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libre-échange.

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libre-échange. n.m., doctrine économique qui préconise la liberté du commerce entre les nations, l'abolition de tout obstacle tarifaire (douanes) et non tarifaire (contingentements, etc.), et dont le fondement est la spécialisation (ou division) internationale du travail. En réaction contre l'intervention de l'État dans le commerce extérieur (le mercantilisme du XVIe au XVIII e siècle), le libre-échange a été formulé au XVIIIe siècle par les physiocrates et par Adam Smith, et approfondi au XIX e siècle par David Ricardo et John Stuart Mill. Son principe est simple : tout pays a intérêt à se spécialiser dans la production des biens pour lesquels il est le plus favorisé ou, à la limite, le moins défavorisé, les différences des aptitudes à produire et des ressources productives justifiant la spécialisation internationale et la liberté des échanges, gages de la nécessaire progression du commerce international. L'ère libre-échangiste s'est ouverte en 1846, lorsque l'Angleterre abolit les corn laws (lois sur les blés) qui protégeaient le prix du blé sur le marché anglais grâce à des tarifs douaniers. Elle a culminé en 1860 avec le traité franco-anglais de libre-échange, suivi entre 1860 et 1870 d'une vingtaine d'accords de même type signés en Europe. Les mesures adoptées n'ont pas abouti au libre-échange intégral, mais à des abaissements des tarifs douaniers et à un abandon progressif des contingentements aux importations. À partir de 1876, sous l'influence de la baisse des prix agricoles européens, consécutive à la concurrence des « pays neufs », et des initiatives protectionnistes de l'Allemagne, l'Europe est revenue à une politique protectionniste qui s'est renforcée après la Première Guerre mondiale. Depuis la signature à Genève, en 1947, de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), des réunions périodiques regroupant les pays signataires ont tenté d'institutionnaliser le principe du libre-échange.

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