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pédagogie, n.

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pédagogie, n.f. (du grec pais, paidos, « enfant », et agein, « conduire »), science de l'éducation. Dans l'Antiquité, le pédagogue fut d'abord l'esclave chargé de conduire les enfants à l'école, puis, à Rome, une sorte de précepteur privé. Les problèmes de l'éducation ont toujours intéressé les philosophes et les hommes d'État. L'histoire des institutions pédagogiques se confond à peu près avec l'histoire politique de chaque pays. C'est ainsi que, dans l'Antiquité, l'éducation à Sparte était tout entière orientée vers la formation de citoyens guerriers (l'accent étant mis sur l'éducation physique et la formation du caractère), tandis qu'à Athènes on se souciait davantage de former un homme complet (une grande place était faite à la musique et aux arts). De même, le système pédagogique élaboré en France, sous la IIIe République, reflétait les préoccupations politiques et sociales des républicains, et celui de l'URSS était lié au marxisme. Évolution de la pédagogie. La tradition occidentale fait remonter l'origine de la pédagogie au dialogue socratique et à sa maïeutique, art d'accoucher les esprits. La leçon de géométrie à l'esclave décrite par Platon dans le Ménon en est l'exemple fameux. Dès l'Antiquité grecque apparut l'opposition entre les disciplines des lettres et des sciences, reprise au Moyen Âge dans le trivium (grammaire, dialectique, rhétorique) et le quadrivium (arithmétique, géométrie, astronomie, musique). La scolastique médiévale fut bousculée au XVIe siècle par l'humanisme de la Renaissance : Rabelais prônait un savoir encyclopédique libérant toutes les facultés humaines ; Érasme élabora un idéal de lettré cultivé ; Montaigne souhaitait une pédagogie adaptée à l'enfant, visant à former le jugement, qui libère des préjugés et des passions. Au début du XVIIe siècle, le Tchèque Comenius proposa tout un système visant à enseigner à tous l'ensemble des savoirs. En France, à partir du XVIIe siècle, les jésuites dominèrent l'enseignement secondaire. Leur pédagogie a laissé de nombreuses traces : esprit d'émulation, compositions, récompenses honorifiques et sanctions disciplinaires. Le XVIIIe siècle constitua un tournant majeur. Jean-Jacques Rousseau, dans l'Émile (1762), aborda la plupart des thèmes de la pédagogie moderne : l'enfant n'est pas un adulte en miniature, il faut s'adapter à son développement, le pédagogue doit créer des situations où le savoir répond à une nécessité. Le XIXe siècle, en France, fixa les institutions scolaires, mais n'innova guère : la pédagogie resta très inspirée du modèle jésuite. Il fallut attendre le début du XXe siècle pour que s'amorçât un renouveau avec les mouvements d'éducation nouvelle : Maria Montessori inventa un matériel didactique pour une pédagogie du jeu et de l'activité libre chez les petits ; Ovide Decroly préconisa la méthode globale et la pédagogie des « centres d'intérêts » ; Célestin Freinet fit appel à l'autonomie et à l'activité de l'enfant. Certaines de ses techniques se sont répandues sans que leur esprit en soit toujours sauvegardé (texte libre, fichiers autocorrectifs, imprimerie et correspondance scolaire). Dans les années soixante apparurent des pédagogies inspirées par la psychanalyse, libertaire comme celle d'Alexander Sutherland Neill dans son école de Summerhill, autogestionnaire comme la « pédagogie institutionnelle » de Fernand Oury, ou inspirée par la non-directivité (voir cet article). Elles sont restées marginales. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Ferrière Adolphe La pédagogie aujourd'hui. La pédagogie reste confrontée au problème de l'échec scolaire, rendu plus préoccupant avec le passage de l'ensemble de chaque classe d'âge dans le premier cycle du secondaire. Des réponses en terme d'individualisation de l'enseignement sont tentées : pédagogie différenciée, pédagogie par objectifs, groupes de niveau par matière, techniques audiovisuelles, enseignement programmé. Plus récemment a été introduite la notion d'un rythme d'acquisition qui serait propre à chaque enfant, notion qui fonde une réorganisation de l'enseignement maternel et élémentaire en trois cycles : apprentissages premiers, apprentissages fondamentaux, approfondissement. Ces cycles pourraient être effectués en deux, trois ou quatre ans selon les élèves. Cette notion de rythme, sur le plan scolaire, est empirique et les acquis de la psychologie de l'enfant, notamment la psychologie génétique de Jean Piaget, pourtant régulièrement invoquée depuis plus de trente ans, n'ont toujours que peu d'incidences en pédagogie. On rejette aujourd'hui le fatalisme pédagogique engendré par les idéologies antagonistes du don et du handicap socioculturel ; il y a un risque de le voir entretenu par une dichotomie « lents/rapides ». Sur le terrain, les pratiques pédagogiques restent également très empiriques. Le principe non écrit de l'autonomie pédagogique de chaque enseignant dans sa classe entraîne une grande variété de comportements et la relation pédagogique est vécue par la plupart des enseignants comme quelque chose d'indéfinissable, relevant d'un art ou d'un charisme personnel. Le renouvellement de la pédagogie semble passer aujourd'hui par un travail sur les didactiques des matières d'enseignement : observation et analyse des situations d'apprentissage ; élaboration de modèles de l'activité mentale en jeu dans les différents apprentissages ; effets des interactions sociales dans la construction du savoir ; effet des représentations que se font les enfants des tâches et situations scolaires. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Adler Alfred apprentissage classes de découvertes Comenius (Jan Ámos Komenský, dit) Decroly Ovide Dewey John didactique EAO (enseignement assisté par ordinateur) échanges culturels et linguistiques enfantine (littérature) enseignement formation professionnelle continue Freinet Célestin Héritiers (les) jeu langues (enseignement des) maïeutique Makarenko Anton Semenovitch maternelle Montessori Maria musée - Le musée aujourd'hui Neill Alexander Sutherland non-directivité Pestalozzi Johann Heinrich Piaget Jean professeur Rousseau Jean-Jacques solfège université Wallon Henri Wallon Henri

« empirique et les acquis de la psychologie de l'enfant, notamment la psychologie génétique de Jean Piaget, pourtant régulièrement invoquée depuis plus de trente ans, n'ont toujours que peu d'incidences en pédagogie. On rejette aujourd'hui le fatalisme pédagogique engendré par les idéologies antagonistes du don et du handicap socioculturel ; il y a un risque de le voir entretenu par une dichotomie « lents/rapides ». Sur le terrain, les pratiques pédagogiques restent également très empiriques. Le principe non écrit de l'autonomie pédagogique de chaque enseignant dans sa classe entraîne une grande variété de comportements et la relation pédagogique est vécue par la plupart des enseignants comme quelque chose d'indéfinissable, relevant d'un art ou d'un charisme personnel. Le renouvellement de la pédagogie semble passer aujourd'hui par un travail sur les didactiques des matières d'enseignement : observation et analyse des situations d'apprentissage ; élaboration de modèles de l'activité mentale en jeu dans les différents apprentissages ; effets des interactions sociales dans la construction du savoir ; effet des représentations que se font les enfants des tâches et situations scolaires. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Adler Alfred apprentissage classes de découvertes Comenius (Jan Ámos Komenský, dit) Decroly Ovide Dewey John didactique EAO (enseignement assisté par ordinateur) échanges culturels et linguistiques enfantine (littérature) enseignement formation professionnelle continue Freinet Célestin Héritiers (les) jeu langues (enseignement des) maïeutique Makarenko Anton Semenovitch maternelle Montessori Maria musée - Le musée aujourd'hui Neill Alexander Sutherland non-directivité Pestalozzi Johann Heinrich Piaget Jean professeur Rousseau Jean-Jacques solfège université Wallon Henri Wallon Henri »

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