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CORRIGE TYPE Matière : Devoir n° : SE11 01<br

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CORRIGE TYPE Matière : Devoir n° : SE11 01 Epreuve de recette du : 02/09/15 statut: 81 7SE11CTPA0115 Les grandes questions que se posent les économistes Partie 1 – Mobilisation des connaissances (6 points) Question 1 – Pourquoi la valeur ajoutée est–elle utilisée pour mesurer la création de richesse ? (3 points) Affirmation - L’agrégat économique mesurant les richesses produites dans une économie nationale, sur une année donnée, est le PIB. Il est égal à la somme des valeurs ajoutées des productions marchandes et non marchandes. Il est indispensable d’évaluer les richesses produites en ne prenant en compte que les valeurs ajoutées par les unités de production résidentes, le calcul de la valeur ajoutée correspondant à la différence entre le chiffre d’affaires et les consommations intermédiaires. Explication - En effet, si l’on prenait en compte la valeur de toute la production pour mesurer les richesses créées, les consommations intermédiaires, c’est-à-dire les biens ou services incorporés dans le processus de production seraient comptabilisées plusieurs fois. Prenons un exemple concret : une voiture. La valeur de la production de l’entreprise ayant produit les pneus a déjà été enregistrée par la comptabilité nationale et elle est comptabilisée dans le PIB. Lorsque la construction de la voiture sera achevée, l’entreprise calculera la richesse qu’elle a réellement créée en retirant la valeur de toutes les consommations intermédiaires qu’elle n’a pas créées. Ainsi, le PIB ne sera pas surévalué, en comptant, ici, la valeur des pneus qu’une seule fois. Le PIB ne comptabilise pas plusieurs fois le même bien à différentes étapes de la production mais n’enregistre que la valeur ajoutée par l’entreprise. Illustration - Ainsi, selon l’INSEE, en 2012, en France le PIB s’élevait à 2032,3 milliards d’euros, il serait beaucoup plus élevé si l’on n’éliminait pas les double-emplois. Question 2 – Quelles sont les limites du PIB comme indicateur de richesse ? (3 points) Introduction - Le PIB est un agrégat macroéconomique obtenu en additionnant les valeurs ajoutées des unités résidentes. Etant pour l’essentiel une somme de valeurs ajoutées, le PIB permet d’évaluer la création de richesses qui a eu lieu sur un territoire donné, au cours d’une certaine période, grâce à l’activité productive des acteurs économiques de toutes nationalités qui y résident. Il est censé mesurer le niveau de bien-être atteint sur ce territoire, mais cette mesure est critiquée car elle omet de prendre en considération certains éléments importants. Affirmation 1 - Le PIB sous-évalue les activités productives non marchandes. Explication 1 - De fait, l’activité domestique d’autoproduction et, ce faisant, d’autoconsommation n’est pas prise en compte par les comptables nationaux de l’INSEE et n’est donc pas comptabilisée dans la production nationale. Les services non marchands (fournis notamment par les administrations publiques) sont, quant à eux, évalués uniquement au coût des facteurs de production et non au prix de marché ; par suite, ils sont largement sous-évalués puisque la valeur comptabilisée est nettement inférieure à leur valeur réelle. De même, la comptabilité nationale ne prend pas en compte les activités liées à l’économie souterraine, licites ou illicites. Illustration 1 - Ainsi, par exemple, les comptables nationaux ne retiennent pas la production de légumes d’un potager familial, sous-évaluent la production réalisée par un enseignant et ne comptabilisent pas le trafic de drogue, la prostitution ou le travail au noir. Cned – 7SE11CTPA0115 1/4 Affirmation 2 - Le PIB ne prend pas en compte les externalités liées à l’activité productive (ni les négatives, ni les positives).

« Cned –7SE11CTPA0115 2/4 Affirmation 2-Le PIB ne prend pas en compte les externalités liées àl’activité productive (ni les négatives, ni les positives). Dès lors, les comptables nationaux ne peuvent alors que surestimer la création de richesses et donc le niveau de bien-être. Explication 2-Imaginons une activité productive très polluante qui engendrerait un dommage environnemental d’un montant de 100 millions d’euros. En l’absence de toute législation, les entreprises n’ayant rien àpayer pour détruire ou détériorer les écosystèmes concernés, leurs consommations intermédiaires seraient alors sous-estimées de 100 millions d’euros. En revanche, siles pouvoirs publics décident de réparer ces dégâts environnementaux, cette production serait comptabilisée, et le PIB serait alors majoré de 100 millions d’euros. Or, ilne s’agirait pas, au sens strict du terme, d’une production générant un surplus de bien-être, mais d’une opération destinée àrétablir lasituation initiale. La surestimation du PIB s’élèverait donc à200 millions d’euros (100 de consommation de capital naturel par les entreprises polluantes +100 de remise en état par les pouvoirs publics). Le raisonnement est symétrique pour les externalités positives qui, elles, devraient se traduire par une revalorisation du PIB. Illustration 2-Les chauves-souris, par exemple, sont source de nombreuses externalités positives :elles participent àla pollinisation des plantes, leur guano entre dans la composition de l'engrais naturel, et, surtout, elles sont de grandes consommatrices d'insectes. Ainsi, aux Etats-Unis, les chercheurs ont calculé que les agriculteurs économisent en moyenne chaque année 22,9 milliards de dollars d'insecticides grâce aux chauves-souris. Affirmation 3-Le PIB ne tient pas compte des inégalités au sein d’une nation. Explication 3-Même si l’on raisonne par habitant (PIB/hab), ilne s’agit que de moyennes. Or, une même moyenne peut s’accompagner de profondes disparités (deux groupes de notes (0 et 20 ;10 et 10) procurent une même moyenne de 10/20). Par suite, selon lerapport Brundtland qui tente de définir le développement durable comme un «développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs », ilest nécessaire d’intégrer d’autres indicateurs pour mesurer lebien- être d’une population (exemple :l’IDH). Illustration -Ainsi, selon le PNUD, en 2012, le PIB par habitant du Qatar s’élevait à 87478 $, mais ce pays n’est qu’au 36° rang au classement de l’IDH àcause des inégalités dans lepays (accès àl’éducation, à lasanté). En revanche, laNorvège est au rang 1au classement de l’IDH malgré un PIB/habitant de 48 688 $. Partie 2 – Etude de document (4 points) Présentation du document Ce tableau àdouble entrée, tiré des comptes nationaux de l’INSEE et publié en 2012, présente l’évolution du revenu disponible brut de 1995 à2012 ainsi que les différents éléments permettant de le calculer (revenus primaires, revenus de transfert et prélèvements obligatoires). Le champ d’observation est la France ,l’unité utilisée est le milliard d’euros :ainsi, par exemple, selon l’INSEE, en France, en 2012, les revenus mixtes représentaient 123 800 000 000 euros. Etude du document Affirmation 1Le revenu disponible brut des ménages comprend les revenus d'activité, les revenus du patrimoine, les transferts en provenance d'autres ménages et les prestations sociales (y compris les pensions de retraite et les indemnités de chômage), nets des impôts directs. Ainsi, selon L’INSEE, en France, en 2012, le revenu disponible brut des ménages s’élève à1338,4 milliards d’euros. Affirmation 2Entre 1995 et 2012, le revenu disponible des ménages français ne cesse d’augmenter. Ainsi, sur la période observée, selon l’INSEE, entre 1995 et 2012, en France, lerevenu des ménages aaugmenté de 70,54% (soit une multiplication par 1,7).?Concernant l’évolution des revenus primaires, nous constatons que lapart de chaque composante du revenu primaire dans lerevenu disponible est relativement stable. Ainsi, sur 100 euros de revenu disponible en 1995, 11,59 étaient des revenus mixtes, 57,88 des salaires bruts et 21, 72 des revenus de lapropriété. Tandis qu’en 2012, sur 100 euros de revenu disponible, 9,25 étaient des revenus mixtes (perte de plus de 2points), 59,97 étaient des salaires bruts (hausse de plus de 2points), 21,87 étaient des revenus de lapropriété (part stable). En effet, entre 1995 et 2012, les revenus mixtes n’ont augmenté que de 36%, les salaires bruts de plus de 76% et les revenus de lapropriété de plus de 71%. Milliards d’euros Revenus mixtes Salaires bruts Cotisations sociales employeurs Revenus de la propriété 1995 91 0,11595311 454,3 0,5788736 172,3 170,5 0,2172528 2000 101 0,11058798 554,4 0,60702945 201,9 201,1 0,22019052 2010 118,4 0,09171896 767,6 0,59462391 274,4 276,2 0,21395925 2011 121,7 0,09175903 787,9 0,59405866 286,9 289,8 0,2185026 2012 123,8 0,09249851 802,7 0,59974597 294,8 292,8 0,21876868 »

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