu'elle est ramenée à l'unité de conscience en général. Or les catégories ne sont pas autre chose que ces mêmes fonctions du jugement, en tant que la diversité d'une intuition donnée est déterminée par rapport à ces fonctions (§ 14)1. Ce qu'il y a de divers dans une intuition est donc nécessairement soumis à des catégories. (Raison pure, 1, p. 145-146.) Mais si les catégories sont indispensables pour ramener à l'unité de l'aperception la diversité donnée dans l'intuition, elles n'ont de valeur que par rapport à ce donné de l'intuition;« la catégorie n'a d'autre usage dans la connaissance des choses que de s'appli­ quer à des objets d'expérience» (RAISON PURE, 1, p. 147.) 22. Penser et connaitre. Penser un objet et connaître un objet, ce n'est donc pas une seule et même chose. La connaissance suppose en effet deux élé­ ments : d'abord le concept, par lequel, en général, un objet est pensé {la catégorie), et ensuite l'intuition, par laquelle il est donné. S'il ne pouvait y avoir d'intuition donnée qui corres­ pondît au concept, ce concept serait bien une pensée quant à la 54 1. Un peu plus haut (p. 135), Kant écrivait : « Les catégories sont les concepts d'un objet en général au moyen desquels l'intuition de cet objet est considérée comme déterminée par rapport à l'une des fonctions logiques du jugement. » »

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