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GORDIAS GORGONES GRÉES GYGÈS

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GORDIAS. Un oracle avait prédit aux Phrygiens, accablés par les luttes intestines et la vacance du pouvoir royal, qu’ils devraient proclamer roi celui qui leur apparaîtrait sur un char attelé de bœufs. C’est ainsi que Gordias se présenta à leurs yeux : ils le proclamèrent aussitôt souverain de Phrygie. Le roi Gordias, en témoignage de reconnaissance, fonda la ville de Gor-dion, consacra son char à Zeus, et fit autour de son timon un nœud si compliqué qu’on prédit l’empire souverain sur l’Univers à celui qui, un jour, pourrait le défaire. Au IVe siècle av. J.-C., Alexandre le Grand passant par Gordion tira son épée et trancha le « nœud gordien ».

GORGONES. Elles étaient trois sœurs : Sthéno, Euryale et Méduse, filles de Phorcys, que Pontos engendra, et de Céto, qui eut l’Océan pour père. Divinités primordiales, elles résidaient non loin du royaume des Ombres, dans des lieux inconnus. Elles offrent aux regards un aspect terrifiant. Elles ont une tête énorme, hérissée d’une chevelure vipérine, des dents aussi longues que des boutoirs de sanglier, des ailes d’or qui leur permettent de cingler à travers les airs. Leurs yeux démesurés changent en pierre quiconque les fixe. Seule Méduse, la plus célèbre des Gorgones, est mortelle. Elle périt de la main de Persée.

GRÉES. Leur nom signifie les « vieilles femmes » (en gr. graiai). Au nombre de trois, Péphrédo, Ényo et Dino, elles étaient nées de l’union de Phorcys et de Céto, parents de nombreux autresmonstres. Décrépites, elles portaient des cheveux blancs et ne possédaient à elles trois qu’un œil et une dent, qu’elles se prêtaient tour à tour. Sœurs des Gorgones et chargées de garder le chemin qui conduisait à leur demeure, les Grées sont mêlées de près à la légende de Persée et de Méduse. Le héros leur déroba leur œil et leur dent, et, profitant de leur sommeil, il passa sans dommage. Suivant une autre version, Persée n’accepta de leur rendre la vue que si elles lui indiquaient I 'endroit où les nymphes cachaient des sandales ailées et le casque d’Hadès, qui rendait invisible. Muni de ces objets, il put trancher la tête de Méduse. griffons. Oiseaux fabuleux à la tête d’aigle et au corps de lion ailé, les griffons gardaient les trésors d’Apollon dans le pays légendaire des Hyperboréens, en Scythie. Ils se battaient fréquemment avec les représentants d’une peuplade mythique, les Arimaspes, qui ne possédaient, chacun, qu’un seul œil (sans doute parce qu’ils fermaient l’autre pour tirer à l’arc), et qui cherchaient sans cesse à s’emparer des trésors surveillés par les monstres. Cette légende pourrait tirer son origine des mines d’or qu’on trouvait en Russie et spécialement dans l’Oural.

GYGÈS. Ce personnage historique, roi de Lydie, vers la fin du VIIIe siècle avant notre ère, est le sujet d’un certain nombre de fables. Gygès n’était qu’un modeste berger de Lydie, lorsqu’il découvrit un jour, dans les flancs d’un cheval d’airain, un anneau d’or qui possédait le pouvoir de rendre son porteur invisible. Ambitieux, Gygès le passa à son doigt et se rendit chez le roi Candaule, qu’il assassina en toute impunité. Il prit sa succession et épousa Ia reine. Le roi confia ses richesses au Trésor des Athéniens, à Delphes. L’un des Hécatonchires porte aussi le nom de Gygès.

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