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Dissertation SES: Quel rôle peuvent jouer les facteurs financier dans les fluctuations économiques ?

Publié le 24/01/2014

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EVSTRATI 05/11/13 Mihai TES1 Dissertation Sujet : Quel rôle peuvent jouer les facteurs financier dans les fluctuations économiques ? La croissance économique d'un pays ne suit pas, d'année en année, un rythme régulier. Elle connaît des périodes d'accélération et de ralentissement, voire de recul. Les fluctuations économiques représentent l'ensemble des variations de la croissance, exprimée par le Produit Intérieur Brut (PIB). Cette croissance au niveau macroéconomique est marquée par les fluctuations de l'activité économique autour d'une tendance de long terme. De cette manière, on distingue l'apparition de période d'expansion comme les « Trentes Glorieuses » ainsi que des périodes dites de crise économique dont les trois principales ont eu lieu en 1929, 1993 et plus récemment en 2008 ; ainsi, à une période d'expansion se succède une période de récession, c'est le cas notamment de la grande expansion économique de 1945-1973 suivie de la récession de 1975 à nos jours. Les fluctuations économiques de court terme peuvent être engendrées par des chocs d'offre et de demande, positifs ou négatifs, entrainant, par la suite, une expansion ou une récession. Dans cette perspective, on distingue l'apparition de « cycles économiques », suite à ces chocs, tels que le cycle du crédit des banques. Dans la nécessité d'agir contre ces cycles et ainsi mettre un terme à la récession, aux crises, les pouvoirs publics ainsi que les Banques centrales (BCE) mettent en place des politiques conjoncturelles, en revanche on peut s'interroger sur leur efficacité générale sur une période donnée ? Nous montrerons donc le rôle des différents facteurs financiers dans les fluctuations économiques. Pour cela, nous verrons tout d'abord l'importance des chocs d'offre et de demande ainsi que celle des cycles de crédit ; puis, dans un second temps, nous étudierons le rôle des politiques macroéconomiques pour gérer les fluctuations économiques. On peut définir un choc économique comme une modification imprévue de l'offre et/ou de la demande. Les chocs sont, dans une large mesure, imprévus et non anticipés sur les marchés. Tout d'abord, on distingue les chocs d'offre et de demande positifs, par exemple, lorsque de nouvelles innovations sont mises à dispositions des entreprises (ordinateurs, machines...), leur productivité aura tendance à augmenter, avec moins de capital humain ; cela résulte donc d'un choc d'offre positif. Pareillement, le lancement de grands travaux d'infrastructures représente un choc de demande positif. Cependant, ces chocs peuvent également s'avérés n&eac...

« En effet, en période de crise ou de récession, on note une réticence des banques dans le domaine des crédits accordés aux entreprises ou aux ménages. Statistiquement, on constate une corrélation entre le volume de crédit accordé et la croissance du PIB. Le document 2 met en évidence les conditions de l’offre du crédit bancaire aux entreprises dans la zone euro entre 2002 et 2010 ; ainsi, on constate que lors de la crise des subprimes en 2008, le taux de variation du PIB chute brutalement et avec lui l’offre de crédit aux entreprises. Ainsi, on a donc distingué un « cycle du crédit » chez les banques, montrant que celles-ci ont tendances à réduire les crédits qu’elles accordent. Cependant, cette réduction entraine des chocs d’offre et de demande, puis une baisse du pouvoir d’achat chez les ménages et chez les entreprises, donc, cette réduction des crédits alimente le cercle vicieux de la récession. A l’inverse de cela, il existe un phénomène économique appelé « Bulle spéculative », qui consiste à échangé, sur un marché, des biens ou services à prix très excessif par rapport aux valeurs réelles du produit. Cette Bulle économique est amorcée par les banques, accordant plus de crédit et surtout à des taux d’intérêt réduit, ce qui va augmenter le pouvoir d’achat des ménages et des entreprises. Le document 3, sur les crises asiatiques, prend l’exemple du Japon en 1985, où la banque nationale a acceptée de réduire ses taux d’intérêt, augmentant ainsi le pouvoir d’achat global de ma manière considérable. Par cela, l’économie Japonaise entre dans une bulle économique en choisissant d’investir, plutôt que de consommer ; ce document met ensuite en évidence les deux « mécanismes pervers » contribuant au « gonflement de cette bulle ». En premier lieu, on remarque que ces crédits ont effectivement un effet positif sur l’économie générale du pays car il est expliqué que les cours montent, que les entreprises disposent de fonds «colossaux» et que les investissements n’ont jamais été aussi hauts auparavant. Dans un second temps, cette bulle est également profitable aux banques elles-mêmes puisqu’elles acquièrent « un large portefeuille de participations financières et foncières », leur capital augmente ce qui leur permet de prêter de plus en plus. Ainsi, après un certain temps, la bulle continue de grossir et certaines actions peuvent valoir jusqu’à « 160 fois ce qu’elles rapportent chaque année », ceci permet à Tokyo d’acquérir une valeur foncière supérieur à celle des Etats-Unis, ce qui continue à être avantageux pour l’économie global du pays puisqu’ils achètent à l’étranger pour un moindre coût. Cependant, arrivée au début des années 1990, l’économie Japonaise est arrivée à un point où les prix sont devenus « surréalistes » ainsi, cette bulle a finalement éclatée et son explosion a durée jusqu’en 2005 avec des conséquences difficiles car les investissements se sont désormais concentrés à l’étranger. Ainsi, nous avons constaté que les facteurs financiers tels que les chocs d’offre et de demande ou encore les cycles du crédit bancaire, avaient tendance à engendré des effets négatifs sur les fluctuations économiques de long terme et qu’ils pouvaient également contribuer au cercle vicieux de la récession, notamment en temps de crise. Mais est-ce pour autant qu’il n’existe pas d’autres facteurs financiers permettant d’en sortir ? En effet, l’Etat au sens large (les pouvoirs publiques), ainsi que les Banques centrales, mettent en place d’autres facteurs financiers appelés « Politiques conjecturelles », pour diriger les fluctuations économiques et donc, l’économie en générale. D’une part, les pouvoirs publics prennent pour objectif d’influer sur ces fluctuations économiques par le biais d’une politique « budgétaire ». Cette politique vise en premier lieu à utiliser l’outil budgétaire, autrement dit, modifier les recettes mais également l’utilisation des ressources de l’Etat. Pour cela, le gouvernement peut par exemple décider de diminuer les impôts et de cette façon augmenter le pouvoir d’achats des ménages et donc d’alimenter la demande. Ce type de politique budgétaire est qualifié de politique « de relance » où l’Etat décide d’agir sur l’activité économique en stimulant la consommation et les investissements dans le but de relancer la production et ainsi réduire le nombre de chômeurs. Au contraire, il peut également augmenter les impôts pour calmer la demande et donc l’inflation pour augmenter ses recettes et ainsi diminuer le déficit publique par exemple ; on désignera cette politique conjecturelle comme une « politique restrictive ». Ensuite, s’ajoute à celles- ci, les politiques dites « de revenus » qui consistent pour le gouvernement à jouer avec les salaires afin d'augmenter ou non la croissance économique. Il peut par exemple varier les traitements des fonctionnaires ou des salaires des salariés des entreprises nationalisées, mais surtout il peut jouer sur les minima sociaux, le principal étant le salaire minimum (SMIC). Enfin, l'État peut appliquer une »

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