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Shimazaki Toson - écrivain.

Publié le 29/04/2013

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Shimazaki Toson - écrivain. Shimazaki Toson (1872-1943), écrivain et poète japonais, considéré comme le chef de file du naturalisme japonais. Shimazaki Toson naît à Magome (actuel département de Nagano) dans une famille autrefois riche. Il a neuf ans lorsqu'il part à Tokyo en compagnie de son frère aîné. Sa famille le destine aux affaires ou à la politique mais en 1887, il entre dans une école missionnaire. Il y découvre la langue et la littérature anglaises et finit par se détourner de la religion -- sa première aspiration --, ayant trouvé dans l'écriture sa véritable voie. Il collabore quelque temps à la revue Bungaku-kai (« le Monde de la littérature «) avant de quitter Tokyo pour Sendai, où il devient professeur en 1896. Ses années d'enseignement sont surtout consacrées à l'écriture d'un grand nombre de poèmes lyriques, publiés plus tard en recueils : Wakanashu (« Premières Pousses «, 1897), Hitohabune (« Une feuille fend l'eau «, 1898). De 1899 à 1905, Shimazaki Toson retourne dans sa région natale. Là-bas, il s'essaie à différents styles de description en prose, lesquels ne seront publiés qu'en 1912 sous le titre de Chikumagawa no suketchi (« Croquis de la rivière Chikuma «). Lorsqu'il revient à Tokyo, en 1905, il perd coup sur coup ses trois filles. L'année suivante, il publie à ses frais son premier roman, Hakai (« la Rupture de l'interdit «), qui retrace le parcours d'un instituteur eta, c'est-à-dire appartenant à l'ancienne caste des « impurs «, officiellement abolie en 1871. Le sujet n'ayant jamais encore été abordé de la sorte, surtout sur un ton aussi radicalement nouveau, l'ouvrage choque tout autant qu'il fait école : dès lors Shimazaki se dit « naturaliste « et s'impose comme le chef de file d'un mouvement qui touchera tous les romanciers de l'époque. Influencés par Émile Zola, qu'ils connaissent peu -- à part peut-être Nagai Kafu --, ces naturalistes cherchent à décrire non pas l'homme social, mais l'homme intime : son coeur, ses pensées, ses sentiments. Dans ses deux romans suivants, Haru (« le Printemps «, 1908) et Une famille (Ie, 1910), Shimazaki va plus loin, tentant de supprimer de son écriture toute trace de fiction ou d'imagination, et s'appuyant de plus en plus sur son autobiographie. Son talent commence alors à être reconnu, mais sa femme meurt en 1911, et l'aventure qu'il vit avec sa nièce le pousse à s'exiler en France jusqu'à ce que la Première Guerre mondiale le contraigne à rentrer au Japon en 1916. Il décide alors de révéler publiquement ses tourments intimes et fait paraître Shinsei (« Nouvelle Vie «, 1918-1919). Ses récits se font ensuite de plus en plus personnels, plus apaisés aussi. Il s'attelle également à l'étude des documents laissés par sa famille à Magome et retrace en une fresque extraordinaire l'histoire des siens et de sa vallée aux temps troublés de la Restauration : Yoake mae (« Avant l'aube «, 1929-1935). Microsoft ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

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