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Voyage au bout de la nuit

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Voyage au bout de la nuit (1932) de Louis Ferdinand CELINE Louis Ferdinand Céline : (1894-1961) Louis Ferdinand Céline (de son vrai nom Louis-Ferdinand Auguste Destouches) est un médecin et un écrivain d'origine bretonne et normande. Suite à sa participation à la Première Guerre mondiale, il allie son métier de médecin avec sa passion de l'écriture, mais se fait remarquer pour les propos antisémites présents dans ses oeuvres. Il sera ainsi condamné pour diffamation. OEuvres principales : Voyage au bout de la nuit (1932), Mort à crédit (1936) Voyage au bout de la nuit  de Louis Ferdinand Céline, de 1932, est un roman qui a marqué l'histoire de la littérature représentant l'absurdité de la guerre et la lâcheté des hommes. Le style surprend autant qu'il effraie, d'autant qu'il s'agit du premier roman d'un illustre inconnu. Le personnage principal, Ferdinand Bardamu est un soldat banal qui découvre l'atrocité des combats, l'aveuglement des officiers et décide d'affirmer son hostilité aux conflits. Problématique : Comment l'épreuve de la guerre révèle-t-elle la nature du personnage ? En quoi Bardamu est-il un anti-héros ? Valeurs héroïques/négativité (anti-héros) a)Lâcheté du personnage Il prône les valeurs de la lâcheté « tout à fait lâche », « répugnant comme un rat » péjoratif Il affirme qu'être lâche seul moyen de s'en sortir « je refuse la guerre », « je ne veux plus mourir » Cheminement logique de la réflexion de Lola « donc » sur sa lâcheté b) Evocation de la peur Le décor qui fait peur « il n'y avait rien que de la nuit, comme partout ailleurs », nuit partout autour de lui dans la peur et l'angoisse s'amplifie. Les phrases exclamatives et interjections « ! », « Oh ! », suscite l'horreur, le dégout, l'horreur. Les ordres de l'officier signale l'agressivité «  Allez vous en tous ! », « qu'il gueulait » c) Egoïsme du personnage Il n'a aucune valeur patriotique « je ne veux rien avoir à faire avec eux », il ne soutient personne Il ne sent plus intelligent, répétition « pas moi », il y en a que pour lui : « je ne la déplore pas moi » etc... Aspect absurde de la guerre a) Naïveté des soldats Les soldats ne savent pas où c'est, on a là, l'ignorance des soldats avec «où que c'est Barbagny? » Les soldats sont définis comme « atome »,  « crotte du matin », « ils sont morts pour rien », « ces crétins », ils sont rien et mort pour rien pour lui cette guerre (100 ans) sera oubliée. b) Interrogation sur les enjeux de la guerre Bardamu s'interroge : que va-t-il gagner à se battre ? « on luttait un peu avec lui à coups d'inertie » -> oxymore « C'était comme si on avait essayé en m'engueulant très fort de me donner l'envie d'aller me suicider. » La parataxe de la dernière phrase revèle aussi cette dénonciation de la guerre « on ne voyait plus les arbres, à la fin, il fallait consentir tout de meme à s'en aller mourir un peu » Intensité qui est mesurée pour on s'accrochait avec « tant bien que » Conclusion: Cet extrait de Voyage au bout de la nuit marque la vision du monde et de l'homme très pessimiste dans ce récit mené par un narrateur qui incarne l'anti-héros. L'homme apparaît comme un animal sans valeur ni qualité car en effet à aucun moment la guerre apparaît comme un moyen de défendre un idéal, défendre sa patrie, car pour il prône les valeurs de la lâcheté car c'est le seul moyen de s'en sortie selon lui.

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