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L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme de Max Weber : Analyse de la conception « d'esprit du capitalisme »

Publié le 01/08/2012

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Cette notion a pour intérêt primordial, dans l'analyse de Weber, de donner une valeur positive au travail.  Toutefois, dans l'ouvrage de Weber, le lien entre le protestantisme de Luther et l'esprit du capitalisme s'arrête là, au profit de formes plus ascétiques du protestantisme. Effectivement, Weber relève des traces de traditionalisme dans le protestantisme de Luther, et notamment le fait que Dieu a assigné à chacun une place, et qu'il est ainsi hors de question de changer de place. C'est donc un élément pour préserver la tradition, et du côté du capitalisme moderne, cela signifie que la performance, le profit, l'expansion s'en trouvent réduits.

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« pensons ici aux bonnes œuvres, à l'aumône, mais également aux moyens « magiques » tels que la prière).

Or, est soulevée la question angoissante pour chaqueprotestant de « savoir » s'il est ou non un élu.

Pour Calvin, cette question n'a pas lieu d'être car chacun doit se considérer comme un élu ; il se considère lui-mêmecomme un vase d'élection.

Dans la pratique, les pasteurs se sont accommodés à cette difficulté, car il n'était pas aisé de garder indéfiniment cette confiance en soi, enle fait d'être un élu, en définissant deux types de « conseils pastoraux », de préceptes, qui sont essentiels pour comprendre cet esprit du capitalisme.

Je cite : d'une part,se considérer comme un élu constituait un devoir ; tout espèce de doute à ce sujet devait être repoussé en tant que tentation du démon, car une insuffisante confianceen soi découlait d'une foi insuffisante, c'est-à-dire d'une insuffisante efficacité de la grâce.

(…)D'autre part, afin d'arriver à cette confiance en soi, le travail sans relâche dans un métier est expressément recommandé comme le moyen le meilleur.

P.127-128. Ici, Weber ajoute que la place assignée par Dieu n'est plus aussi essentielle que dans le luthérianisme, car si une autre voie s'ouvre, permettant de réussir plus, degagner plus, il faut s'y engager, ce qui correspond mieux aux principes du capitalisme. En cela, la perception du travail chez les calvinistes constitue un des éléments de cet esprit du capitalisme, favorisant le travail, et même l'acharnement dans le travailpour la réussite, comme réponse rassurante à l'angoissante question de la destinée et de l'élection. Conclusion En conclusion, nous pouvons dire que le modèle économique du capitalisme moderne a pu émerger, puis se répandre, grâce à un esprit particulier, l'esprit ducapitalisme, qui est en relation avec des principes religieux correspondant au protestantisme et illustré au travers des écrits de Benjamin Franklin, de la notion deBerouf développée par Luther et également par les préceptes des prêtres calvinistes..Cet ouvrage de Max Weber, ouvrage fondamental en sociologie, a toutefois soulevé de nombreuses critiques, dont Weber s'est défendu en reprécisant sa thèse, àsavoir que le protestantisme, et plus précisément le calvinisme, est une condition favorisant l'émergence et l'essor du capitalisme moderne, mais pas qu'il en est lacause ou l'origine. Quelques définitions : Affinités électives : c'est-à-dire le processus par lequel deux formes culturelles entrent dans un rapport d'attraction et d'influence mutuelle, à partir de certainesanalogies significatives. Vase d'élection : celui qui est choisi par Dieu. Ascétisme : de « ascèse », discipline de vie ; ensemble d'exercices physiques et moraux pratiqués en vue d'un perfectionnement spirituel.. »

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