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ÉOLE - ÉNYO - ENVIE - ÉNIPÉE

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ÉNIPÉE. Rivière de Thessalie, qui prend sa source au mont Othrys, Énipée était la demeure d’un dieu dont Poséidon revêtit la forme pour s’unir à Tyro et la rendre mère de Pélias et de Nélée.

ENVIE. Cette divinité allégorique, qui porte le nom de Phfhonos chez les Grecs et d’Invidia chez les Romains, ne possède aucune légende. Elle personnifie avant tout la fascination du « mauvais œil » qui regarde avec envie ceux ou celles dont il ne peut s’assurer la disposition. Génie malfaisant, au cœur sans cesse dévoré par des serpents, l’Envie est d’une effroyable maigreur : tous les désirs inassouvis la rongent.

ÉNYO. Identifiée avec Bellone, déesse romaine de la Guerre, Ényo, messagère d’Arès, aime le carnage et le sang. Elle se plaît au milieu des champs de bataille à écouter les cris de guerre, les hurlements de douleur et les râles des mourants.

ÉOLE. On connaît sous ce nom divers dieux et héros. L’un, fils d’Hellen et de la nymphe Orséis, est considéré comme le père des Éoliens qui forment une des branches de la nation grecque. Ses enfants furent, dit-on, nombreux. Pourtant, la légende la plus ancienne ne mentionne que quatre de ses fils, Sisyphe, Athamas, Créthée et Salmonée. Un autre Éole est le petit-fils d’HeHen. Mais le plus fameux parmi les Éole n’est autre que le dieu des Vents, fils de Poséidon. Il règne sur ses tumultueux sujets, enfermés dans une caverne des îles éoliennes ou retenus prisonniers dans des outres. Il ne leur donne leur essor que sur l’ordre de Zeus. S’il lui arrive de désobéir au maître suprême et de libérer les vents, sans y avoir été convié, il déchaîne les désastres, les tempêtes et les naufrages. Par ailleurs, il figure dans le cycle homérique. Il reçut avec bienveillance Ulysse et lui remit les outres dont il a la garde. Une seule d’entre elles contenait le vent qui devait pousser sans ambages le héros vers sa patrie. Mais en pleine mer, les compagnons d’Ulysse ouvrirent tous les récipients, pensant qu’ils contenaient du vin. Par ce geste malheureux, ils provoquèrent une monstrueuse tempête, qui jeta le navire d’Ulysse sur les côtes proches. L’estimant maudit par les dieux, Éole abandonna le héros à son sort.

ÉOS. Cette personnification divine de l’Aurore dans la mythologie grecque appartient à la toute première génération des dieux : elle est la fille de Théia et d’Hypérion et la sœur d’Hélios et de Séléné. A la fin de chaque nuit, Éos apparaît à l’horizon sur un char de lumière traîné par des chevaux d’or, pour annoncer le retour du soleil.

Aérienne, Éos, personnification divine de l'Aurore, est portée dans les airs par ses ailes légères et par les plis de sa tunique qui se gonflent dans le vent. Avec deux hydries, elle répand la rosée sur la Terre. Lécythe grec. (Louvre.) [Phot. Giraudon.]

Ses époux et ses amants sont innombrables, et elle a mis au monde de nombreux enfants. Épouse d’Astræos, elle lui préfère Orion, puis Céphale, enfin le fils de Laomédon, Tithonos, à qui elle donne Memnon, roi d’Égypte. Il reste que les amours d’Éos pour les jeunes dieux ou les mortels sont autant d’allégories : telle son union avec Astræos, le vent du crépuscule, d’où naquirent l’étoile du matin, les vents et les astres.


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