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TPE pouvoir des médias

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Sommaire Introduction ....................................... 1) L'influence des médias sur la politique................. a) Les médias de nos jours...................... i) La concentration des médias ii) Les médias de masse b) Les médias 4°ème pouvoir.................. i) Les médias sont indispensables aux hommes politiques : « le 4ème pouvoir «.............. ii) Les médias et leur influence sur la vie politique iii) Les médias, marché et politique 2) Les médias outils du pouvoir ...................... a) La censure............ i) La censure en Birmanie ii) La censure en Iran iii) La censure en France iv) « Mr Télévision « et l'Italie v) La censure en Chine vi) La censure en Corée du Nord b) La propagande................ i) La propagande de la guerre froide ii) La propagande dans les républiques iii) La propagande de nos jours iv) La propagande en france Conclusion ........ Bibliographie ....... Introduction Les médias peuvent être publiques ou privés, ils peuvent soutenir ou critiquer un gouvernement, dénoncer ou taire ses méfaits, donner la parole au peuple ou oublier de parler en son nom .Depuis la seconde moitié du XXème siècle une nouvelle forme de société domine: une société médiatique. Aujourd'hui même les medias deviennent une institution sociale, cruciale à un système démocratique moderne. Les médias, qui regroupent la presse, la radio, la télévision et internet, sont devenu les acteurs clés de la démocratie moderne. En effet, l'un des rôles les plus importants confié aux médias est celui de relais de l'action politique. Les médias informent les citoyens des différentes options politiques, ils véhiculent les valeurs, les programmes que les différents acteurs politiques cherchent à exécuter. Ils tissent des liens entre une population et un gouvernement, ils participent grandement à la construction et à la diffusion de normes individuelles et collectives. « Ce « quatrième pouvoir « provoque la réflexion; il est un symbole de la démocratie et l'arme fondamentale des populations. Si les médias sont les intermédiaires entre le gouvernement et le peuple, un recours contre les abus de pouvoir, les injustices. Il semble légitime de s'intéresser aux liens qui se sont tissés entre les hommes politiques et les médias. De nombreux écrits tentent à démontrer l'ampleur du « quatrième pouvoir «, son indépendance et l'influence obligatoire qu'il impose à la société. Le sondage (créé en 1935) est l'un des principaux instruments des médias, en effet ce dernier consiste à interroger une certaine partie représentative de la population sur un sujet choisi, le résultat devant refléter l'opinion publique dans son ensemble. Cependant ce procédé est la cible de critiques, Pierre Bourdieu par exemple critique ce procédé en démontrant l'invention totale de l'opinion publique et donc l'impossibilité que celle-ci ne reflète quoi que ce soit. Pour d'autres c'est un moyen de simplification et de manipulation comme essaie de le démontrer dans sa théorie Patrick Champagne (un grand sociologue Français), qui souligne le pouvoir trompeur des médias. Toutefois si les médias possèdent le rôle essentiel d'intermédiaires ils ont aussi sans doute un pouvoir non négligeable en termes d'influence. Pour qu'une véritable démocratie fonctionne il semble essentiel que la liberté de la presse demeure un pilier inébranlable, que ses mécanismes ne connaissent pas les assauts du pouvoir politique. Peut-on penser qu'ils sont détachés du pouvoir politique, libres d'exposer les scandales politiques ? Ou inversement les médias ont-ils trop d'influence sur la politique ? Nous tenterons de répondre à cette problématique dans notre TPE. Pour ce faire notre plan sera divisé en deux parties : L'influence des médias sur la politique et les médias outils du pouvoir. I) L'influence des médias sur la politique. S'il doit y avoir une date clef de l'intégration des médias dans la politique ce serait le premier débat télévisé le 10 mai 1974, entre Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand alors tous deux candidats à l'élection présidentielle. Comme vous le savez, le mot "démocratie" désigne un régime politique dans lequel le pouvoir appartient au peuple, c'est-à-dire dans lequel le peuple est souverain. Et actuellement, nous vivons dans un monde démocratique saturé d'information. Nous sommes en effet sans cesse assaillis par toutes sortes d'informations à travers les médias, tels que la télévision, la radio... Mais alors, jusqu'où peut le pouvoir des médias ? 1) Les médias de nos jours. [pic] Les différent types de médias. « Média « est un terme très ancien, Un « média « est au sens strict, un agent de transmission. Il y a 2 types de médias, les médias de masse, et les médias numériques et électroniques. Les médias de masse regroupent la presse, télévision et radio. Les médias numériques sont représentés essentiellement par les nouvelles technologies : l'ordinateur, internet et les téléphones mobiles. Il ya aussi 3 types de supports pour les médias : . Les médias autonomes : les magazines, les livres, cassettes audio, vidéocassettes, CD-Rom, DVD... La presse écrite en général où les professionnels appliquent des techniques d'écriture journalistique . Les médias de diffusion : radio, Télévision, etc,,, . Les médias de communication : téléphone, télétexte, vidéotex (Minitel) et maintenant Internet et twitter. i) La concentration des medias. Aujourd'hui, les médias appartiennent souvent à des groupes totalement différents comme par exemple Lagardère ou Bouygues TF1 par exemple a pour actionnaire principal le groupe Bouygues qui détient 41.3% du capital. Cet investissement, vous l'aurez certainement remarqué, est rentabilisé par le nombre considérable de spot publicitaires présents pour le groupe Bouygues sur cette chaine. [pic] logo de TF1 Le fait que cette chaîne privée soit entre les mains de ce grand groupe industriel pose un problème de concentration médiatique, c'est un danger envers le pluralisme, la qualité de l information et donc pour la démocratie. En effet ce groupe comme on l'a vu utilise la chaine de télévision TF1 pour son propre profit et son image en favorisant la publicité pour Bouygues par rapport aux autres concurrents (SFR, Orange etc...) On remarque que les médias en général, notamment TF1, on eu tendance à favoriser certains candidats lors des élections présidentielles, en diffusant par exemple des images de Ségolène Royal, seule ou toujours devant un pupitre au lieu d'être entourée par la foule, alors que Mr Sarkozy, lui, était montré entouré et aimé par la foule. ii) Les médias de masse. Ce terme a été créé dans les années 1920. L'un des théoriciens des médias les plus connus est le sociologue Marshall McLuhan, pour qui la forme du message influence les populations beaucoup plus que le fond. Il distingue les médias « chauds « comme le cinéma qui ne demandent la participation que d'un seul de nos sens, l'information perçue étant très riche. De l'autre côté, les médias « froids « qui s'adressent à plusieurs sens et sont plutôt pauvres sur le fond, ils demandent alors de la part du récepteur une participation très importante pour compenser cette pauvreté, ainsi à cause de la différence du message, le cinéma est « chaud « alors que la télévision est « froide «. La télévision est aussi l'exemple type d'un média de masse. 2) Les médias 4ème pouvoir. La liberté de la presse nait à la fin du 18ème siècle avec l'apparition de la reconnaissance de la liberté d'opinion. En 1776 dans la déclaration des droits fondamentaux de l'Etat de Virginie il est dit que « la liberté de la presse dans la société civile est l'un des grands remparts de la liberté. Elle ne peut jamais être limité sinon par un gouvernement despotique «. Les médias participent pleinement à la représentation démocratique et peuvent donc être qualifiés de « quatrième pouvoir «. Cependant, la perte d'autonomie et de crédibilité des médias souligne leurs difficultés à s'intégrer dans le champ démocratique et politique. iii) Les médias sont indispensables pour les hommes politiques : le « quatrième pouvoir « dans les relations de domination. De contre-pouvoir, les médias ont abouti à un statut plus ambitieux, celui d'influencer le jeu politique. En plus de leur rôle de représentation entre le peuple et les dirigeants, les médias changent les rapports de domination entre les pouvoirs constitués. La théorie de la « médiacratie « (Virieu) confirme le fait que les médias ne sont plus de simples collecteurs d'informations. Ils constitueraient par leur existence même un nouveau principe organisateur de la vie démocratique. iv) Les médias et leur influence sur la politique. Les médias sont le lien privilégié entre le peuple et le champ du politique, les médias assurent un pouvoir de contrôle, ils influent sur le pouvoir politique... A ce titre, on voit donc ce « quatrième pouvoir « devenir le premier de tous. En effet, les médias joueraient une fonction d'influence auprès du pouvoir traditionnel (exécutif, législatif et judiciaire). L'analyse du pouvoir médiatique voit donc l'attribution d'un double pouvoir aux médias : création d'un lien gouvernants/gouvernés participant pleinement au processus représentatif des démocraties occidentales et obtention d'un droit de contrôle et de décision sur les politiques. Ils ne se contentent plus de contrebalancer les pouvoirs constitués : ils en arrivent à les écarter, et même à bloquer leur exercice. De plus, ils peuvent à leur « gré « changer les dires des hommes politiques... On voit tout de suite les tensions qui vont émerger de cette analyse. Les médias sont aux mains d'acteurs privés soumis aux règles du marché. C'est là le paradoxe de la « médiacratie «, qui enferme les médias dans des logiques de marché politique et économique, changeant complètement l'idée d'autonomie qui fait la crédibilité et la légitimité de l'action des médias dans le jeu démocratique. v) Les médias, marché et politique. Les médias participent donc à la représentation de l'opinion et au contrôle de l'exécutif. Le principe représentatif si décrié, car il crée un fossé entre représentants et représentés devrait donc regagner ses lettres de noblesse grâce au « quatrième pouvoir «. Cependant, les médias n'arrivent pas à conserver précisément ce rôle. Le quatrième pouvoir semble avoir perdu son autonomie et sa crédibilité. S'il continue à influencer les hommes politiques, c'est peut-être bien d'une manière néfaste en participant activement à la dévalorisation démocratique de la politique. Les médias sont l'outil de base de la gouvernance moderne. Dans un pays démocratique comme la France, la liberté de la presse représente un pouvoir détenu par les médias, et qui pourrait représenter un danger pour la démocratie. Cependant, cette liberté de la presse est perçue comme un des fondements de la démocratie alors que le quatrième pouvoir représente un danger potentiel pour cette même démocratie II)Les médias outils du pouvoir. 1)La Censure. [pic]Caricature de Nicolas Sarkozy selon Tignon sur sa tendance à censurer. La censure est une limitation totalement arbitraire d'une information. Nous habitons dans un pays, la France, qui permet une grande liberté d'expression. Nous le voyons à travers la presse écrite par exemple, dans laquelle la diversité des opinions des journalistes peut se manifester. Internet a aussi développé, de façon massive, l'information et la désinformation ou « l'intox «. Chacun y trouve une multitude d'informations pas toujours vérifiées et recoupées par les journalistes. Chacun peut donc y trouver « sa « vérité. Dans sa diversité, la presse écrite de part sa tradition et sa culture de « vérification « des sources permet d'éviter ce genre d'erreurs. La disparition d'un journal, peut aussi engendrer un mauvais fonctionnement de la démocratie. Les médias ne risquent-ils pas alors d'influencer l'information et de faciliter toutes formes de manipulation ? i) la censure en Birmanie . "Sans une presse libre, aucun combat ne peut être entendu" [pic] Logo de reporter sans frontière. Cette phrase est la devise de l'organisation Reporters sans frontières fondée en 1985 pour défendre la liberté de presse. Elle lutte contre la censure dans le monde en défendant les journalistes emprisonnés à tord dans des pays souvent ou la liberté d'opinion est quasi-inexistante. Par exemple la Birmanie qui selon eux, est la plus grande prison de journalistes au monde et où la censure est omniprésente, la radio la presse et la télévision sont sous contrôle militaire. A la une des journaux, les généraux et autres dignitaires s'affichent inlassablement. La première chaîne, TV Myanmar, dépend du ministère de l'Information, la seconde, TV Myawady, de l'armée. Tous les quotidiens sont contrôlés par l'Etat. Il existe, à côté de ces médias officiels, une soixantaine de magazines privés (hebdomadaires et mensuels), appelés "gya- neh", qui subissent un contrôle très strict du bureau de la censure. Censure, menaces, arrestations sont toujours le lot des journalistes des quelques médias privés ou des militants politiques qui témoignent de la situation dans le pays. (Source : exposé de reporters sans frontières pour la commission des droits de l'homme.) Reporters sans frontière dressent chaque fin d'année le classement mondial de la liberté de presse dans les pays, en 2009 la France est à la 43éme place. La Corée du nord est avant-dernière suivit de très près par la chine, les Etats Unis sont 20eme et l'Italie 49eme, c'est d'ailleurs le plus mal classé des pays occidentaux. ii) censure en Iran. En Iran le lendemain de la "victoire" du Président sortant, une campagne de censure massive et systématique s'est abattue sur les médias nationaux et internationaux. Une répression sans précédent. Pour la première fois après la révolution de 1979, les autorités ont instauré une vérification systématique du contenu des publications avant leur parution, par les services de sécurité. Plusieurs journaux ont été censurés suite à la publication d'articles contredisant le discours officiel, et plus d'une dizaine d'autres - dont plus d'une dizaine de quotidiens nationaux - ont été suspendus. On peut citer notamment Kalameh Sabz (le 13 juin), Etemad-e Melli (le 17 août), ou le journal économique Sarmayeh (le 2 novembre). Cette politique se poursuit, avec la suspension, le 8 décembre 2009, du quotidien Hayat-e no, suite à la publication d'informations sur la répression des manifestations du 7 décembre, à l'occasion de la Journée nationale des étudiants. Depuis le 12 juin, le régime a développé une campagne de diabolisation des médias étrangers, surtout occidentaux, les accusant d'être les "porte- parole des émeutiers". Le 16 juin, le ministre de la Culture et l'Orientation islamique a interdit, par décret, aux médias étrangers de "participer ou de couvrir les rassemblements organisés sans autorisation du ministère de l'Intérieur". Plusieurs journalistes étrangers ont été contraints de quitter de pays. Ceux qui ont pu rester subissent des pressions permanentes. Mais la Censure est aussi présente dans des pays plus développés comme par exemple la France. iii) Censure en France [pic] Caricature montrant que l'information est contrôlée par l'Etat L'émission Capital du 6 avril 2006 diffuse un sujet sur la plainte portée par un simple particulier, Robert Riblet, ingénieur et ancien joueur de son état, contre la juteuse Française des Jeux (127 millions d'euros de bénéfices annuel, chiffre de 2004), carrément accusée de « tricherie «. En effet le 6 avril 2006, la chaine de télévision M6 a diffusé un de ses reportages amputé de 8 minutes par le CSA (conseil supérieur de l'audiovisuel). Dans celui-ci une camera cachée filmait des buralistes avouant vendre des carnets de tickets de la française des jeux, alors qu'ils ne contenaient aucun ticket gagnant. Le SDJ (société des journalistes) dénonce « un niveau de censure jamais atteint«. Riblet affirme que la FDJ lui aurait proposé 300 000 euros en échange de l'abandon de ses poursuites. Malaise... Toujours est-il qu'un représentant de la société est invité devant les caméras pour réagir au reportage. Sa réaction ne sera pourtant jamais diffusée, et pour cause : il quitte le plateau furieux. Ironique puisque le site du CSA lui-même déclare ne pas avoir les pouvoirs de censurer... Cette affaire montre bien que la censure est bien présente dans les pays comme la Birmanie ou l'Iran, mais aussi dans des pays comme la France. iv) « Mr. Télévision « et l'Italie Un autre cas de censure en Italie, avec Silvio Berlusconi qui a peine arrivé au pouvoir en Italie en tant que président du conseil, rassemble dans ses mains 3 des 7 chaînes hertzienne de l'Italie en nommant ses amis a la tête des chaînes publiques et privées comme Médiates ou encore la RAI (Radiotelevisione Italiana). Alessandra Mancuso, journaliste au JT de Rai Uno, témoigne : « Nous traversons le pire moment de notre histoire , Depuis le retour de Berlusconi, nous avons de moins en moins d'autonomie et d'indépendance ,Les médias, et particulièrement la télévision, sont son obsession. Le problème est qu'il contrôle directement la Rai, où il a placé à sa tête des hommes de confiance«. Désormais la Rai est entre les mains de Mr Télévision. Il y nomme ses amis, partisans politiques, et s'invite même sur les plateaux.... Pour renforcer sa prise de pouvoir sur la chaine, le Président du Conseil a choisi de ne plus augmenter le financement dédié à cette chaine. Pendant les récents scandales liés à ses Escort girls, il n'a d'ailleurs pas hésité à s'inviter sur les plateaux de la Rai, au TG1 (journal télévisé de Rai Uno), qui rassemble quotidiennement 7 millions de téléspectateurs. Michele Santoro, journaliste politique de nombreux magazines sur la Rai, a été licencié en 2002. Berlusconi lui reprochait « de faire un usage criminel de la télévision publique «. Le 3 octobre, une manifestation pour la liberté de la Presse a rassemblé 100 000 personnes à Rome. En direct, Augusto Minzolini, le directeur du TG1, (Placé à ce poste par Mr Télévision) avait alors parlé d'«une manifestation incompréhensible dirigée contre Berlusconi «. Il y a donc collusion entre pouvoir politique et médias et même si la presse écrite échappe au joug de Mr. Télévision, le pluralisme de l'information et la liberté des médias est remis en cause en Italie. En ce qui concerne médiaset, son directeur Fedele Confaloniere a répondu aux critiques faites sur la « berlusconisation « des chaines appartenant à ce groupe « A médiaset nous ne gardons que les bons journalistes, qu'il soit de gauche ou de droite «. Berlusconi lui déclare que malgré sa possession de 3 chaines de télévision sur 7 en Italie, il n'y a pas de conflit d'intérêt entre son empire médiatique et sa fonction politique. Pourtant ces chaines, par exemple, n'ont fait qu'effleurer les scandales dont Berlusconi était l'objet. D'ailleurs ce dernier a interdit les publicités (ce qui rapporte beaucoup d'argent) aux chaines le mettant en cause. Sylvio Berlusconi a même obligé médiaset et la RAI à former une alliance, preuve que le président du conseil italien a bel et bien un véritable pouvoir sur la télévision italienne. Sylvio Berlusconi détient donc un empire médiatique important, remettant en cause le pluralisme de l'information et la liberté des medias et l'Italie s'éloigne de la démocratie... [pic] v) La censure en chine [pic]Drapeau chinois En chine les journalistes sont très censurés, En 2009 elle a même dresse une liste noire des journalistes indésirables. En 2005 la police chinoise a arrêté une dizaine de journalistes; Le Président Hu Jintao, également chef du Parti communiste et de l'armée, a personnellement exigé l'arrestation de Zhao Yan, collaborateur du New York Times, et Ching Cheong, journaliste d'investigation hongkongais. L'Association « Reporters sans frontières « signale qu'en 2004 Hu Jintao avait déclaré publiquement son admiration pour le modèle cubain de contrôle de la presse. Mais la chine est aussi connue par sa censure d'internet. En effet la chine a imposé un pare feu par lequel passent toutes les connections internet. Le gouvernement chinois se sert de ce pare-feu pour bloquer des sites à contenu politique indésirable (manifestations pro-démocratiques etc...) Une autre affaire de censure avec l'album Chinese Democracy du groupe « Guns N'roses « qui lors de sa sortie a été interdit en République populaire de chine, car dans une de ses chansons le groupe critique le gouvernement chinois. Le gouvernement communiste a déclaré par l'intermédiaire d'un journal contrôlé par l'État que l'album rock « faisait partie d'un stratagème de l'Occident pour dominer le monde en utilisant la démocratie comme subterfuge « [pic]Caricature de Reporter Sans frontiere contre l'oppression des journalistes en chine vi) Corée du nord « L'enfer des journalistes « [pic]Défilé de la Corée du nord La Corée du nord suit le modèle stalinien d'un Etat communiste autoritaire pour créer le plus grand néant d'information au monde. Tous les journaux, radios et télévisions du pays sont contrôlés par le gouvernement. Les postes de radio et de télévision en vente captent uniquement les fréquences présélectionnées par le gouvernement. Les informations sont presque entièrement fournies par l'organe officiel de l'Agence centrale coréenne d'information (KCNA). Son menu quotidien est la couverture servile du « Cher Dirigeant « Kim Jong- il et de ses obligations officielles. La misère noire règne pourtant dans le pays, où les famines ne sont jamais mentionnées. Chaque année, seul un petit nombre de journalistes étrangers sont autorisés, dans un cadre très restrictif, et ils doivent être accompagnés par des « guides « où qu'ils aillent. Ces différents exemples de censure dans le monde montrent bien que les médias sont un outil du pouvoir politique, si la chine veut prouver qu'elle est une démocratie moderne elle devra donner plus de liberté aux médias qui sont encore manipulés et les journalistes emprisonnés. En Italie Sylvio Berlusconi concentre dans ses mains la majorité des médias Italiens ce qui nuit gravement à la liberté d'expression, au pluralisme de l'information et donc à la démocratie b) la propagande Tout d'abord la propagande est un ensemble d'actions ayant pour but d'endoctriner ou d'embrigader la population à des fins politiques ou médiatique. Cet ensemble d'actions vise à imposer une façon de penser ou d'agir. La propagande ne s'affiche pas par les mêmes moyens au fil du temps, et de manière plus implicite . Nous verrons avec les exemples de l'URSS, des Etats-Unis et de la France, les différentes façons d'étendre la propagande. L'URSS (1924-1953), régime totalitaire a pour asseoir son pouvoir régner par la peur et la propagande. Jusqu'à faire passer Staline pour le « petit père du peuple «. Cette propagande a pour but de promouvoir l'esprit protecteur de Staline. Ce matracage s'est fait avec tous les moyens qui existaient à cette époque tels que les affiches vantant une industrie florissante mais aussi les retouches de photographie (voir photos). Bien sur Staline ne s'est pas contenté de cela, ils créent chez les jeunes des organisations comme les pionniers . Ces organisations regroupent les jeunes par tranche d'âge et leur insufle un sentiment patriotique sans limites pour la nation communiste. Tout cela dans le but d'exercer une pression sur tout le peuple de façon plus ou moins affiché. [pic][pic] i) la propagande de la guerre froide Durant cette période, les camps américains et soviétiques ont fréquemment usé de la propagande. Leur propagande est surtout passé par les médias de masse (télévision, cinéma, radio ). Tous ces outils de propagation de l'information ont permis aux deux camps de masquer la situation et de créer en les citoyens un sentiment de légitimité dans ce conflit. Les américains n'ont pas hésité à consacrer une radio spécifique à sa propagande la « Voice of America «. Cette station est utilisée comme moyen de communication à l'adresse des citoyens brosse un portrait complètement à l'opposé de la réalité. Ce même moyen de communication et de propagation de la propagande a été utilisé par les soviétiques. ii)la propagandes dans les Républiques Aux Etats-Unis, Propagande aux États-Unis Les techniques de propagande ont cours dans les démocraties depuis la Première Guerre mondiale mais aujourd'hui la propagande s'exerce sous le nom de « communication politique « ou relations publiques. Dans une dictature, la conservation du pouvoir est assurée par des moyens coercitifs alors que dans une démocratie, les moyens de conquête ou de conservation du pouvoir sont fondés sur la persuasion. Le pouvoir médiatique prime alors le pouvoir militaire. D'après un paradoxe formulé par Hume, dans une démocratie, l'armée est beaucoup moins puissante que dans une dictature. Pour éviter toute contestation populaire, les dirigeants élus ont donc encore plus besoin d'une propagande efficace qu'un pouvoir dictatorial. En effet, une répression policière excessive pourrait conduire à une défaite électorale. Edward S. Herman et Noam Chomsky ont proposé un « modèle de propagande «, qu'ils ont testé empiriquement aux États-Unis. Leur méthode consiste, sur un grand nombre d'articles de presse d'origine diverses mais portant sur des sujets comparables, à quantifier l'influence de quatre facteurs pouvant modifier l'information : le groupe de presse, les annonceurs publicitaires, les fournisseurs d'information (agences gouvernementales) et l'idéologie dominante. Nous avons répertorier ici tout les aspect de la propagande dans une démocratie . influence médiatique : (radio, télévision, presse, publicité, internet, téléphone). . confusion volontaire : justification de la vente d'un produit par des principes éthiques, ou inversement, promotion d'une opération humanitaire en usant des techniques de communication des entreprises privées. . valorisation sémantique : « solidarité « par exemple. . manipulation de l'opinion publique à l'aide de statistiques ou de sondages biaisés. . falsification de l'image : retouches vidéo, fausses images.(voir les 2 photo a la première page) . auto-censure des rédactions. . informations partiales . campagnes de diabolisations . La peur : un public qui a peur est en situation de réceptivité passive, et admet plus facilement l'idée qu'on veut lui inculquer. Par exemple, Joseph Goebbels a exploité la phrase de Théodore Kaufman, « l'Allemagne doit périr ! «, pour affirmer que les Alliés ont pour but l'extermination du peuple allemand. . Appel à l'autorité : l'appel à l'autorité consiste à citer des personnages importants pour soutenir une idée, un argument, ou une ligne de conduite. . Témoignage : les témoignages sont des mentions, dans ou hors du contexte, particulièrement cités pour soutenir ou rejeter une politique, une action, un programme, ou une personnalité donnée. La réputation (ou le rôle : expert, figure publique respectée, etc.) de l'individu est aussi exploitée. Les témoignages marquent du sceau de la respectabilité le message de propagande. . Effet moutonnier : cet appel tente de persuader l'auditoire d'adopter une idée en insinuant qu'un mouvement de masse irrésistible est déjà engagé ailleurs pour cette idée. Comme tout le monde préfère être dans le camp des vainqueurs que dans la minorité qui sera écrasée, cette technique permet de préparer l'auditoire à suivre le propagandiste. . Redéfinition, révisionnisme : consiste à redéfinir des mots ou à falsifier l'histoire de façon partisane. . Obtenir la désapprobation : cette technique consiste à suggérer qu'une idée ou une action est adoptée par un groupe adverse, pour que l'auditoire désapprouve cette idée ou cette action sans vraiment l'étudier. Ainsi, si un groupe qui soutient une politique est mené à croire que les personnes indésirables, subversives, ou méprisables la soutiennent également, les membres du groupe sont plus enclins à changer d'avis. . Généralités éblouissantes et mots vertueux : les généralités peuvent provoquer une émotion intense dans l'auditoire. Par exemple, faire appel à l'amour de la patrie, au désir de paix, à la liberté, à la gloire, à la justice, à l'honneur, à la pureté, etc., permet de tuer l'esprit critique de l'auditoire. Même si ces mots et ces expressions sont des concepts dont les définitions varient selon les individus, leur connotation est toujours favorable. De sorte que, par association, les concepts et les programmes du propagandiste seront perçus comme tout aussi grandioses, bons, souhaitables et vertueux. . Imprécision intentionnelle : il s'agit de rapporter des faits en les déformant ou de citer des statistiques sans en indiquer les sources. L'intention est de donner au discours un contenu d'apparence scientifique, sans permettre d'analyser sa validité ou son applicabilité. Ces imprécisions peuvent se glisser dans le système juridique, sous forme d'un droit mou, poussant à la communication en vue d'obtenir des informations, tout en influençant l'opinion publique. . Transfert : cette technique sert à projeter les qualités positives ou négatives d'une personne, d'une entité, d'un objet ou d'une valeur (un individu, un groupe, une organisation, une nation, un patriotisme, etc.) sur un tiers, afin de rendre cette seconde entité plus (ou moins) acceptable. Cette technique est utilisée, par exemple, pour transférer le blâme d'un camp à l'autre, lors d'un conflit. Elle évoque une réponse émotive qui stimule la cible pour qu'elle s'identifie avec l'autorité reconnue. . Simplification exagérée : ce sont des généralités employées pour fournir des réponses simples à des problèmes sociaux, politiques, économiques, ou militaires complexes. . Quidam : pour gagner la confiance de son auditoire, le propagandiste emploie le niveau de langage et les manières (vêtements, gestes) d'une personne ordinaire. Par projection, l'auditoire est aussitôt plus enclin à accepter les positions du propagandiste, puisque celui-ci lui ressemble. . Stéréotyper ou étiqueter : cette technique utilise les préjugés et les stéréotypes de l'auditoire pour le pousser à rejeter l'objet de la campagne de propagande. . Bouc émissaire : en jetant l'anathème sur un individu ou un groupe d'individus, accusés à tort d'être responsables d'un problème réel (ou supposé), le propagandiste peut éviter de parler des vrais responsables, et n'a pas à approfondir le problème lui-même. . Slogans : un slogan est une brève expression, facile à mémoriser et donc à reconnaître, qui permet de laisser une trace dans tous les esprits. . Glissement sémantique : technique consistant à remplacer une expression par une autre afin de la décharger de tout contenu émotionnel et de la vider de son sens (euphémisme). Le glissement sémantique peut à l'inverse renforcer la force expressive pour mieux émouvoir l'auditoire. Exemples : « frappe aérienne « à la place de « bombardement «, « dommages collatéraux « à la place de « victimes civiles «, « libéralisme « à la place de « capitalisme «, « loi de la jungle « à la place de « libéralisme «, « solidarité « à la place d'« impôt «, « pédagogie préventive « à la place de « répression policière «, « intervention humanitaire préventive « à la place d'« intervention militaire «. iii) La propagande actuellement Aujourd'hui la propagande n'est pas plus que de simples publicités mensongères, et ne fait plus pas passer de message antisémite ou raciste comme dans la 2nd guerre mondial. Aujourd'hui les mentalités on évoluées et une nouvelle forme de propagande est apparue Mais celle-là est cachée ! Quand les médias font passer des reportages en montrant la violence ! En l'exagérant ! C'est bien pour faire passer un message dans la tête des téléspectateurs (Ah mon dieu ! La violence !). La publicité pour les Nike, Adidas, Reebok et autre est aussi une forme de propagande... Cette propagande essaie de faire passer un message simple : "Ces baskets, il me les faut, sinon je ne sais pas comment je vais faire !" C'est comme ça qu'on se retrouve avec une cours de récréé avec juste quelques marques connues ! Les autres marques ne peuvent pas émergées ! Les grandes marques sont totalitaires dans le marché de l'industrie. iv) La propagande en France La propagande en France n'est pas néfaste : enfin, si vous passez votre temps devant la même chaîne ou bien le même journal, ça peut vous influencer : il faut varier entre les médias et essayer d'avoir des infos de différentes sources. Réfléchir sur tout et à tout. La propagande en France est existante mais selon les médias, elle ne va pas dans le même sens : elle s'annule donc. En effet sur TF1 : vous ressortez avec comme idée : "La droite c'est bien pour la sécurité", et que sur certains médias, ils vous font pensez "la gauche c'est très bien pour la sécurité" : Ça s'annule comme une équation de math. La France est un pays démocratique pour tout ce qui est propagande, en effet les information sont assez diverse meme si elle ont tendance à être censuré comme on l'a dit dans la partie « censure «. Malheureusement, certains pays n'ont pas encore atteint ce stade. Conclusion : Nous avons mis l'accent sur les dérives qu'entraînent les rapports entre le monde politique et l'univers des médias, pour la démocratie. C'est en particulier l'avènement de la télévision comme lieu privilégié du discours politique qui reflète les tensions, et remet en cause l'équilibre des pouvoirs. L'association « quatrième pouvoir « et hommes politiques crée des effets particulièrement pervers. L'influence des médias sur les politiques et vice- versa crée un champ « médiatico-politique « qui s'entretient mutuellement, et ce à l'avantage des deux pouvoirs (en ne parlant que de deux pouvoirs, et non de quatre, nous réunissons sous une même appellation les pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire qui sont intégrés institutionnellement dans le jeu démocratique, à l'inverse des médias). D'une part, on assiste à une forte « personnalisation « du pouvoir politique. Ceci est jugé négativement, notamment en France, en raison d'une tradition républicaine valorisant la représentation et les processus institutionnels. Cette tradition vise au contraire « l'impersonnalisation « du politique. La mise en avant de certains Hommes politiques, au détriment d'autres, est perçue en France comme une certaine « corruption « de l'espace public. L'abus de personnalisation de certains hommes politiques, qui recherchent une place particulière dans le c?ur des médias, remet en cause l'idée de médias tissant un lien rigoureusement objectif et représentatif entre politiques et opinion. D'autre part et suite à l'influence des médias sur le champ politique, les hommes politiques pour « plaire « aux médias ont tendance à passer par la simplification à outrance d'un discours complexe. Par conséquent les politiques limitent leur discours à un message et leur style devient de plus en plus conforme à la fonction « d'Entertainment « du média télévisuel. Le système a donc des effets pervers en présentant l'élu ou le responsable politique sur le même plan que n'importe quel invité. La principale question qui surgit à l'issue d'un débat politique est « a-t-il été bon ? «. Depuis une trentaine d'années le débat démocratique dans les pays développés s'organise en fonction des impératifs télévisuels. Les politiques ont ainsi tendance à orienter le langage politique en fonction de l'agenda médiatique. Selon la formule de Bernard Cohen « les médias ne nous disent pas ce qu'il faut penser mais à quoi il faut penser «. De plus, comprendre ou percevoir une opinion dominante ne se fait plus au sein de la famille ou de l'entourage, mais grâce à aux discours tenus par les leaders d'opinion de la télévision, de la radio ou de la presse. « Les individus se retirent des débats en entrant dans une spirale du silence « selon l'expression de Noelle-Neumann, D'après elle, les effets du suivisme (suivre l'opinion du plus grand nombre) par peur d'isolement, instaurent une opinion dominante : « les médias nous disent ce qu'il faut penser ou ce qu'il ne faut pas penser «. Sous cet angle, les médias deviennent alors un lien représentatif erroné ou tronqué : paradoxalement, par leur influence, ils s'éloignent du jeu de la représentation et de la démocratie. Aussi les grands médias sont de plus en plus moutonniers, couvrant en même temps les mêmes sujets. Ils fonctionnent aussi à l'émotion par l'intermédiaire des scoops, du « tout frais «. En final, les hommes politiques tentent quant à eux de les suivre dans leur intervention. C'est le monde à l'envers : l'information fait l'information. On peut donner comme exemple l'affaire d'Outreau en France : des juges d'instruction et des experts informent des journalistes, ceux-ci révèlent l'information et c'est finalement cette révélation médiatique qui provoquera les réactions politiques et juridiques. Avec tant de constats négatifs, les médias apportent-ils réellement quelque chose à la crédibilité du jeu démocratique ? Médias et politiques s'entretiennent mutuellement. Les médias sont-ils encore ce « quatrième pouvoir « qui paraissait si nécessaire aux démocraties représentatives ? La perte d'autonomie et la dé-crédibilisation des médias posent en effet question. Bibliographie : Article de périodique Nom, Prénom. A l'assaut du quatrième pouvoir. L'Express, 1994, Revel Renaud. Site Web Nom, Prénom. Wikipédia, disponibilité et accès http://fr.wikipedia.org/wiki/Quatri%C3%A8me_pouvoir Csa, Disponibilité et accès http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2006/02/14/1370275.html http://www.rsf.org/ . lafelicitta.blogspot.com/.../berlusconi-et-la-liberte-de-la-presse_01.html http://fr.wikipedia.org/wiki/Cor%C3%A9e_du_Nord

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